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CHAPITRE III. r;f:GL1SE IllTF; TRÈS-ANClENNE, SES DOCTRŒES            ET SON JUGEMENT· DERNIER.                       SOMM...
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  1. 1. ,11 NOUnUE JERU~nEM DAPRÈS Les Enseianements dEmmanuel SWÉDENBORG ----::=-:..:;~---SES PROGRtS DANS LE MONDE SES PRINCIPES DE DROIT DIVIN ETLEURS APPLICATIONS SOCIALES PAR C. HUMANN Avocat au Bar1eatt de Paris, ~~ « Vene:t et débattons nos droits, dit Jéhovah.» Esaïe, l, 18, PARIS AU DÉPÔT DES LIVRES DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM tl, lne Thouin (Panthéon) 1889
  2. 2. AVANT-PROPOS Ce travail est destiné à tous ceux qui nont ni le temps, ni loccasion de lire les nom­ breux ouvrages de Swédenborg. Nous en avons condensé la substance de manière à présenter lensemble des doctrines de la Nouvelle Jérusalem en un très petit volume. Nous espérons que sa lecture donnera à quel­ ques-uns le désir de recourir aux écrits origi­ naux de lauteur; nous avons donc indiqué avec soin les passages des éditions princep&J et de leurs traductions en français, que nous avons cru devoir citer textuellement, afin que chacun puisse en contrôler lexactitude. Nous avons continué cette étude par une petite histoire abrégée des progrès de la" Nouvelle Jérusalem dans le monde et qui forme la seconde partie de notre livre. La troisième partie a pour objet lexamen de quelques applications sociales des princi­ pes de ce nouveau droit divin au monde moderne, et qui semblent devoir être les conséquences de leur adoption. 1
  3. 3. AVANT-PROPOS Enfin une quatrième partie complète lou­vrage, en donnant une idée de la transforma­tion que ces doctrines produiraient dans lamanière denvisager les faits scientifiques,littéraires et artistiques. A la fin se trouve une liste bibliographiquedes principaux ouvrages scien~ifiques etthéologiques dE. Swédenborg} présentésdans leur ordre chronologique. La table des matières ne fait que repro­duire lordre des quatorze chapitres de lou­vrage avec leurs sommaires; les sujets ensont indiqués par une suite de numéros quifaciliteront létude: de,.,lensemble de ce tra·vail. _. ~- ... lW
  4. 4. INTRODUCTION La Nouvelle Jérusalem, qui a été prédite par Daniel et amplement décrite dans lApocalypse, la été suivant le langage des symboles et des mythes, qui est trop peu intelligible pour concor­ der avec lesprit moderne actuel; mais elle se trouve expliquée par Emmanuel Swédenborg, sous une forme rationnelle, qui tend à affranchir lidée quon peut se faire de la sainte cité de Dieu, du caractère mystique sous lequel la voient tons ceux qui sont trop exclusivement impressionnés par le sens littéral des descriptions bibliques. Lensemble de sa théologie se trouve dégagé, dans ses nombreux ouvrages religieux, de~ diffé­ rents texte~ bibliques, de manière à présenter une religion aisément applicable à tous les actes de la vie privée et de la vie sociale; cette religion estparfaitement adaptée aux progrès de nos idéesmodernes, qui sont trop souvent enrayées par destendances autoritaires et mystiques, lorsquellesne le sont point, par les tendances opposées duscepticisme. Les doctrines chrétiennes, présentées dans ca tesprit nouveau, ne peuvent manquer, tôt ou tard,davoir une influence très-grande non-seulementsur lEglise de lavenir, mais aussi sur les mœurs;elles auront aussi pour résultat dactiver, lasolution de la question sociale, dans le sens deléquité et de la justice.
  5. 5. II DlTRODUCTION Les principes de droit et de justice, proclamésen i 789 par la révolution française, re!lterontlettre morte, dans leurs applications sociales,aURsi longtemps que le niveau de la moralitépublique ne sera pas plus élevé. Or, ce nÎleau nedeviendra plus élevé que lorsquon reconnaîtraque la morale et la justice, bien loin dêtre indé­pendantes du sentiment religieux, en découlentnécessairement ; lorsque ce sentiment, dégagéde ses obscurités actuelles, cessera dêtre à létatvague, et revêtira une précision quil ne peut ac­quérir quà la condition de se présenter sous laforme dun ensemble rationnel de vérités pratiques.Celles-ci ne doivent donc laisser apercevoir au­cune contradiction dans leurs principes essentiels,mais doivent donner satisfaction à toutes lesaspirations du cœur et à toutes les exigences delesprit philosophique. Il est, par conséquent,très-important aussi, de dégager le sentimentreligieux de ses liens purement extérieurs avecdes églises particulières; il faut le séculariseret laccentuer dans ses formes utilitaires etsociales, car la religion et la justice sont sœurs, et elles ne soat fécondes, qUà la condition dêtre placées en dehors des partis politiques et danslindépendance la plus absolue. La révolution de 1789 reconnut en principe que la justice est dorigine sociale mais non pri­ vée; la justic~ vient de plus haut encore: elle est dorigine divine. Si tous les hommes sont égaux devant la loi humaine, cest parce quils sont égaux devant la loi divine. Le principe dominant est que nous sommes tous les enfants dun Père
  6. 6. UI INTRODUCTIONcommun, qui doit être accepté comme Dieu uni­que : voilà pourquoi nous sommes tous frères etvoiià pourquoi aussi la morale découle de la reli­gion; de plus elle se fonde sur la fraterBité :cest le même lien qui nous unit tous au Dieuunique. Mais pour pratiquer la fraternité et la justice,il faut une morale sociale qui dé<;oule dunereligion compréhensible à tous, et qui enseigne àtous la fraternité et ses règles; or, celles-ci nesont autres que les préceptes de la justicesociale. La France a fait un grand pas devant lhuma­nité en proclamant les principes de f 789 dontelle célèbre cette année le centenaire. Elle enferait un de plus, en popularisant les doctrinesreligieuses quelles quelles soient, doù ces prin­cipes découlent rationnellement, mais qui sontincompatibles avec lesprit sectaire qui seul en­tretient les rivalités, aussi bien entre les hommesquentre les différentes communions chrétiennes. Cest le sentiment religieux de léquité ou delégalité fraternelle qui impose le besoin de dé­velopper la production des richesses sociales, demanière que tous aient drait à lexistence et trou­vent dans la satisfaction de ce droit des débou-:­chés pour un travail suffisamment rémunérateur,assuré à tous. Mais pour que la justice sétablisseparmi les hommes et les protège dans laccom-:­plissement de cette grande tàche, il est nécessaireque le sentiment religieux oppose des bornes au~passions et à légoïsme des intérêts individuels. Parexemple,cest le sentiment religieux de la fraternité
  7. 7. IV lNTRODUCT.ION etde:la justice qui soppose à ce que le bon marché des produits de consommation continue à sobtenir aux dépens de la vie des ouvriers ou par la ruine des patron8, au lieu de 3obtenir par le perfec­ tionnement de loutillage et de la main-dœuvre. Il est donc nécessaire de se mettre avec ardeur à inculquer à tous les véritables lois du sentimentreligieux de fraternité et dhumanité, pour réta­blir les bons rapports entre gouvernants et gou­ vernés, riches et pauvres, patrons et ouvriers, etc. Or, pour cela, il faut une morale qui fasse appel par sa seule évidence à lajustice et à la conscience de tous; une morale qui se dégage delle-même par le seul bon sens dun sentiment religieux éclairé, mais non plus aveugle et mys­ tique. Cest dans les enseignements de la nouvelle dispensation quon retrouvera cette religion laïque et anti-sectaire, qui doit réveiller les consciences les plus engourdies, et leur montrer combien sont aveugles ceux qui prétendent que toutes les religions indistinctement sont filles de la superstition et de lignorance. En réalité, la superstition et lignorance ont été les seules causes de leur décaden<:e. Cel~e-ci sest accentuée de plus en plus, cl mesure que les hommes ont abandonné et méconnu les prin­ cipes originaires au nom desquels ces religions avaient eu droit de cité parmi les hommes. Emmanuel Swédenborg admet avec tout le monde moderne quune religion na sa raison dêtre quautant quelle reste fondée sur lamour de Dieu et du prochain. Lhomme, selon lui,
  8. 8. INTRODUCTION vnest le prochain que suivant la qualité dubien qui, chez lui, procède du Seigneur; et,comme le bien est le prochain, lamour est leprochain, car tout bien appartient à lamour. Or,le prochain est non-seulement lhomme dans lesingulier, mais cest aussi lhomme dans le plu­riel; en effet, cest une société petite et grande,cest la famille, cest la Patrie, cest lEglise, cestle Royaume du Seigneur : voilà le prochainauquel on doit faire du bien daprès lamour (i). Swédenborg explique la raison dêtre des hi8­toires les plus incompréhensibles de lAncien etdu Nouveau Testament; il leur donne un sensparfaitement clair et sadaptant à la (:onceptiondun Dieu juste et miséricordieux. Il nous pré­sente lenseignement des sociétés humaines parDieu, comme celui dun Père qui instruit ses en­fants dune manière dans lenfance et duneautre manière quaRd ils sont arrivés à la matu­rité. Swédenborg nous montre que nous sommestous solidaires dans le présent au point de vuedes progrès religieux, politiques et sociaux, et ilnous fait voir, daccord avec la science moderne,que lhistoire passée des sociétés humaines, tientcomme par un enchaînement des plus logiques,à leur histoire à venir; celle-ci sera leurcouronnement et la coaclusion naturelle des hautes destinées auxquelles lhumanit6 future estappelée. Voir les numéros 88 à 91 de (l La Nouvelle Jérusalem etde sadoctrine céleste.» - Traduit du latin par M. Le Boys des Guays.3 édition. Paris 1884. Librairie Swédenborgienne.
  9. 9. PREMltRE PARTIEti N~UVEttE JÉRU~itEM Dapres les Enseignements dE. SWÉDENBORG ~"--- CHAPITRE 1er CARACTÈRBS DE LA VOCATION DE SWEDENBORG SOMMAIRE1. Sa phil()sephie et sa science. - 2. Sa doctrine de la 8érie. - 3.Se8 découvertes Rcientifiques.- 4. Sa do.... trine de la forme. - 5. Le spirituel nest pas un natu­ rel plus pur. - 6. Il Y a des vérités qui ne peuYelt être connues que par la Révélation. - 7. La nouvelle ère chrétienne annoncée par Swédenborg. - 8. Carac­ tère rationnel et non olul!! mystique de ce nouveau règne du Christ. - 9. Le~ enseignements de la nou­ velle Jéruilaldm étaient déjà révélés dans les saintes écritures par certains passages du sens littéral, épals ça et là, ou non encore réunis en corps de doctrines. - 10. Les sciences naturelles servent aussi de moyen dintroduction dans la connaissance des choses spi­ ritu~lles. -11. Le spiritisme conduit lhomme non régénéré à laliénation mentale. - 12. Les communi­ cations de Swédendol:g ave:: le monde spirituel nont dautre but que de compléter lexplication des textes bibliques. i. - Emmanuel Swédenborg vécut de 1688 à1771 et il ne commenca à écrire sur la théologiequaprès lâge de cinquante ans. La premièrepartie de sa vie a été consacrée à la publicationdouvrages scientifiques qui avaient suffi à lerendre célèbre non pas seulement en Suède, sapatrie, mais dans lEurope entière. Dans ses
  10. 10. 2 CARACTÈRES DE LA VOC.lTION DE SWÉDENBORGécrits scientifiques, il se propose darriver à laconnaissance des vérité:3 spirituelles, en allantdes choses visibles aux choses invisibles; il con­sidère les vérités scientifiques comme des signesreprésentatifs des vérités spirituelles et commeun moyen dintroduction vers celles-ci. Sesécrits scientifiques SOë,t comme une préparation etmême comme une introduction à ses œuvres théo­logiques; ainsi, dans l/Economia re,r;ni ammalispublié à Londres en 1740-41, et dans le Regnum.animale publié à La Haye en 1744-45, il se pro­pose de rechercher lâme, et détablir quelle estde forme humaine, la nature matérielle subis­santlattractioll de la vie spirituelle et se mou­lant pour ainsi dire sur celle-ci pour créer lec?rps physique et lui donner un semblant deVIe. Mais les théories philosophiques sont peu goü­tées des savants modernes, dont la grande pré­occupation est laccumulation des faits. Néan­moins Swédenborg, en véritable philosophe, nenpersiste pas moins à chercher le fil conducl e urqui doit guider, dans ce dédale de faits scien­tificlues, le sage désireux de dominer sa scienceet qui ne veut pas rester écrasé sous son fardeau.Il pensait que si les cieux racontent la gloire deDieu} (i) et peuvent nous révéler des faits scien­tifiques destinés à nous servir dmtroduction àdes vérités supérieures, cest à la condition dedémêler les doctrines qui sen dégagent et dontils sont lexpression la plus merveilleuse quonpuisse imaginer. Il voit donc dans toutes Jescréations de la nature un ordre admirable dont ilsagit de faire ressortir les lois. Ceci lamène à formuler la doctrine de la sériequi est le point de vue analytique et essentielle­ (1) Psaume XIX. 1.
  11. 11. CA.RACTÈRES DE LA VOCATION DE SWÉDENBORG .3ment scientifique de la nature, puis la doc­trine des formes qui est son point de vuesynthétique et esthétique, et enfin la doctrinedes degrés qui est son point de vue moral etphilosophique. 2. - La doctrine de la série lui fait reconnaî­tre que les parties qui composent toutes les subs­tances jusquaux pluspetites sont e~actement sem­blables à ces substances elles-mêmes. Le modedaction des substances ou des composés nest quele résultat grossi et comme lombre du mode dac­tion des parties qui les composent. Ainsi, la vési­cule pulmonaire est lunité du poumon; cette par­tie plus petite est en fait, un petit poumon; demême le foie est composé de petits foies. Nos organes obéissent comme les astres a.xlois organiques des nombres; les formes les pluspetites ou les premières son t des modèles desformes les plus grandes, car elles comprennenten elles-mêmes toutes les choses qui suivent enordre jusquau dernier effet. Chaque substance du règne animal, végétalou minéral, peut être divisée en ses moindresparties, sans perdre aucune de ses qualités ouattributs. Au contraire, plus grande est la réduc­tion dune substance en ses moindres partiesconstituantes, plus ses effets sont distincts, plusgrand est SOD pouvoir. Cette théorie des infiniment petits, fait pres­Mntir la doctrine dHahnemann qui a découvertque telles substances qui, dans la forme compo­sée, op.t une action à peine perceptible sur le corpshumain, produisent les effets les plus marquésaprès avoir été tritnrées, divisées et délayées. 3. ~ Elle conduit Swédenborg à créer des cu­bes, des tétraèdres, des pyramides et dautresformes cristallines par des assemblages diversdatomes de forme sphérique; cest pourquoiM. Dumas dans sa Philosophie chimique, le con­
  12. 12. " CARACTÈRES DB LA VOCUION DE SWÉDENBORGsidère comme le créateur de la cristallographieet il ajoute que les traités métallurgiques deSwédenborg sont des ouvrages classiques dignesdoccuper une place entre les traités dAgricolaet les meilleurs de ceux que lon ait faits de nosjours. LAcadémie des sciences a inséré dans sonhistoire des arts et métiers, la traduction de lapartie des ouvrages métallurgiques de Swéden­borg concernant le fer. Swédenborg publia en 1718 une Introductionà lalgèbre, et il enseigna le premier en Suède,le calcul différentiel et intégral. Il publia lan­née suivante un ouvrage sur le s~stème décimaldes poids et mesures, qui eut une seconde éditionea 1795; il expose dans ce livre les raisonsmêmes qui ont fait adopter plus tard ce systèmeen France et dans dautres pays. Il fit imprimer en 172t son Prodromus prin­cipiorum, un essai sur les principes des chosesnaturelles; cest dans cet ouvrage quil proposepour 13 chimie, une nomenclature qui a quelqueressemblance avec celle qui fut acceptée plustard en France et dans tous les pays. Avant Priestley et Lavoisier, Swédenborg éta­blit quune atmosphère pure et séche est un com­posé de deux parties con~tituantes qui sont com­binées dans .:les proportions inégales; que lélé­ment qui est en plus grande quantité éteint lacombustion, et que Lélément qui est en moinsgrande quantité, est une partie constituante deleau aussi bien que de lair. Avant Priestley et Lavoisier, il disait que leauest une substance composée de deux élémentsquil désigne clairement; enfin il reconnait quela terre nest pas un élément ni une substancesimple comme on lavait cru jusqualors. Avant Lagrange, Swédenborg expose claire­ment la doctrine du mouvement des étoiles, lelong de la voie lactée, leur mouvement diver­
  13. 13. CARA.CTÈRES DE LA VOCATION DE ~WÉDENRORG 5 geant vers le nord, et leur mouvement convergeant vers le sud, ce qui est une des plus grandes vé­ rités de lastronomie moderne. Avant Laplace, il avait aussi essayé de démon­ montrer que les mouvements des planètes étaient déterminés par laction du soleil les entrainant dans une atmosphère éthérée; et avant Buffon, il avait parlé de la génération des planètes par le soleil. Le marquis de Thomé affirmait en 1785, que Buffon sétait servi de lhypothèse de Swé­ denborg sans indiquer la source où il lavait pui­ sée. Le marquis de Thomé a encore établi que Swédenborg avait présenté une théorie complète de la formation du monde par laction de lélément magnétique, et il ajoute dans le Journal encyclo­ pédiqtte du 1er septembre 1785, (TO!. YI part. 2.) quil avait dès 1720 fourni une théorie complète1 du magnétisme terrestre. Avant Faraday, Swédenborg avait encore dé­ couvert quelques-unes des lois qui régissent le magnétisme terrestre; ainsi lidentité des courants magnétiques et des aurores boréales; de même il avait montré que la position de léquateur ma­ gnétique était différente de celle de léquateur géographique. Dans la première période de sa carrière scien­ tifique, Swédenborg sétait occupé de mathéma­ ques, de physique, de chimie et surtout de minéralogie ; il consacra ensuite dix ans de sa vie de 1736 à 1745 à létude du règne animal et il publia des ouvrages danatomie. Swédenborg présente alors des vues nouvelles sur bien des organes du corps humain: ainsi, il signale le premier, le mouv.ement propre du cer­ veau et il décrit le trou de Mouro, ou le passage entre les deux ventricules latéraux du cerveau. Du cerveau, nous dit-il, provient ce qui fait la vie intérieure du corps, et du poumon, ce qui fait la vie externe. Il découvre aussi le premier
  14. 14. 6 CARACTÈRES. fil!: LA VOCATION DE SWÉDENBORGlendosmose et lexosmose, ou la perméabilité desmembranes aux fluides. En ce qui concerne le sang et sa circula­tion, les mMecins sont daccord pour penserque depuis Harvey, rien de plus original navaitparu su~ cette fonction, surtoui pour ce quiregarde les rapports de la circulation de la lympheet du fluide nerveux. Il a devancé Dumas sur lavitalité propre des globules du sang, et surlanalyse de ses divers éléments. De plus, ilprétend que le fluide nerveux est comme lâmedu globule du sang rouge, et que ce globule tientdes qualités de lâme et du corps, et est aussibien esprit que matière. 4. - Cest ce dernier genrf1 détudes quilamène à préciser dune manière plus complèteque dans ses précéde~ts ouvrages, sa doctrinedes formes; celle-ci montre lévolution de la na­ture sélevant progressivement.i usquà des créa­tions qui se rapprochent de plus en plus de laforme humaine. En fait, dit-il, le corps humai.est la réalisation dune géométrie transcendanteet toutes ses opérations ne sont que lapplicationdes lois mathématiques supérieures. La nature est purement mécanique dans sesmouvements; il en résulte que tout plan danslequel elle apparait, en partant du minéral pourarriver jusqUfi lhomme, est caractérisé par unmouvement qui dessine gé0métriquement unefirme particulière. Tous les mouvements du règne minéral sontangulaires comme on le voit dans les cristallisa­tions ; cette forom! angulaire est terrestre et cor­porelle. La seconde forme et la suivante enmontant, est la forme cir~ulaire ou sphérique, diteangulaire perpétuelle, parce que la circonférencedu cercle est la génératrice et la mesure de:i;formes angulaires. La forme encore au-dessus,est la forme spirale, qui est la génératrice et la
  15. 15. CARACTÈRES DE LA VOCATION DE SWÉJl)ENBORG 7mesure des formes circulaires; ses rayons et sesdiamètres ne sont pas recta-linéaires et ils neconvergent pas à un centre fixe dans le cercle;mais ils sont circulaires dune manière variée,et ils ont pour centre une surface sphérique;cest pourquoi la spirale est appelée aussi unecirculaire perpétuelle. Cette forme nexistejamaissans des pôles, un axe, des foyers, un grandcercle, des cercles plus petiots et leurs diamètres.Il y a encore des formes plus élevées comme laspirale-perpétuelle, proprement la vorticale, et laperpétuelle-vorticale. A cette description toute géométrique des for­mes dans leurs gradations ascendantes, Swéden­borg ajoute que les âmes humaines sont crééeset adaptées à la réception et à linflux de la formespirituelle; il venait de dire que la forme vorticaleest la plus élevée de toutos les formes naturelles,et que son centre dans le firmament nest ni unpoint, ni un cercle, ni une spirale, mais une gyrevo1"ticale, quil considére comme le commence­ment non matériel, mais spirituel de toutes lesforces actives de la nature. 5. - Mais il y avait ici un écueil qui pouvaitlamener au matérialisme, en lui représentantlâme humaine comme formée dune nature maté­rielle plus pure; il se met à labri de ce dangerpar sa doctrine des degrés qui complète la doc-­trine de la série et la doctrine des formes. Gettedoctrine des degrés éclaire dun jour nouveau laphilosophie de lhistoire de lhumanité, et ellenous montre que les deux mondes, le naturel etle spirituel, bien loin dêtre continus, sont conti­gus et en même tem11s opposés. La doctrine de la série et la doctrine des de­grés, combinées avec la doctrine des correslion­dances et des représentatifs, montrent en effet,quil y a seulement des concordances ou de sim­ples analogies entre la création matérielle et la
  16. 16. 8 CA:RAfIlTÈRES DE LA. VOCATION DE SWÉDE~BORGcréation spirituelle, mais que les deux mondes80nt opposés, et par suite absolument distincts etséparés; ils sont comparables à deux plans pa­rallèles qui ne peuvent jamais se confondre, au­trement leur contiguité, leur parallélisme ou leurcorrespondance cesserait immédiatement. Les­prit, principe actif, peut il est vrai. pénétrer lamatière, élément passif et inerte, mais jamais lemonde de la nature matérielle ne peut pénétrerle monde spirituel. Dans le Re,gnum animale et aussi dans la Clefhi~roglyphzque, ouvrage posthume publié par sondiscipleHindmarsh à Londres en 1784, il pose labase de ce quil appelle 0: la science des corres­pondances, » ~cience quil développe plus am­plement dans ses ouvrages théologiques. Lexamen des doctrines chrétiennes de Swé­denborg nous amenera naturellement à lexplica­tion de la science des correspondances et nousdonnera loccasion de formuler la doctrine desdegrés qui repose uniquement sur les notions defins, de causes et deffets. 6. Dans ses écrits théologiques, qUl furent pu­bliés seulement à partir de lannée 1749, il adoptecomme principe dominant les vérités révéléespour en tirer toutes les déductions logiques, etainsi rendre accessibles à lentendement humaintoutes les doctrines de la foi en les présentantsous une forme rationnelle. Il y a nous dit-il.des vérités au-dessus de la raison humaine, etcomme telles, elles ne peuvent être connues deshommes que par une révélation divine; par exem·pIe, cest la Révélation qui nous enseigne lexis­tence de Dieu, celle du monde des esprits, ainsique le principe de lunité de Dieu, de sa toute­Puissance, de sa Toute-Présence et de sa Toute·Science. Ce sont bien là des vérités an-dessus dela raison humaine, et qui échappent à toute in­vestigation scientifique; mais elles ne sont nul­
  17. 17. CAHACTÈHES DE LA VOC>..TION DE gVJtflENI30IG 9[ement contraires à la laisoll, car 011 peut en dé-duire tout un enchaîuement. dn conséquences, etmême tout le CMpS du clroit divin, cest-~-dire,une leligion démontrée, Bien loin dêtre contraires à la raison, RUCf: per- dent Jeur caractère my:stiquc, ,l, me~ure que grâcea ux progrès de Jesprit humain, el 1er, peuyclllétro comprises rationnellemnnt, ct confirméesscienLifiquemeut. Il fiC faut pas en concluce quele ratioualisme soit destiné à être substitué auchristianisme, C:Jl ce nest pas ici la raifou seule(jli est le poiut de départ du raisonnement, maisla vérité révélé" ; or, il suffit que le christia-nisme soit pré~rllt.é sous llDO forme rationnellepour pouYC1ir saclaptcr au génie modellle. 7, .- SWédcnlJolg nous dit l!<ns ses OUVlagfsthéologiques, 0.t il dit aussi dans une lettre adres-sée à sou ami, Je Dr Bartleyque sa vic spirituellea été ouverte durant la vic de son corps naturel,à partir de lannée 1743, et quil a rcçu du Sei-gneur, la mission dexpliquel;a BiLle et les vraiesdoctrines chrétiennfs qui y sont renfermées; (;eslIoctriJles Ile pouvaient être mises ell lumièreavant que les temps du second Avé:1emeilt duPils de lbomme ne fussent arrivéR. Il est ainflÎ parlé de co s~~eond Avènemellt d::lnsle chapitre XXIV, verset ;30 de lévangile de Mu-thicll: « On verr:l. Ir. Fils de 111Ornme venant dansles nuées du Ciel avec puissance et gloim. » Ilfaut entendre par Jes nuét:s du Czel, la Parole dansle sens de la lettre, parce que la lettre c.ache sou-vent la vérité nue qui estninsi voilée pal la nuée;et par la puissance et la ,qloiJc dans lesquellesle Seigneur doit venir, il fin,t entendl0 le sensspirituel de la Parole. Le second Avéllemeut lIuCbrist qui doit coml1lencer lère de la seconlleéglise cbrétienne, dite Nouvelle Jérusalem, estclonc un Avén(ment non pas en personne, commeon le croit généralement, mais un Avénement 2
  18. 18. la CARACTÈRES DE LA. VOCATION DE SWÉDENBORGdans la Parole qui procède de Lui, et qui seracomprise dans son sens spirituel. Lorsque Swédenborg faisait la description dece quil a vu dans le monde spiritueC sous le ti­tre de « Mémorables, » il rédigeait en mêmetemps pour la Diète de n61, les mémoires lesplus estimés sur les finances de la Suède. Lou­verture de sa vup· spirituelle, navait donc nulle·ment Dui à f:es facultés naturelles, ni à :a hauteconsidératian don t il jou issai t dan s sou pays. (1) 8. On fl6lut ajouter quo S·wédcDborg no Illit ja­mais en avant ses communications avec lemondespirituel, ~ommc prouve de la vérité de se::; doc­ trines. Bien loin de là, il affirmait que toute con· version ou adhésion à des yérités non velles fon·dées uniquemen~, sur des faits surnatur€ls, qui frappent limagination, se dissipe hientôt; etil enseignait que pnrtout où la vérité nest pasaimée pOlir elle-même, et recherchée pOlir ullebOllne fi n, elle ne peu t être rép. llamen t reçue; aucu Il témoignage externe, ou caractère surnaturel ~;e peut produire la conviction dans un esprit chezlequel elle ne se roc()mmande pas par son ()vi­dence intérieure comme véridique et raisonnable,On ne doit ùonc pas cOflsidérer Swédcnborg comme un mystique; cest, uous<lit·il, süllen1t~nt a lCC la ide de la raison et ell prcnan t lEcritu 10 sainte pour règle de foi, que nOllS clevons rejeter ou accepter les doctrines sOIlI~.ises Ù not,o exa­ men. NOliS dirous donc quo SWt)(]8Ilbol,", doit nrus intéresser, uon pas parco quil a Vll cles esprit:", mais parce quiluous préseuto une explicaLion ra­ tionnelle de tout lens0.mblo des prilll:Ïpes du droit divin tels quils doi~:ellt <lLre acceptôs par Essai su, la hal/sse et la(1) Il avait déjà publié eu 1721, sonbaisse des cows publics de Stockholm; il Y fnit une critiquetrès vive du papier-monnaie; loUTage fut rèimprimè cn 1771,
  19. 19. elARACTÈRES DE LA VOCATION DE SWÉDENRORG 11le christianisme. De plus certains hommes ontpu enrichir le monde de certaines vérités, maisnous nen connaissons guère auxquels il ait été donné den embrasser lensemble. On ne peut pas considP.rer Swédenborg commeun réformateur, mais on doit le cODsiàérer, et onfinira par le recon naître, comme un porte -voixautorisé, cest-à· dire, comme le hérault de lanouvelle ère, ou de la nouvelle dispensation, dontil a publié les doctrines, et tracé les caractèresprincipaux. Il ne fut en réalité rien de plus, etil ne voulut être rien de plus, car il se contentadécrire ses explications de la Bible, laissant àceux qui les adopteraient dans lavel1il, toute li-berté pour organiser le culte de la nouvelle Eglisesous la forme qui leur paraltrait la mieux adap-tée à son esprit. 9. Swédenbolg nom, dit quaprès le second Avé-nement du Christ, on pourra écrire sur le fron-tispice du Temple: Nunc licet. pour annoncer aumonde, quil est permis maiutenant de pénétrerpar lentendement dans tous 1eR secrets de la Pa-role, et cela, parce que les doctrines chrétiennesforment une chaîne dé vérités, que le Seigneura eu soin cie révéler dans certains passages de lalettre même. En dautres tErmes, dans la ncuvelleEglise, lentendement ne doit plus être mis SOIISlobéissance de la foi, comme dans les églises dupassé; de plus, les parties doctrinales de la Pa-role doivent être puisées directement et pleine-ment dans son sens littéral, car dans ce sens, ditSwédenborg: « la Parole est comme un hommevêtu dont la face est nue et dont les mains sontnues; toutes les choses qui appartiennent à lafoi et à la vie de lhomme, ainsi que celles quiappartiennent à son salut y sont nues; mais tou-tes les autres sont vêtues; et daIJs plusieurs en-droits où elles sont vêtues, elles sont vues à tra-vers leur vNemènt, comme oa voit une femme à
  20. 20. 12 CARACTÈRES DE LA VOCATION DE SWÉUENBORGtravers une gaze légère placée devant sa face ~ (1) 10. Swédenborg écriv3it à son ami Œettinger,le11 novembre 1766, vingt et un ans après avoir reçule don de communication avec le monde spiri­tuel, quil avait été choisi afin de mettce au jourlenseignement des vérités spirituelles sous uneforme rationnelle. Il ajoute dans cette lettre, queles vérités spirituelles ont une correspondanceavec les vérités naturelles parce quelles se ter­ minent et se reposent en celles-ci. Il finit en di­sant que cest pour cette raison quil a été intro­duit par le Seignenr, dabord dans les sciencesnaturelles, et que de cette manière il avaitété préparé de 1710 à 1744, lorsque le Ciel luifut ouvert. Chacnn est introduit, dit-il, par le moyeu des choses naturelles dans les choses spirituelles, car lhomme naît naturel, par lédu­ cation il devient moral, et après la régénération, il devient spirituel. « Lhomme doit commencer, dit-il, (2) par :es scientiqques qui sont les vmis (vera) de lhomme naturel, et ensuite p:u les doctrinaux qui sont les vrais de lhomme spirituel dans son homme uature!, afin dêtre initié clans lintelligence et la sagesse, cest-il-dire, afin dentrer dans la vie spi­ rituelle daprès laquelle lhomme deï ient homme.» il. Dans plusieurs passages de ses écrits, Swé­ denborg dit que la vue spirituelle peut être ou­ verte sans préjudice, mais exceptionnellement chez certains hommes, lorsque Dieu le permet, et lorsquil a préparé pour cela lhomme, en le mettant à labri des dangers de cette communi­ cation avec les esprits infernaux qui ne cher­ chent qUà le tromper et à le rendre aussi méchant queux. (1) Vera ChIistiana Reli,gio; Amsteloclami 1771,. Voir latraduction de M. Le Boys des Guays, au n 229. (2) Arcana Cœlestia, Lonclini 17M;-.1758 V.la traductionde M. Le Boys Des Guays, au n 3i26.
  21. 21. CARACTÈRES nE LA VOCATION DE fWÉDENBORG 13 Bien loin cl encourager ce que, de nos jours,on appelle liJ spiritisme, il disait il son ami Rob-sahrn qui lui demandait si daulles que lui nepouvaient pas jouir du commerce avec les es-prits, ~ Prenez garde, cest un chemin qui mèneà lhopital des fous. » - Les se:nblables attirentleurs semblables; cest en vertu de cette loi quelhomme actuel, qui est plongé dans un amourexclusif du côté externe des choses, et qui nestpoint régénéré, ne peut entrer en communica-tion quavec des esprits qui sont également danslamour exclusif des cho.ses externes; tels sontles esprits infernaux: ils ne cherchent quà per-ciro les hommes en les induisant en erreur. 12. Il est important de rema.rquer queSwéden-borg- na pas eu, et quil ne professe pas davoirGU des visions proprement dites, telles que ~esprophètes les ont eues; mais il a eu des entre-tiens avec les esprits et la facul té de ~oir ce qui~e passe dans le monde spirituel. Ses conversa-tions a vec les esprits, tantôt bons, tantôt mauvais,et les témoignages quil nous apporte de ce quila vu dans le monde spirituel, nont dautre butque dexpliquer les tex les bibliques. Ce ne sontdonc pas des visions figurati vos et représentati-ves de vérités spirituelles telles guon été lesvisions de Jean dans lApocalypse et les visionsdes Prophètes. 01. des ,,:isions simplement explicatives des textes de lEcriture saintr>, des commentaires de ces textes, Ile constituent que de simples ensei-gnements de vérités spirituelles, qui sont restéesgénéralement ignorées jusquà présent, parcequelles prO/iennent dun monde différent de ce- lui dans lequel se passe notre vie terrestre. Swédenborg (1) enseigne que les Prophètes, à (i) De Cœlo et Infemo.-- Londini ; 1758. Voir la traduc-tion do M. Lo Boys Dos Guays, au no 251.
  22. 22. 14 CARACTÈRES DE LA VOCATION DE SWÉDENBORGla différence des A!lCiens, qui étaient inspirés parun influx divin, ont dû écrire exactement ce que lEsprit leur a dicté, lors même quils nen com­prenaiflnt pas le sens. Les écrits de Swédenborg, on le voit, ne sont pas jestinés comme ceux des prophètes ou desautres é~:-ivains inspirés de Dieu) à être ajoutés;} la Bible, pour eo former partie intéglante, maisils sont simplement destinés à servir dintroduc­tion à sou étude, en la commentant et en la met­tant à la portée de tous il1distinctement) mêmedaos ses points les plus oLsculs. Hs sont, en ou­tre, destinés à servit aux hOlllmes de témoigna­ges des événements qui sc sont passés et qui sepassent dans le monde spirituel; sans la con­naissanc8 de ces événemeuts, la Bible, resteraitencore uo livre purement mystique) et indéfini­ment felll1é à liutelligen(:e des hommes, surtoutence qui concerne lejugement deroier, dont on aune iclée si tausse et si obscure, lorsquon accepteà ce sujet, seulement le sens littéral.
  23. 23. CHAPITRE IILES QU:.rRE ÉGLiSES DU PASSÉ DANS LEURS IlAPPORTS AVEC LÉGLISf<: DE LAVENIR SOMMAIRE13. La légende des quatre ùgeR du monde dans ses rap­ ports avec la croyance il lunité de Dieu.- H. Néces~ité (lun cinquielne ilge ou dune cinquième éRlise, qui suc ­ cede aux qnatre premières églises, et qui l~st do~tinée à ramoner lhumanité à une conception précise de lunittl de Dieu. 13. Les caractères de la vocation de Swédenborgayant été tracés dans le précédent chapitre, nousavons à examiner les doctrines pal lesquelles leséglises du passé se rattachent à léglise de lave­nil, cl ile Nou v€ lle Jérusalem, et présentent celle-cicomme leur conclusion dernière. Toute lhistoire de lhumanité peut être résu­mée en quelques ligues, lorsquon sait la dégagerdu sens spiritud des texte3 de lEcriture saintequi décrivent la légende des âges, et notammentde ce que le prophète Daniel dit cie la statue queNébuchadnézar vit en songe. Il y a dans le passé quatre types dEglises,ou quatre règnes différents de Dieu parmi leshommes lEglise dAdam, dite Eglise Très-Ao­donne, lEgli~e de Noé, dite E~lise Ancienne,lEglise Israélite et lEglise Chrétienne. Cesquatre Eglises supposerlt un lien social différentpOlll ch:lclJnü delles, plutüt quune Eglise parti- ­culière, ot ainsi un génie distinct et bien caract{l­risé dans ces quatre âges successifs des sociétéshumaines; ceux-ci répondent à lâge dor, à lâge
  24. 24. 16 LES QUATHE ÉGLISES DU PASSÉdargent, à lâge dairoin et à lâge cie fer, aiusiqualifiés clans la mythologie et pur les poètos delantil1uitô, Mois allCl1lle do (·{S quatre H"~vélati()n~ ou docos qlwtre Avénements du Spignollr, na surtipOUl nwintonir inl~lcte parmi les hommes, la<.:r()Y<1nC~1 à lin Dieu 1l1liq1lO. Do là 03t vonue lafin, ou la consommation de chacune de ceséglise", ot par suite lhumanité a été auLant clolois mCIl;lC:éI3 du péril duue iDtorrliptiou .d") Loutecornmunicatioll entlo 10 ciel 0t la terre, cost-3.­dire ÙU p(llil dr) la (:ossaLiulI do toute conjollctiol1de Dieu avec lholl1lllü. 14, Ce pôril [lIOVÎ()llt do ce que le monclo ter­restre est ia p(:p:nicrc cles cioux : il faut cloncquil y nit tOlljCIIni slIr la terr" Ulle {lglise assezjlroche de la v2rité, pour êtro suscoptilJl0 doxer­COI lino influenco divine, plus ou moin~ direc;Le,Il ne in fluoncc pro idcntielle SUI los sociétés h u­m:1Ïnes ct SIU tous les hommes indistinctement.LEglise du S(~igI18UI, nous dit S,védenborg, estp::JILOllt SUl le globo entiel" quoiquelle soit spé­eialollwnt où 10 Seigneul est lO~~OllllU ct où il yala Palo!o (1) Lhllm:1nité nn suit pas dans le COlllS dessiècks tl<:llItre loi qlle colle (IlIC suiL lhommeindividuel, qui passo pal les qualle phases deloofnnce, de ladolescence, cle lâge mür et de lavieillcsse. Ces vieissitudes pôriocliqllos des tempssont comille la répétitiou des quatre saisons ciolannée, ou lies quatre phases du jour: 10 matin,10 midi, le soir et la nuit: chacune de ces phasesse suit hiérarchiquement, comme les noLions dofin, de causo, deffet premier et deffet dernier.Cest ainsi, quen résumé, les sociétés du passése rattachent à celles du présent, et présentent (1) De nova lIieiosolyma et ejttS doct}ùta cœlesti, Londini1758. -- Voirla traduction de M, Le Boys Des Guays, au no 244,
  25. 25. DANS LEURS R.~PPORTS AVEC LÉGLISE DE LAVENIR 17celles cie lavemr comme leur conclusion der­nière. Or, la tendance de lhumanité à mesure quellevieillit, de même que tonte vieillesse qui tombeon (lécrépitucle, êst de sabandon ncr de plus cril>lus à lamollI des choses externes, à lexclusionJes vérités intérieures ou supérieures qui fontlâme et la vie des premières. Cet amour excessifdes externes caracténse lesprit du mal, cle·même que lamour des vérités interues caractériselesprit du bien. Il faut clone que lhumanité revienne graduel­lement par les influences providentielles dunedispensation nouvelle, 01 dun nouvel A.vùnementclu Soigneur, il lamour des vérités intérieures etsupéri0ures, sans oxclure pour cela soo zèle etses pmgrès dans les vérités de fait, externes etsciellti ti qnes. A cette cl)udition seulemollt, lhumanité trans­formera la décrépitude dont est. menacée savieillesse, en sagesse IlOuvèlle; et cest danscette transformation qui doit être lente et gra­duelle pl)ur resler définitive, que consistera laraison dêtre et la 111 ission de la cinquième Eglise,qui est ce!le cie lavenir, et qui, déjà, a commencéà succéder aux quatre :~glises précédemment nommées, qui SOllt les Eglises du passé. Cest da cette cinquième Eglise que Daniel parle aux chapitres II, v81set 44, et VII, v. 13, H; et cest delle quil est question dans lApo­ calypse, au chapit.re XXI, v. 1, 2. Elle se l~omme la « Jérusalem nou velle. "
  26. 26. CHAPITRE III. r;f:GL1SE IllTF; TRÈS-ANClENNE, SES DOCTRŒES ET SON JUGEMENT· DERNIER. SOMMAIRE15. Le, Ilir.n et le Vrai sont doués de vie, Cil tant qUilR vi vi fi"lIt les formc,; et lCD ctres qui ~on t lelm, vase,; récipionts. Le Vr"i e~t hl forme du Dilen, et constituil nol le yie 1(,,,110. Lalllour d Il Lien poude birm conRtïlua le i"ll Rodai d"D homm~,; de ltige (lor, dils • les filR du Ciel, ou • le::i CG!::ites. » - lG. Les sh: jours de la cr0alioll du lllOO!.];, 1igllrent la rogénération de lùme humainc ,,,~kYaul ;11l-,ksSlID dll pllr wllurnlislllP.­ 17. Le Bien ot II) Vrai ::iont d,~s snl.J~t;HIL:"~ soirituel1es non créa})l,s, lui Ùmllll)llt tiilectemont do J6hovah. - ,18. La éIla.l"ur et la Inluière s}Jiriluelle~, cesl-il.-dirl), le biln e~ Tai, Ollt pour foycr uUlio!eil spirituel pt pour corr,sp(,n<l;lIIL:e~ d;.ns le 1l10lU!O terrestre, 1.1 chaleur et la !umiére du soleil naturel. - 19. Lhomme uest qunn organe de 1:1 vie de! )ip.u. - ?O. Le ~olej] spirituel ([ l, ,ol,il Ilutlrd qni correspolI,.lent lun ù lalltrf. SIlII1 1oligille des COll"J~pondanc(:)~ ,les cr6ationR <11 nloll,lo n dllrd .1·UC les néatioTls du monr!r, spiri­ t lJ, 1. -- :2 L La i p. lamou l ot. la sagé~;o, le bien "1 le Hai, la ciwlollr et la lumière ne SOllt pas crèa­ })Ies. mais il ;1 (,lé (.réé des formes qui les reçoivent. -- 28. Linfini [;""t pas dans les espaces et les temps qui sonllls al tributs propres de la nature, mais il est lans le bien iltle vrai lui sont les attributs propres dc> 1:1 Toute-Puissance divin! ·toiL ils lirent leur SOlllce.­ 23. Le Seigneur ost l<lme du nlacrocosme ou très-grand hOlllllle. - :2/1. De la solioaritè. -- 26. Des nationalités. - 26. Linilnx divin. - 27. Autres conséquences de la doctrine qui el,seigne que linfinI est dans le bien et le Yl<li, mais non ,bns les espaces et les tempD. Lâme de jhomme c~t en parfaite forme humaine d son corps naturel nestque lenveloppede son corps spirituel.-28. Llime hUIllaine est immortelle, mais lùme animale eRt mortelle. - 29. Lu sagesse des lr-"s-Anciens comparée iL la science des modernes. -- 30. Larbre <In la scifnef du bien et du mal, et larbre de vie dans le jardin de la :;agesse dit Paradis tenestre. -- 31. Décadence do la Très-Ancienne Eglise, dite ùge dor. -- 32. La fin de ce premier monde eut lieu par un jugement dcrniCr. 15. - Les hommes de la première Eglise dite
  27. 27. LÉGLlSE DITE TRÈS-ANCIENNE 19Très-Ancienne, étaient nés dans lamoUl du bien,811 ce sen; qlle linstinct do lamour du semblableconstitua llne science tOllto formée en eux; maiscet amour instinctif qlli tut chez eux le bien dela volonté, ne soxerça dabord que sur les effetsnoturels ou extemes du bien et du vrai. Ils séle­vèrent ensuite progressivement :lu-dessus de cepur naturalisme e~l dégageant par la pel1sée lebien et le vrai des DJIInes v:lliées de lellrs appli­cations, et en les érigea[1t JI! principes non passeulement duminants Illais vivants. lis étaientdans lâge do lenfance de lhumanité, et par suitecomme au~ eniants, les choses inanimées leurparaissaiont c10IlU()S do vie. Ei! lualité, le Bienet le Vrai SOI!l cloués dt~ vic, ell taut quds viri­tient les follllCS 011 les êtres qui saut lours vàsesrécipients; ils saut au-desslIs de la raison humai­Ile, et ils constitu8nt la v9ritahle source de tOlitelumière et do tout pouvoir do la raison cn nOits. Le Vrai est l:.l callse de 101]t co f[lIe Ilons voyonsintellectuellemout el il a tout pouvoir Sllr nous,bien loin que lIOUS àYOllS le moindre pou voir surlui. Le Vmi est la forme du Bieu, et il est siréellement cette forme quil est impossible decomprendre le bien sans le formuler on vrai; cestainsi que le Vrai est la IUlllièro de la pensée, etle Bien en est la chaleur. Le Vlai ainsi envisagéest vivant; cest la véritablo vie J~ notre vie, lavéritableàrne do toutes nos actions et eutreprises.Il est dautant plus vivant que eous ne vivons quepat lui et daus lui, cest-à-dirè que nous ne vi­vons réellement que dans le monde des causes;ce nest que par les externes gue 1l0Ug vivonsaussi dans le monde des effets, mais leffet nexisteque par 13 cause; il nost quull rêve on quuneapparence par rapport il notre vie interne, tandisque la cause est la vie de notre àme, ainsi notrevie réelle. Aussi, par aimer le semblable ou le prochain,
  28. 28. 20 LÉGLISE l)lTE TRJ;:S-ANCIENlCEles lIès- Anciens en lendi len t, non pas laimerCIuant ,1 la personnG, llIai.s aimer le Bieu et leVrai ell lui; et par aimer le Seigneur, ils cnten­dir()llt 6g::l!ell1ent, llon pas laimer quant à lapersonno sfule!ncnt, mais aimer le Bien et leVnli clont il est la source unique. Cet amour cé­leste du bien pOUf le bien, une fbis greffé sur leurinstinet du Lien naturel, développa celui- ci etcar<1ctér:sa le lien socinl de ces hommes de lâgedor qui furent appelés" les fils du Ciel ~ ou ~ les Cél}stcs .• Etant liés dans lamour du bien,i1s se trouvaient el! communication directe et constante avec les soci()tés angéliques qui étaient dans le même :llnOilr. Les connaissances quils possédaient leur 6wiellt ainsi directement révéléas du monde spi­ litllol, parcQ quils étéJient dan!> la sagesse, et la science pOUl pratiquer cette sagesse leur était dOllnée par surcroît. En dautre::; termes, ils na­ Vai{~llt daLltre ~cien(~e que eelle qui découlait de source Jo leur l:ŒU1, ou qui leur était inspirée pal letIl sage~se même. 16. - Les onze prem iers chapitres de la Genèse Jécri von t dans li n langage en tièrement mythique, ces conquètes graduelles de la première humanité dans la sagesse, sous la figure des six premiers jours de la création du monde. Cesjoul~ désignent six périodes de cette élévation de lâme ilumaine vers son créateur. 11 est dit que Dieu créa le ciel ct la terre; cela revient à dire que Dieu régénéra lhomme intelOe et lhomme externe, en lélevant au-dessus du pur naturalisme. Le ciel est lhom­ me interne, la teree (-nt lhomme externe. Le septième jour figure létat de repos de lâme ré­ sultant de la conquête de cc bien célest0 qui donne à lhomme interne la domination sur ~on homme externe.(1) (1) Voir _~rr,aues célestes, tomes 1 et II.
  29. 29. SE8 l>OCTJ:U~ES ET SUN .1 U(ŒMEYI lJERNlE [{ 21 Les chiffres mentionnés dans la Genèse et clouton sost servi bien à tort pour fixer les dates dela création du monde, ou pour indiquer- les âgesdes personnages mythiques, dits patriarches,sont figuratifs.(i) 17. - En somme, les Très-Anciens observèrentque le bien et le vrai font impression sur lemental humain qui est la partie intellectuelle delàme, de même que la chaleur et la lumière phy­siques font Impression Sllr le corps, et les objetssur la vue de lœil. Ils se confirmèrent ainsi dansla pensée que le bien et le vrai ne sont point desêtres do raison, ou de pures abstraetious, maisquils constituent des suhstances spil ilucllcs dont proviennent toutes les essences des choses, etquils sont des émanations dire(~tos de Jôhovah,qui est seuL le Bien même, le Vrai mên1l, oulArnour même, la Sagesse même, en un mot, la Vie uni­que: quainsi ces substances spirituelRs Ile sont pas créables. Le Bien est réellement le feu spiri­ tuel doù dérive la chaleur spirituolle, olllamol[ qui réchauffe et vivifie nos corps physiques; et le Vrai éclaire nos pensées, de même que la lumière éclaire notre vue physique, 18, Ces substances spi ri tllel1cs lion cléablcs quon appelle le Bien et le Vrai, ont clonc pOlIT correspondances dans le monde terrestre la cha­ leu! et la lumière du soleil naturel. Or, ce Bien et ce Vrai émanent de ]a sphère qui entoure le la Soiglleur, et ils orrt pour foyer [ln soleil spiri­ t!lci dont notre soleil natllre! ost la correspon­ dauce terrestre. Cest du Bien et dll Vrai que procèdent la cha­ leur et la lumière spirituelles du moncle spirituel; celle chaleur et cstte lumière spirituelles ont pOUl réceptacles et contenants, les atmosphères du monde spirituel, de même quo la chaleur ct la (2) VoirAlcanes célestes, no 48.2.
  30. 30. 22 LÉGLISE DITE nü:s ANCIENNElumière du soleil naf.mel, ont peur réceptacleset contenants nos atmosuhères terrestres, àsavoir, daprès Swéclcn1Jorg, (1) laure, léther ctlair. Tout être li lrx.emple du S()igneur <:st le centredune sphèro d:émanation; 3 plus fortt~ raison,le ~ejgneW, lEIre Infini, principe originaire detoutes choses. Cest en raison de cette antiquecr(lyance, quïl (st dl! tr2ditioll dalJs les :lIlS, dereprésenter la fac0 du Seigr10llr CI1I()ur(~e dulle3uléole ou dun cercle de lumière. 19. La volonté est le réceptacle dn bien ou delamour, et lentendement est le r(~l;eptacle duvrai ou de la sagesse; le mariage d8 la volonté(~t de lentenclement ou du bien ct du vrai S0 rf~a­lise clans les actes; cest-ii-dire daus les œUHPSexternes, dites œuvres de d1arité qui caractéri­sent la troisième [ac.uIté de lâme humaille : lopé­ration ou laction. La volonté qui passe il lacteprésuprose un organisn;e vivant. Lcs montaIs humains ainsi constitnp.s par lavolonté et lcntend0rnent, sont lIe simples rèci­picDts dG ces rayons de chaleur et de IUlnièrespirituelles: il en r(~su1te qllo lhomme bi8n loindêtre par lui-même la vie, ainsi quil ie croitavant dôtlf~ réglqJeré ou avant !lêtre créé hommespiritw;l, nest :p,uu organe d0 la vin de Diou. 20. Le ~oleil spirituel vivilir> notre soleil natu­reL co(]slitlle son principe actif (1 celui de touteslos créations de la n~lturo qui, pal elle-mênw estinerte. Ces ~réations de la nature ne sont que descorrespondances et cles signes des créations dumonde spirituel. Cest en ace"rd avec cottP. trèsalltique croyance, quil est dit à propo~, du dfc!iude lEglise cl1rétlenn8. dans Mathieu XXIV, 29. « Aussitôt après lanIiction de ces jours, lesoleil sera obscurci ct la lune n0 dOllllèra plus (1) Vraze Rcli.r;ion chilitienne ; n" ~i2.
  31. 31. SES DOCTHINES ET SON .JUGEMENT DEH)lEH 2Hsa lueur, et les étoiles tomberont des CÎr·ux, ctles puissances des cieux seront ébranlées. ~ Lesoleil qui sera obscvrci sapplique au solpil spiri-tuel et sentend de lamour envers if; Seignelll ;la lll11e sentend de la foi en Lili; les étoiles scn -te"dent des connaissances du bien ot du vrai. Le soleil du ciel spiritllel représente donc leSeigneur; sa lumière est Je divin vrai et sa cha-lem est le divin bien. Les amospMres spirituellesvoilent la face du divin so.pil, comme les nungescachent souvent le nOtre afin <le tempérer lar-deur de lamour divin; comme le soleil matériel,il est le centre eornmun des êtres. Il est dit d::ms ~!aLhieu, ch3p. XVII, vers 2,:« Et Jésus fut transfiguré et sa !3Ce rcsplenditcomme un soleil.» La Parole clans S;1 Ldoire,eest-à-d ire, dans son sens spi ri tue J, est ici ropré-sentée pal le Seigneur, lorsquIl est transfiguré.Cet enseignement de la transfiguration du Sei-gneur peut donc encore servir il nuus ralllr~ncrft la croyance des Très--Anciens dans lexistencedu soleil spirituel; son opération dans nos men-taIs où il envoie cles rayons de l:J cbalcur (lnbien et de la lumière du vrai, nest autre quelEsprit Saint en nous. On peut tirer la mümoconclusion de f:crtains passages de lAncien-Tes-tament, et notamment dans Esaïo XIII, D-ll;Ezéchiel XXXII,7, 8; .Joël III. 15. 21. Pour hien ccmprendro lopération résul-tant de lunion de làme et du corps, ainsi que laeorresj)ond311cc qui existe entre le spirituel et lenaturel, il faut remarquer avec Swéclenborg (1) (lue « la vie, lamour et la sagesse, le bieu ct 10 vrai,la chaleur rt la lumière, ne sont pas cré>1bles,mais il a été créé de" formes qui les reçoivent. »Or, nos âmes sont cles formes qui les reçoivent,et en cette qualité, elles sont des substances spi- (1) Vraie Religion chrétienne U" 40,364,471, 4i2.
  32. 32. 24 LÉGLISE DITE THI~S ANCIRNNI: rituellas finies. Dans le sens de son étymologie, le mot substance (sub stm"e, être ou se tenir des­ sous) ne signifie plus lin élément malériel, mais le principe actif et unique qui vivifie les êtres ayant un corps matériel. La matièr8 nest que la forme externe et grossière, Jenveloppe de la substauce ou cie l(?.::;prit iui vivifie; et, par elle­ même, la matière est passive ct inertc~. Cest el1 preuant le mot i3Ubstallce d:11s l:C sens que Swédenborg (1) nous dit q1l0 les GhOS0S subs­ tan tielles son t les com men ce 111 ents des choses matérielles et que la matière est une aggloméra­ tion de substances; il dit aussi (2) que les choses matérielles tirent leur origine des choses spiri­ tuelles. Ainsi, la matière qui est faite originaire­ ment. de la substance émanant de Dicu, a crssé. une fois devenue matière, davoir qlloi que cc soit de divin en elle; elle peut néanmOinS recevoir ue nouveau courant de vie émanant de Dieu, dès lors quelle sect à constituer de nouvelles formes organ iques. On voit que dans les trois règnes de la nature les formes def; corps, de même que les goûts, les couleurs et les "deurs qui impres­ sionnent nos sens physiques, ne se produisent quen raison de ce que les biens el les vrais qui les expriment ainsi exté:ieurement, sont intô­ rieurement des substances spirituelles vivantes; celles-ri exhalent clone leurs (Iualités au dehors avec variations, SU1vant quclles sont modifiées par la nature originaire et la destination de~ ma· tières ou des formes qui leur servent de vases récipients. La matière elle-même reste, toutefois, morte comme précédemment, et elle napparait douée de vie que pal linflux divin qui la fait croI­ tre sous une forme animale, végétale ou même (1) Vraie Deligion ehléLienllc, n° 280. (2) Delitiœ Sapientiœ cle .·1 mo)c conjugiali. A mstelodam i 1768, N° 207.
  33. 33. SES DOCTRINES ET SON JUGEMENT DERNIER 25minérale. Létude des religions antiques, parti­culièrement celle des Ariens, nous montre aussique dans les croyances primitives, ce nest quepar une émanation de ~a propre substance queDieu engendre le monde. SwécJcnborg dit (1) que « les choses finies aveclesquelles Dieu a créfl lesprit <le lhomme sontdes substances spirituelles qui se trouvent dansle monde spirituel, et qui ont allssi été transpor­tées dans !Jotre terre, et y on t été renfermées;si elles nétaient pas en même temps avec lessubstances matérielles, aucune substance ne pour­rait être imprégnée par les intimes, ni par suitecroitre dune manière merveilleuse sans aucunedéviation depuis le premier jet jusquaux fruits, etjusquà de nouvelles semences .... Linfini ne peutcréer autre chose que le fini et lhomme étant fininest autre chose quune forme que linfmi peut vi­vifier daprès la vie quil a en lui-même; cest la cequi est entendu par ees paroles: J~hovah Dieutarma lhomme poussière de la terre et il soufftadans ses 1w1"ines une âme de vies. )) (Genèse II. 7.) 22. Linfini nest pas ailleurs que dans 10 bien etle vrai qui sont les attributs de la Toute-Puissancedivine, doù ils tirent leur source. Ces attributs di­vins sont aussi des qualités propres et inhé.rentesau monde spirituel, de même que les espaces et lestemps qui correspondent au bien et au vrai, sontdes qualités propres et inhérentes au monde maté­riel. Lhomme lui-même pense au bien et au vrai;il les voit dans les œuvres dart, où ils se traduisentpar la splendeur du vmi qui est le beau; il faitainsi la synthèse de lœuvre sans se perdre dans lesdétails de lanalyse, ou clans les idées despace etde temps, dès lors quil conçoit hien lunité de len­somble. A plus forte raison, Diou voit son œuvre (1) Vraie Religion chrétienne; no 470. 3
  34. 34. 26 LÉGLISE DITE TRÈS-A.NCIENNEentière, et y est Tout-Présent en dehors des espa­ces et des temps. 23. La croyance que le Seigneur est ainsi Tout­Présent en dehors des espaces et des temps, peut en­core résulter de cet ens~ignement de Swédenborg,puisé dailleurs dans lEcriture sainte, a savoir quele monde des anges et le monde des hommes, appa­raissent a la fois aux yeux du Seigneur, comme unseul homme, cest-iL-dire, en une forme humaine gé­nérale, quil nomme Gr::!:nd-Homme; on pourrait lanommer aussi Grand-Etre. Les anciens la nom­maient Macrocosme pour la distinguer de lhommeindividuel dit Microcosme ou petit monde. Observons que le Seigneur est lâme ou la vie dece Grand-Homme; de plus admettons avec Swé­denborg que chacun des membres de ce Grand­Homme, que chacun de ses organes, représententautant de provinces distinctes, autant de demeurespour des sociétés angéliques. Le génie particulierde chacune de ces Sociétés correspondra à lusageou à lutilité de lorgane quelles occupent et quisert en même temps au bon fonctionnement de la vie de ce Grand-Homme. Nous reconnaîtrons dèslors avec les anciens, quil existe une correspon­ dance entre lorganisme du macrocosme et celui du microcosme. Nous ne serons donc pas éloignés de chercher à tirer comme eux une infinité de consé­ quences, r~sultant de ce parallélisme entre la vie du Grand-Etre qui embrasse lhumanité entière, et la vie de lhomme individuel dit petit monde. 24. Or, la doctrine de la Nouvelle Jérusalem est que tous les hommes sont entre eux dans les mê­ mes rapports, que sont entre eux les différents or­ ganes du corps humain; quil est dans les lois de lordre que lhumanité narrive tt la perfection, quà la condition darriver ~t lunité, et que nous som­ mes tous, hommes comme nations, solidaires les uf!s des autres. Ceci est simplement exprimé dans lEcriture sainte par cet enseignement que les fidè­
  35. 35. SES DOCTRINES ET SON JUGEMENT DERNIER 27 les font le corps du Christ, quils sont en lui et quilest en eux. Tel était aussi le génie du langage antique: ilétait synthétique, parce que lhomme primitif vi­va.it par les choses internes plutOt que par les cho­ses externes; en peu de mots, on exprimait une in­finité de pensées que chacun comprenait et sous-en­tendait; mais de nos jours, il faut beaucoup para­phraser. Aussi, nos langues sont devenues analy­tiques à cause de notre besoin de tout préciser;nous ne voyons les extensions du vrai quà la con­aition de les formuler extérieurement avec tous lesdéveloppements possibles, et de mettre continuel­lement les points sur les i. Il en résulte que tousnos systèmes religieux ou sociaux, à force dêtreanalytiques deviennent sectaires, et séloignentde la vérité en voulant trop la fixer; or, celle-ci nesupporte toutes ces entraves externes quà la con­dition de pouvoir constamment se retremper danslesprit synthétique, et ainsi maintenir la sagessetoujours présente, au milieu de tout ce fatras scien­tiflque; cest-à-dire, rétablir lharmonie et léquili­hre entre les vérités externes et leurs origines quisont les vérités internes. . 2;,. Nous sommes tous, hommes comme nations,solidaires les uns des autres. et les nationalités exis­tent tout autant dans le monde spirituel que danslcmonde terrestre: chaque grande société du inondespirituel est comme une nation distincte, par celamême quelle est en possession dun principe qui ladistingue cles autres grandes sociétés ou nationali­tés. Toutes celles-ci dans leur ensemble forment leCiel entier dit Macro-Urane, quelles préfèrent à,elles-mêmes, et pour le perfectionnement duquelelles travaillent sans cesse comme nations, tout ense perfectionnant constamment tant au point de vuenational quau point de vue indiYiduel. Lhommeindividuel est destiné il (ormel un ll.ficro-Umne oupetit Ciel. Cc Ciel est en lui et non pas hors de lui.
  36. 36. 28 LÉGLISE DITE TRÈS- ANCIENNE Si lhomme individuel est un petit monde oumicrocosme, il est lui-même un univers entier ainsique nous pouvons nous en assurer par lexamende son corps; celui-ci est constitué de parties in­nombrables et infiniment variées qui correspon­dent aux parties innombrables et infiniment va­riées du grand monde ou macrocosme. Le monde terrestre est la pépinière des Cieux:il y existera donc toujours de grandes sociétés,correspondantes à. celles du monde spirituel, cest­a-dire des nationalités qui se distingueront les unesdes autres par des caractères particuliers et desusa$,es spéciaux auxquels elles serviront dans lin­téret de lhumanité entière. 26. On peut comprendre par ce qui précède, quele Seigneur influe chez les Anges du Ciel et chezles hommes, de même que lâme influe dans le corpsde lhomme; celui-ci nest lui-même quun organede la vie de Dieu. Il en résulte quil doit être im­possible au Seigneur de penser it un homme dansun sens isolé, cest-a-dire, autrement quau pointde vue de la place quil doit occuper dans le Grand­ Homme, car ce sera.it penser de lui faussement. « LEglise universelle sur la terre, » (1) dit Swe­ denborg, « est en présence du Seigneur comme un seul homme, mais lEglise où est la Parole et où par elle le Seigneur est connu, est dans cet homme, comme le cœur et le poumon; que tous les hommes et tous les membres du corps tirent par diverses dérivations leur vie du cœur et du poumon, cela est connu; de même aussi le genre humain qui est en dehors de lEglise où il y a la Parole reçoit de là la vie et constitue les membres de cet homme. » On peut encore admettre avec SwédenbQrg que si Jéhovah sest incarné sur notre terre, de prefé­ rence il, toute autre de lunivers, cest parce que les (1) Voir le Ciel et lEnfer, no 308, - Voir aussi la Vlaie Reli­gion Chrétienne no 268.
  37. 37. SES DOCTRINES ET SON JUGEMENT DERNIER 29habitants, de notre planète sont dun génie plus ex­terne que les habitants des autres terres de luni­vers, et que le Seigneur doit être présent dans lespremières de même que dans les dernières chosesde la nature. Cest pourquoi il est dit lalpha et lo­méga, le commencement et la fin. 27. Comment ne pas admettre une doctrine aussirationnellement déduite et si féconde en conséquen­ces utiles tt connaître? Cette doctrine nous amènecomme par la main à comprendre que le Divin doitêtre partout Tout-Présent, Tout-Sachant et Tout­Puissant; quil ne peut être dans les espaces nidans les temps, qui sont seulement les caractèrespropres à la nature matérielle; en réalité, les appa­rences des états correspondants aux états internesou spirituels du bien et du vrai! Il existe dans le monde spirituel une étenduespirituella ou substantielle, mais non point uneQtendue matérielle; « cest pour cola», nous dit Swédenborg, (1) « que les anges habitent entre eux,aussi séparément et aussi distinctement que les hommes pour lesquels, il y a une étendue maté­rielle. » Cependant lidée spirituelle ne tire rien delespace, mais elle tire tout de létat. Létat se dit de lamour, de la sagesse, de la vie, des affections et des joies qui en proviennent. Cest pour cela quil apparaît dans le monde spirituel des espaces semblables aux espaces sur la terre; mais néan­ moins ce sont des apparences, car en leur qualité détendue spirituelle, ils ne sont ni fixes, ni déter­ minés comme sur la terre. On peut observer que même dans notre monde terrestre, un chemin paraît long ou court, suivant létat de notre cœur; il est long pour arriver chez un ami, mais le temps paraît court durant notre entretien avec cet ami. (1) Vraie Religion chrétienne n- 29.
  38. 38. 30 LÉGLISE DITE TRÈS-A.NCIENNE Chez lange, toute idée despace sévanouit, ence sens que la longueur cest létat du bien; la lar­geur, létat du vrai, la hauteur, le degré délévationrésultant de lunion du bien et du vrai. Le bien estlêtre même de la chose, et le vrai, son existence;cela se justifie en géométrie, parce que la longueurdun corps en est lêtre, et cest la largeur unie àla longueur qui en produit la forme. Ainsi, la lon­gueur est lindication de lêtre, et cest la largeurunie à elle qui en est la manifestation. Dans le monde spirituel, les espaces peuventêtre allongés et rétrécis; ils peuvent être changéset variés, et comme ainsi ils ne peuvent être déter­minés par aucune mesure fixe, ils ne peuvent êtresaisis par aUCLme idée naturelle. Ils le sont seule­ment par lidée spirituelle qui, sur les distances delespace, nest pas autre qüe ce quelle est sur lesnuances ou sur les différences du bien et sur lesclista,nces du vrai, ce qui constitue seulement uneapparence despace, suivant les affinités des pen­sées et des affections. Cependant, malgré cette mobilité des espaces etdes temps, les choses vues dans le monde spirituel,sont plus distinctes et plus réelles que celles quenous vovons revêtues de formes matérielles. carelles expriment létat réel du cœur de chacun denous; ainsi, la vérité telle quelle est dans les inté­rieurs, est lue à livre ouvert, et pal suite continuel­lement enseignée dans ses applications aux usages,à laide des représentations, correspondances deschoses externes, ou créations infiniment variées decc monde spirituel. . Ce nest pas le corps de lhomme qui pense ainsien dehors des espaces et des temps, mais cest sonesprit; son esprit nest pas son corps naturol, maisil est partie intégrante de son corps spirituel; ce­lui-ci vivifie toutes les parties de celui-là, et setrouve aussi comme celui-là en parfaite forme hu­maine avec tous les organes dont est doté le corps
  39. 39. SES DOCTRINES ET SON JUGEMENT DERNIER 31physique. Il y a donc un homme intérieur qui ani­me et modifie lhomme extérieur; cest le premierqui ressent de la douleur dans un membre qui a étéamputB, et qui, par conséquent, nexiste plus pourle second; ainsi une partie du corps dans laquellelâme nest pas, ne ,;it pas. En dautres termes,comme nous le dit lapôtre Paul: il y a un corpsspirituel, et il y a un corps animal. Le corps naturel et le corps spirituel, lhommeexterne et lhomme interne, ont donc chacun unevue ouverte et une vie distincte dans un mondedifférent. Le mental humain nest en réalité quela forme du divin bien et du divin vrai, spirituel­lement et naturellement organisée: le cerveau estcette forme; or, comme lhomme entier dépend de son cerveau, toutes les choses qui sont dans son corps, sont des appendices qui vivent par ces deux principes. 28. De ce qui précède, il découle, en résumé, que lhomme est bien un organe de cette vie uni­ que qui émane de Dieu, et qui constitue en même temps pour son âme, cette atmosphère spirituelle dans laquelle elle se meut, vit et respire spirituel­ lement. Swédenborg nous dit: (1) « Comme chez lhomme il y a enchaînement avec le divin, et que son intime est tel, quil peut recevoir le divin, et non-seulement le recevoir mais même se lappro­ prier par la reconnaissance et laffection, ainsi par le réciproque, cest pour cela que lhomme, parce quil a été implanté dans le divin, ne peut jamais mourir; en effet, il est dans léternel et dans lin­ fini, non-seulement par linflux qui en procède, mais même par la réception... » « Chez les ani­ maux brutes, il ny a aucune réception, ni aucune appropriation réciproque du divin, par quelque reconnaissance et par quelque affection, ni par con­ (1) ArcaneB céleBt&8 no 5114.
  40. 40. 32 LÉGLISE DITE TRÈS-ANCIENNEséquent aucune conjonction, et puisque tel est leurétat, les formes récipientes de leur vie ne peuventêtre que dissipées;. en effet, chez eux, linfluxpasse à travers leurs formes organiques jusquedans le monde et il sy termine et sévanouit, maisjamais il ne retourne. Linflux du monde spirituel chez les animauxest dit instinct, parce quil opère chez eux sanslintermédiaire de la pensée. En réalité les ani­maux, les végétaux et même les minéraux nontune existence propre que parce quils sont aussidans différentes mesures, des récipients de la viede Dieu; mais soulement, des récipients duneexistence sensuelle, externe ou naturelle; car lapensée des animaux même les plus élevés dansléchelle des ètres napproche jamais de la penséerationnelle-spirituelle, ct reste toujours sensuelle­naturelle. En effet, les animaux ne peuvent séle­ver iL la conception de lharmonie des lois qui gou­vernent lunivers, mais ils restent dans linstinctparticulier a chaque espèce; cet instinct ne cons­titue chez lanimal quune science toute forméequi ne léclaire nullement en dehors de sa spécia­lité; elle ne lui permet pas délever sa pensée au­dessus de lamour purement sensuel de ce quiconcerne son existence physique; or celle-ci nobéitquà des impulsions comparables a celles du som­nambule. « Il semble, » elit Swédenborg, (1) « queles bêtes puissent vouloir et quelles puis­sent comprendre, mais elles ne le pCLrvent point;cest une affection naturelle, laquelle en elle-mêmeest un désir, avec une science sa compagne, quiuniquement les conduit et les porte a faire ccquelles font. » Lhistoire ancienne nous fait reconnaître des (1) Sapientia Angelica de Divina Providentia, Amstelo­dami 1764. Voir la traduction de M_ le Bois des Guays auDO 96.
  41. 41. SES DOCTRINES ET SON JUGEMENT DERNIER traces de cette théorie dans le culte des animaux tel quil existait encore dans les temps histori­ ques chez les anciens Egyptiens. Chaque animal suivant son espèce a son instinct particulier qui 33 provient dune affection particulière; il possède formée en lui, la science particulière à. cette affec­ tion; il devient alors le hiéroglyphe ou le symbole de cette affection particulière qui le guide dans sa vie, quil figure et dont il revêt la forme naturelle. De là lorigine du culte dont il était lobjet, eu lhonneur de laiIection bonne quil représentait. Mais lhomme il la différence de lanimal, ré­ sume en lui toutes les aflcctions, et cest ainsi que de plus que lanimal qui ne fait que tendre à la forme humaine, et sen approche plus ou moins, sans jamais latteindre entièrement, lhomme revôt cette forme humaine, la plus parfaite de toutes. Toutes ces créations du monde naturel nexis­ tent quo comme des récipients de la vic émanée de Dieu, mais il des degrés infiniment variés sui­ vant la nature ou la forme du vase récipient; et, en somme, la difIérence entre lhomme et lanimal est, que celui-ci possède une ttme naturelle et que celui-là a en addition, une ùme spirituelle. 29. Les Très-Anciens lisaient ces vérités de la sagesse dans le livre do la nature qui leur servait de bible et qui remplissait pour oux 10 môme usage que celui aU<1l1cl est cllstinée notre Bible, écrite; mais nous autres modernes, malgré nos prodi­ gieuses connaissances scientifiques, nous les igno­ rons généralement. Les choses du monde naturel, nétaient pour les Très-Anciens que des signes significatifs des cho­ ses du monde spirituel; leur langage était, en con­ f;équence, purement hiéroglyphique ou symboli­ que, et non pas encore phonétique comme il le de­ vint plus tr.rel, lorsqu j ls furent dun génie plus externe, et quils sattachèrent plus aux signes quaux choses signifiées. Ils ne connaissaient dau­
  42. 42. 340 LÉGLISE DIfE TRÈS-ANCIENNEtre moyen de communiquer leurs pensées que parla mimique des yeux, le mouvement des muscles 1de la face, lexpression de celle-ci et les gestes. Delà cette tradition des temps préhistoriques, rappe­lée par Hésiode et par Ovide que les premiershommes étaient muets. Mais les hommes en devenant plus externes,cessèrent graduellement de refléter limage de Dieuen ce sens quils cessèrent dêtre les récipients dubien et du vrai influant de Dieu clans leurs men­taIs, et ils recherchèrent de préférence leursmoyens dinstruction dans la science, ainsi dans lavue des choses externes qui frappaient leur espritpar lintermédiaire des sens physiques. En devenantainsi sensuels, ils reflétèrent limage du serpentqui figurait pour eux le sensuel, et qui était parsuite aussi, lemblême de la prudence dans leschoses externes. Dès lors, il:; voulurent se guiderdans la recherche de la vérité par eux-mêmes, alaide seulement des sens physiques, ainsi par lascience seule, à lexclusion de la sagesse, au lieude se borner à se servir de cette nouvelle méthodedinvestigation pour confirmer les vérités spirituel­les quils savaient par révélation. En effet, lespritdu bien unit l~ science ~l, la së1f?esse, cest-Il-dire, lecôté externe des choses aux verités intérieures quien forment lâme et la vie; mais lesprit du malcherche la science à lexclusion de la sagesse, ouil subordonne celle-ci ~l, celle-la. Cest avec raison, il est vrai, que lanalyse distingue dans la pensée,lobjectif du subjectif; seulement lanalyse nest que la moitié de lœuvre a réaliser et la moitiémorte, car cest la synthèse qui lui donne la vie.Dailleurs, la science mise en opposition avec lasagesse ne peut servir qua nier celle-ci, ou à niergraduellement toutes les vérités révélées, au lieude servir, comme cest son rôle, à les confirmer, il, les consolider et à les développer dans des appli­ cations de plus en plus étendues.
  43. 43. SES DOCTRINES ET SON JUGEMENT DERNIER 35 30. Les Très-Anciens voulurent donc, pour par­ler le langage mythique de la, Genèse, manger delarbre de la science du bien et du mal, et délaisserlarbre de vie placé au milieu du jardin de la sa­gesse, dit paradis terrestre; or, la science nestquun assemblage de vérités externes ,dites de fait,et elle ne forme que les limites extérieures de cejardin paradisiaque. Néanmoins, ils déplacèrentlarbre de la science pour le mettre a la place delarbre de vie, au milieu du jardin de leur sagessenouvelle, dès lors déchue de son état dinnocence;en effet, linnocence consiste il se laisser conduirepar le Seigneur, et lon sort de cet état dinnocencelorsquon veut se conduire soi-même. 31. On savait cependant, chez les Très-Anciens,ce que lévangéliste Jean nous enseigne, (1) lors­quil nous dit que Dieu est lAmour même parcequIl est la Vie même, et lon savait aussi que lesanges et les hommes ne sont que des récipients oudes organes de la vie de Dieu; mais ces véritésséloignèrent peu à peu du cœur, et restèrent àpeine d<lllS la pensée. On nignorait pas non plusquun homme qui se laissait entraîner à croirequil nest pas un organe de la vie de Dieu, maisquil est lui-même la Vie, ne pouvait plus être dé­tourné de la pensée quil était Dieu; et, môme touthomme qui croit quil ya en lui, la moindre par­celle de vie, lui appartenant en propre, donneprise chez lui au mal, jusquà ce que les tent.-ttionset les combats quil doit soutenir pour chasser cetteerreur enracinée en lui, aient fini par lédifier sursa valeur propre et par le rendre conscient que lehien et le vrai en lui, sont des substances spiri­tuelles non créables, qui influent de Dieu, et quine peuvent émaner de lhomme. Celui-ci ne cesseen effet, de senorgueillir que lorsquil est bien (1) V. 26; XI. 25; XIV. 6.
  44. 44. 36 LÉGLISE DITE TRÈS- ANCIENNEpersuadé, quil est par lui-mème impuissant et ab­solument nul. Alors seulement il devient un pau­vre en esprit, et il est heureux, suivant lenseigne­ment du Seigneur dans son sermon sur la monta­gne. On voit donc comment lamour instinctif dubien périt peu il peu chez les Très-Anciens et futtransformé en amour de soi; cependant ces hommesprimitifs continuèrent h avoir des communicationsavec le monde spirituel; mais en vertu de la loist"mt"lia sùnilibus, ils en curent seulement avec lesesprits qui, de même queux, étaient tombés danslamour exclusif des choses externes, et par suiteétaient devenus méchants comme eux. La sagesseantique de la Très-Ancienne Eglise est, dès lors,transformée en idolâtrie et en magie; cc fut un dessignes des approches de la fin de ce premier monde. On peut conclure de ce qui précède sur la sa­gesse cll)S Très-Anciens que ces hommes primitifspossédèrent des facultés dune puissance prodi­gieuse, qui se sont graduellement émoussées, etdont les traces clans les hommes actuels ne peu­vent encore se retrouver quaccidentellement danslirritation malacüve de lours nerfs, se manifestantdans les phénomènes merveilleux du magnétismeet de lhypnotisme. 32. CG qui est appelé la fin du monde arrive,lorsque léquilibre entre le bienetlemalestrompu,parce que lhomme cesse dètre libre daller aubien. Jéhovah-Dieu exécuta donc à la fin de cettepremière église dans le monde spirituel, un pre­mier jugement dernier qui est figuré dans la Genèsepar un déluge deau, ce qui signifie un déluge defaux et de mau..i:. Ce déluge caractérise la mort spirituelle de laplupart de ceux qui restèrent attachés au culte dela Très-Ancienne Eglise, lorsque celle-ci était déjà.consommée. Elle était consommée dès lors quelleétait dénuée de tout bien et de tout vrai internes,
  45. 45. SES DOCTRINES ET SON JUGEMENT DERNIER 37et par suite impuissante à maintenir comme parle passé, la communication entre le ciel et la terre,entre Dieu et lhomme. « Dans le ciel, écrit Swéclenborg, (1) il Y a ex­tension de toutes les affections du bien et du vrai,et communication et conjonction HL avec tous ceuxqui sont dans des affections semblables; ct, danslenfer, il y a extension de toutes les affections dumal et du faux, et communication et conjonctionlà avec ceux qui sont dans des affections sembla­bles. )) Lors donc que le mal lemporte sur le bien dansles sociétés humaines, le monde spirituel se peu­ple de plus en plus desprits méchants, et léqui­libre entre le bien et le mal sc trouvant rompu auprofit du mal, lhomme dominé par ces influencesmauvaises, cesse dêtre libre daller au bien. De là,la nécessité dun prompt jugement dernier. Par ces mots de la Genèse: (2) « Il ny aura plusde déluge pour perclre la terre, » il est signifié quon ne périra plus spirituellement par dabomi­ nables persuasions, comme a péri la postérité dela Très-Ancienne Eglise (lui a voulu se conduire ellu-même, et sest persuadée que la vie était enlhomme et non pas en Dien; quainsi. lhomme Mait Dieu. (1) Voir lopuscule: De ulimto Judicio, Londini,. 1758. Tn.­ducUon do M. Le Boys Des Guays; au no 9. (2) Genèse; chap. IX. 11
  46. 46. CHAPITRE IVLÉGLISE ANCiENNE; SA U(;NE DE DÉMARC,.TION AVEC LÙGLISE PRÉCÉDENTE ET SA DlilLE SOMMAIRE33. Second et nouveau règne de Dieu parmi les hommes figuré pal lhistoire de Noé et de ses lilR. - Le lien so­ cial était lamour du vrai ponde vrai. - 3/[. Ln Bible de lEglise Ancienne. -- 35. Cette Bible tran8forme ln. c.onnaissance des corresponllilnces qui était cher. le;.; Très-Anciens, en une préoccupation de lesprit, d a.insi en une science dite « sci(nce des correspondan·· ces .• - 36. Cette Bible de lEglise Ancienne précède la nôtre qui en contient des extraits. - 37. Les deux phase8 de lEglise Ancienne qualifiées dâge dargent et. dàge dairain. 33. Les eHets du premier jugemo!1t dernier,ceiOt-à-dîre, du jugement dernier de lEgliiOe Très­Ancienne, sc firent sentir sur la terre, par un se­cond ct nouveau règne de Dleu parmi les hommes:létablissement dune église nouvello mieux adap­tée que la Très-AnciOlme au gouie nouveau dessociétés humaines; cette église nouvelle qui estfigurée par lhistoire de Noé et de ses fils. Ce quil importe donc de connaitre préalablementcest la ligne do dcmarcation entre le promler etle second règnQ. de Dieu parmi les hommes car ladistlnction entre ces deux règnes est bien marquée. A la différence de lanlmal qui conserve toujourslinstinct particulier il son cspèec, ct en qui setrouve toute formée la science particulière il. celinstinct, lhomme avai 1, pordu irrévocablemen tJinstinct du bien, parce que sa vülünté etait entièrernent corrompue par suite de Jabus quil en avait
  47. 47. LÉGLISE ANCIENNE 39fait. Ce mal sétait aggravé chez ses descendants aupoint de devenir héréditaire; il vint alors au mondenon plus avec la science instinctive de la pratiquede lamour de son semblable, mais dans une igno­rance complète de toutes choses, même de cellesqni sont indispensables il son existence physique.Ne sachant plus rien, il devait tout apprendre, maisgrâce à son entendement, il lui restait laptitude àtout apprendre. Lentendement dut donc faire scission avec lavolonté qui était corrompue, afin dêtre indépen­dant de celle-ci, et par suite afin de devenir capablede la guider, de léclairer, de la ramener au bien,ainsi de faire renaître lhomme à nouveau. Par cemoyen la possibilité de régénérer lâme humainesubsistait, et relIe-ci pouvait encore opérer sa con­jonction avec Dieu; le lien social de lEglise An­cienne devenait donc lamour du vrai pour levrai (1). (1) Cette distinction entre le premlee et le second àge dumonde e~t conforme aux conclusions que la science peut main­teuant tiree de létude des crànes les plus anciens comparés àdau tees moins anciens. La foeme particuliére des plus ancienspamit être celle dite dolicocéphale. Dans cette dernière formeles oeganes instinctifs de la volonté contenus dans le cerveletavaient, che7. ces hommes peimitifs dits antédiluviens, un dé­veloppement pins considéeable que ceux de lintelligence con­tenus dans le cerveau. Cette conformation extraordinaire pournote8 humanité actuelle montle la prédominance des senti­ments instinctifs SUI lintelliRence; elle persiste encore chezcertaines peuplades sauvages décImes et tombées dans la bes­tialité. On la retlouve aussi ch87. quelques grands criminels.- Le culte des ancêtres se llrésente éf;ialement, lorsquon létudiedans les religions de lanllquité, comme un reste de cette Trés­Ancie,nne Eglise. Ce culte con tinua à avoir des représentants, demême que léglise Israélite qui est représentée encore de nosjours, bien que religieusemellt parlant, elle soit considéléecomme arrivée à sa tiu depuis dix-huit siècles. Dans le cultedes ancêtres, chaque famille gardait le dépôt des traditions deses pères: ces traditions consistaient dans le souvenir quollavait conservé au foyer domestique des communications desancêtres, avec le monde spil"ituel. Ge culte des ancêl:es dontil est tant question dans lhistoile rie Geèee el de Rome, a en·core laissé des traces che7. les peuples de lOrient et notam­ment che7. les Chinois. -- Voir à cc sujet le beau livre de
  48. 48. 40 LEGLISE ANCIENNE; SA LIGNE DE DÉMARCATION La. conjonction avec Dieu nest pas une conjonc­ tion mystique car elle est une conjonction axec le vra.i émanant de Dieu: cest donc une conjonction rationnelle. Voici comment cette conjonction avec Dien doit se réaliser, suivant ce que Swédenborg écrit au n° 11 de la Vraie Religion chrétienne : « La foi en Dieu entre dans lhomme par le chemin ant<:rieu1 qui va de lâme dans les supérieurs de leniende­ ment; mais les connaissances sur Diou entrent par le chemin postérieur, parce que lentendement les puise par les sens du corps <Ians la Parole 1é,élée : et la rencontre des deux influx se fait au milieu de lentendement; et la foi naturelle qui nest quune persuasion devient la foi spirituelle qui est la re­ connaissance elle-même; lentendement humH in est comme un bureau de change dans lequel se fait la commutation. )) Ainsi, se combinent la sagesse ct la science. linflux de Dion. et linilux de la nature, pour réaliser dans lhomme, le mariage de la vo­ lonté ct de lentendement, du bien et du vrai, et ainsi opérer en lui cette seconde mti~;~allcc dite ré­ génération, Chez les Très-Anciens. le bien influait directe­ ment clans la volonté ct de hl dans lentendement sous forme de Tai: mais à partir de la seconde Eglise dite Ancienne nous venons de voir que lin­ flux suit, durant le cours de la régénération cle la volonté, la route inverse. Depuis lors la foi est pre- M. Fustel de Coulanges: la Citë Antiqtie. -- Noa~ croyons quà mesure que la science moderne percera les ténobres de ces ~a.illlrngè jtemps arrtéhistorisques, ou conclura à la prédomiuD.)t;,P de la durant Jâge de lE.glise Très-AÙci1mlic,.J.ie lafâcol Jlifc>,kW ura,a t .làg~ do r~Hlise :?-1,îC,ie]llfë;-"(!-(jlCfàê8(.pîutle)dUl·~U t ptlH1Q de l]1ghl;c dJ~J:)cr,et on lm a la predomllJ:tnctnllfla race Jr blan~d:llaïirl~((.c(lui emlJl:tsse Ie~ temps cIe lEglise ISlatliite et-dElleghse "chr61lOnne. On peut trouver des argumen Ls dans ce sens, en consultant le livrc de M, Adhémal sur « Les 1évo­ ltitions de la Me,- " ; Po",is 1860 i el, le livre de M. de Saint- Yves: « la mission fles h0;,ts.» ,
  49. 49. AVEC LÉGLISE PRÉCÉDENTE ET SA BIBLE 41mière par le temps. parce que cest elle qui pénè­tre préalablement sous forme de vérité dans len­tendement; néanmoins, elle redevient dernière aupoint de vue do la fm, car aussitôt quone a impré­gné la volonté ou le cœur de lhomme, elle se trans­forme en bien spirituel, cest-à-dire en charité;alors, cest lentendement qui devient linstrumentde la volonté, ou la foi, linstrument de la charité. 34. A la fin de la Très-Ancionne Eglise, lamourexclusif des choses externos, manifeste par le désirde se conchùre par soi-même ot non plus par le dic­tamen interne, boucha complètement les voies parlesquelles cet influx divin pénétrait dans lâme hu­maine. Pour rétablir la communication interrom­pue de la vérité, il fallait donc une nouvelle Révé­lation sous une forme plus externe, cest-à-clire sousune forme mieux adaptée au génie nouveau dessociétés humaines. Voici comment, il nous estenseigné dans la Bible quelle se fit: il est dit dansla Genèse (1) gue Chanoch ou Hénoch marcha avecDieu. et la même chose est dite de Noe. Marcheravec Dieu, cest enseigner et vivre selon ln doctrinede la foi, suivre le droit chemin qui conduit il, lavérité et ida justice. Quelques hommes de la Très-Ancienne Eglise,personnifiés dans Hénoch, réunirent en corps dedoctrine les traditions principales de leur Eglisepour lusage de cette postérité nouvelle qui devaitinaugurer lEglise de Noé, dite Eglise Ancienne. Cest ce qui ost appelé dans le langage symboli­que de la Genèse « bâtir une ville» (2) Il est encoredit dans la Genèse. (3) « Et Hénoch ne fut plus par­ce que Dieu le prit. » Cela signifie que cette doc­trine fut préservée pour lusage de la postérité.Toute chose qui sert il. transmettre un fait donné de (1) Chap. V. 22. VI. 9: (2) Chap. IV. 17. (3) Ghap. V. 22-24. 4
  50. 50. 42 LÉGLISE ANCIENNE, SA LIGNE DE DÉMAHCATlONgénération en génération est dite dans la Bible, nelaisser aucune traec de mort derri.ère elle. Telle estaussi la raison des faits concernant la mort de Moïseet dElie. On sait quo le corps de Moïse qui repré­sente la Parole historique, fut enterré par Jého­vah, (J) et aucun homme ne connut son tombeau;de même le corps dElie (2) qui represente la Paroleprophétique. Il en est de même du corps du Sei­gneur qui ne put être trouvé au sépulcre (3) On saitaussi quo dans la scène de ]a Transfiguration, onvit Moïse et Elie sentretenant avec le Seigneur. La deuxième Eglise dite Ancienne, ou lEglise deNoé, se trouve ainsi, par lintermédiaire de Hénoch,en possession dune Révélation plus externe, carelle revêt la forme du Livre, ct olle devient la pre­mière Bible écrite; ecllo-ci précède la nôtre, et lanôtre en contient des extraits. 35.LaBibleprimitive des hommes delâge dor oude la Très-Ancienne Eglise, etait lue courammentpar eux sm les chosœ de]a naturo, qui servaientde signes hiéroglyphiques des vérités spirituellesquelles représentaient, et elle consistait dans laconnaissance des correspondances des choses dumonde naturel avec les choses du monde spirituel;mais cette Bible de la nature cessant dêtre lisible,fut perdue avec la connaissance des correspon­dances, pour les hommes de lâge dargent ou delEglise Ancienne; elle ne fut même pas pour euxune connaissance, car elle èlevint unc preoccupa­ tion de lesprit, en un mot, une science, la sciencedes correspondances. Cette science nouvelle crée une conscience chezles hommes de léglise de Noé, et elle remplacelantique pe1ception qui révélait il leurs prédéces­seurs, les vérités spirituelles. Ils curent ainsi la (1) Deut. chap. XXXIV, 5-7. (2) II Rois II. 11-17. (3):Jean XX. 5·7.
  51. 51. AVEC LÉGLISE PRÉCÉDENTE ET SA BiBLE 43 foi, chose nouvelle et inconnue jusqualors; elle enveloppait la charité qui, antérieurement, suffisait a tout. En dautres termes, le bien suffisait de lui­ même aux Très-Anciens, parce que le vrai en dé­ coulait de source, sans avoir été jusqualors lobjet dune préoccupation de lesprit. Cette connaissance des correspondances ainsi transformée en science, fut non-seulement connuo(1) nous dit Swédenborg, mais cultivée dans un grand nombre de royaumes ; elle était la principale science des anciens, mais elle est perdue depuis les com­ mencements des temps historiques. Elle était bien connue en Asie, dans la terre de Canaan, dans lEgypte, lAssyrie, la Chaldée, la Syrie, lArabie, à Tyr, iL Sidon; des côtes maritimes, elle fut transportée en Grèec; mais là elle fnt changée en récits fabulelL:, ainsi quon peutie voir, par les récits les plus anciens de cette contrée. 36. La Bible à lusage de lEglise Ancienne con­ tenait une pa,rtie historique connue sons le nom de « Guerres de Jéhovah, » et une partie prophétiqueappelée « le!ivre cie Ja::;char,)) ou « du Juste. »Ces livres sont cités dans notre Bible actuelle (2) quicontient aussi des extraits de cette Bible ancienne,notamment les onze premiers chapitres de la Ge­nèse jusquà lhistoire de Noé. Swédenborg af­firme (3) que cette parole écrite, mais antérieure il,la nôtre, est encore conservée dans la Grande Tar­tarie, où les étrangers, dit-il,nont point accès, saufles Chinois. 37.A cette Eglise Ancienne qualifiéepar les pocHesdâge dargent, succéda une seconde Eglise, ou plu­tôt une seconde phase de cette Eglise Ancienne, qua­liliée dâge dairain. Cc nom lui fut donné i1 cause (1) Vraie Heligioll chrétienne n" 201, 202, 275. (2) Nombres, XXJ.. 14,15,27-30; Il Samuel 1,17,18; .Josué X.12, 13. (3) Vraie Religion chrétienne; n 279.
  52. 52. 44 LÉGLISE ANCIENNE, SA LIGNE DE DÉMARCATIONde la nature plus externe encore du culte, le géniehumain continuant à devenir plus externe égale­ment; de spirituels, les hommes étaient devenusnaturels et leur lien social devenait aussi lamourdes effets externes du bien et du vrai. Lairain, demême que le cuivre ct le bronze, figure le bien na­turel, et aussi le bien rationnel qui estle bien du vrainaturel. Dans sa première phase, lEglise Ancienne avaitété changée en idolâ-tries diverses, suivant les di­verses nations et même en ~ciences magiques; dansla. seconde phase de cette Eglise Ancienne, on réa­git contre cette tendance, en fondant le culte dessacrifices, qui fut institué par Béber; il parait cor­respondre à lâge héroïque.

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