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Intervenir sur le stress des étudiants par une recherche participative sur les stratégies d’adaptation

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Conférence d’Emmanuel Poirel (Faculté des sciences de l’éducation), Gilles Leclerc (Faculté de pharmacie) et collaborateurs présentée dans le cadre de la 2e Journée de la recherche et de l’innovation en éducation des sciences de la santé qui a eu lieu à l’Université de Montréal le 16 mai 2016.

Résumé:
Le stress, l’anxiété et leurs implications sur le cheminement académique des étudiants s’avèrent une réalité dans tous, sinon la très grande majorité des programmes en santé de l’Université de Montréal. La prise de conscience que cette problématique constitue un obstacle important à la diplomation ou à un cheminement académique «sain» pour une part significative des étudiants en santé s’avère ainsi grandissante. En réponse, plusieurs initiatives ont été menées isolément au sein de nos facultés, départements ou écoles, ou sont en développement. Ces initiatives proposent diverses interventions pour aider les étudiants devant leurs difficultés et pour prévenir les risques pour leur santé mentale. En prenant assise sur une de ces initiatives, un projet d’intervention de type recherche participative visant l’identification et le rayonnement de stratégies d’adaptation salutogènes chez les étudiants est présentement en développement. Les principes généraux du projet ainsi que ses bases théoriques et méthodologiques seront discutés et un appel à la collaboration sera lancé afin d’élargir l’étendue de l’intervention.

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Intervenir sur le stress des étudiants par une recherche participative sur les stratégies d’adaptation

  1. 1. Intervenir sur le stress des étudiants par une recherche participative sur les stratégies d’adaptation EMMANUEL POIREL - Faculté des sciences de l’éducation GILLES LECLERC - Faculté de pharmacie et collaborateurs Université de Montréal Journée de la recherche et de l’innovation en éducation des sciences de la santé
  2. 2. Collaborateurs «inestimables» Pharmacie Sciences de l’éducation Médecine dentaire Anne-Juie Frenette Philippe Vincent Ema Ferreira Johanne Collin Pascale Lefrançois Annie St-Georges Anne Charbonneau Psychologie Médecine Autres collaborateurs Bianca D’Antono Geneviève Grégoire Philippe Roy Christiane Nathalie Geillon
  3. 3. Déclencheurs du projet ◦Fréquence et récurrence des situations ◦Impact académique / professionnel ◦Conséquences sur la santé..et la vie ◦Appel à l’aide des étudiants / associations étudiantes ◦Besoin de comprendre ◦Désir d’agir…en collaboration © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016
  4. 4. Plan 1. Contexte et problème 2. Les limites de la recherche et de l’intervention 3. Proposition d’une approche collaborative © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016
  5. 5. 1. Contexte et problème Les étudiants universitaires n‘ont jamais été soumis à autant de contraintes qu'aujourd'hui en raison de la nature changeante de l’environnement universitaire, de la culture et du climat pouvant causer d’importantes sources de stress et affecter chez plusieurs d’entre eux leur santé physique et psychologique et leur performance académique (Hamaideh, 2011). © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016
  6. 6. 1. Contexte et problème Cette problématique est d’autant plus préoccupante considérant : qu’un nombre grandissant d’étudiants universitaires sont au prise avec des problèmes de santé mentale (Healy, 2010) ; que le nombre d’étudiants universitaires est en constante augmentation (Lane, 2010). Ceci fait en sorte que le phénomène de stress et de santé mentale chez les étudiants universitaires et les enjeux qui en découlent auront tendance à devenir de plus en plus importants dans les années à venir. © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016
  7. 7. 1. Contexte et problème Plusieurs sources de stress ont été identifiées chez les étudiants universitaires : les conflits interpersonnels, les problèmes financiers (Towbes et Cohen, 1996; Burge, 2009) ; l’environnement social, la famille (Rocha-Singh, 1990) ; la pression du temps, la pression de la faculté (Cahir et Morris, 1991) ; les changements et les pressions imposées par soi (Gadzella, 1991) ; les conflits interpersonnelle, les conflits intrapersonnels, la concilation travail-étude, la qualité de l’enseignement (Burge, 2009) ; la préparation aux cours (Boudoukha, et al. 2011) ; la famille, le travail, les finances, la préparation aux examens, les horaires changeants (Marshall et al. 2008). © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016
  8. 8. 1. Contexte et problème Plusieurs conséquences du stress ont été identifiées chez les étudiants universitaires (Gadzella, 1991; Lakaev, 2006, 2009; Canadian Organization of University and College Health, 2013) : trouble anxieux, insomnie ; sentiment de débordement, solitude et épuisement scolaire ; trouble somatique ; dépression nerveuse ; épuisement émotionnel, troubles cognitifs ; augmentation de la consommation de tabac, d’alcool et de psychotropes ; augmentation de comportement à risques et de violence ; suicides. © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016
  9. 9. 1. Contexte et problème Canadian Organization of University and College Health (2013) 30 000 étudiants interrogés (cégeps, collèges et universités canadiennes) 90 % sont débordés par l'ampleur des tâches à accomplir 50 % sont désespérés 63 % souffre de solitude 9,5 % a sérieusement pensé au suicide durant la dernière année 1,3 % ont fait une tentative durant l’année (ce qui équivaut à 390 étudiants) © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016
  10. 10. 1. Contexte et problème L’université de Montréal n’est pas épargnée par ce phénomène :  Constitution d’un comité du recteur pour se pencher sur le problème ;  Plusieurs initiatives individuelles dans les différentes facultés de l’UdeM pour intervenir auprès des étudiants. © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016
  11. 11. 2. Les limites de la recherche et de l’intervention Sur la complexité du phénomène de stress : Entre les sources, les ajustements et les conséquences © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016
  12. 12. PERSPECTIVE THÉORIQUE Source de stress Cause (Santé/maladie) Première définition du stress : Le stress est une demande face auquel l’organisme doit s’adapter (Selye, 1956). • Stimulus-réponse • Fight / flight / freeze (Cannon, 1935) Approche physiologique (Lupien, 2009) © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016 2. Les limites de la recherche et de l’intervention
  13. 13. Source de stress Cause (Santé/maladie) Approche transactionnel du stress (coping): Le stress est une transaction entre la personne et l’environnement dans laquelle la situation est évaluée par la personne comme étant un défi (si elle a les ressources) ou une menace (lorsque les ressources sont jugées insuffisantes) avant de déployer des stratégies de coping (cognitives-émotionnelle, comportementales) Approche psychologique (Lazarus, 1966, 2000) Évaluation cognitive et stratégies d’ajustement © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016 2. Les limites de la recherche et de l’intervention
  14. 14. Approche sociale du stress (environnement et soutien): Le stress dépend des conditions de vie, des demandes, des contraintes, des conflits, des incertitudes et des évènements perturbateurs qui mettent à l’épreuve la capacité d’adaptation de l’individu (coping) Approche psychosociologique (Pearlin 1989) Environnement et soutien social Source de stress Cause (Santé/maladie) Évaluation cognitive et stratégies d’ajustement © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016 2. Les limites de la recherche et de l’intervention
  15. 15. Les stratégies d’ajustement (coping) des étudiants (Marshall, 2008; Moffat et al., 2004) : exercice physique ; passer du temps avec les amis et la famille ; Dormir ; regarder la télévision ; boire de l’alcool ou autres relaxant-stimulants ; Distraction ; prier, la religion ; soutien émotionnel ; Humour ; Désengagement ; ventiller. © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016 2. Les limites de la recherche et de l’intervention
  16. 16. Comment intervenir selon l’OMS (2004) ? : Intervention primaire : centrée sur les causes (approche la plus efficace à long terme) Intervention secondaire : centrée sur l’éducation et de la promotion (ex : conférence sur la gestion du stress, massage sur chaise, atelier de méditation pleine conscience) Intervention tertiaire : centrée principalement sur le curatif (ex : PAÉ - service de consultation psychologique pour les étudiants) © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016 2. Les limites de la recherche et de l’intervention
  17. 17. Les deux principales critiques sur la recherche et l’intervention : 1. La mesure sur les sources (pour une intervention à visée primaire) permet de généraliser, mais le chercheur ou le consultant, suite à son analyse, propose des recommandations (majoritairement au niveau des interventions secondaires ou tertiaires) qui sont souvent décontextualisées de la réalité de chacun des milieux, de leur particularités sociales et de leur culture. © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016 2. Les limites de la recherche et de l’intervention
  18. 18. Les deux principales critiques sur la recherche et l’intervention : 2. Les approches de niveau secondaire, bien qu’efficaces, ont un effet pervers qui favorise le repli sur soi. On renvoi à chacun la responsabilité de sa santé individuellement et on oublie du même coup les forces du social (tant positive que négative) : les enjeux-pressions des normes sociales, l’importance du soutien d’autrui. © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016 2. Les limites de la recherche et de l’intervention
  19. 19. Question de recherche : Comment intervenir chez les étudiants de l’université de Montréal afin de favoriser le déploiement des stratégies d’adaptation qui s’avèrent les plus efficaces à réduire leur stress perçu et améliorer leur bien-être lors de leur cheminement académique. © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016 2. Les limites de la recherche et de l’intervention
  20. 20. 3. Proposition d’une approche collaborative APPROCHE COLLABORATIVE La littérature nous invite à initier des démarches collaboratives qui permettent aux individus de participer collectivement tout autant à l’identification des sources pathogènes qu’à la découverte de stratégies salutogènes. C’est notre objectif : faire participer les étudiants non seulement à identifier les sources de leur difficultés, mais aussi à trouver des solutions pour leur bien-être. © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016
  21. 21. APPROCHE COLLABORATIVE ◦ Plusieurs approches d’accompagnement clinique et psychosocial ont vu le jour ces dernières années pour aider les personnes, les groupes et les organisations à faire face aux exigences élevées de la vie scolaire, du monde du travail et de la vie active dans nos sociétés en constante mutation dans la perspective d’approches collaboratives, de recherches-action et de recherche-intervention au sens large du terme (Merini et Ponté, 2008). ◦ Ces pratiques sont porteuses de visions renouvelées de la relation d’aide, de la formation et du développement des personnes (Doucet et Bourassa 2016). © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016 3. Proposition d’une approche collaborative
  22. 22. APPROCHE COLLABORATIVE ◦ Ces nouvelles approches de la recherche et de l’intervention réinterrogent les rapports entre l’observateur et l’observé. ◦ La recherche ou l’intervention ne s’effectuent plus « sur », mais « avec » les sujets d’étude et elles se font « action » vers une transformation (Doucet et Bourassa 2016). ◦ Le savoir ne se situerait plus seulement du côté de la science et des chercheurs, mais aussi du côté des praticiens (les étudiants) qui seraient également considérés comme producteurs de connaissances (Darré, 1999; Perrenoud, 2012; Schön, 1996). © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016 3. Proposition d’une approche collaborative
  23. 23. APPROCHE COLLABORATIVE ◦Recherches-actions, recherches collaboratives, partenariales ou participatives s’inscrivent dans la visée de réinterroger le statut des savoirs et de viser explicitement à la fois l’innovation dans les pratiques par le changement et l’avancement des connaissances scientifiques…(Doucet et Bourassa 2016). © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016 3. Proposition d’une approche collaborative
  24. 24. APPROCHE COLLABORATIVE Le paradigme de l’expert en intervention est ainsi remis en question. Le clinicien qui sait et le client qui se laisse guider est reconsidéré afin de laisser place à davantage d’espace pour l’émergence des compétences et ressources des personnes dans le processus de relation d’aide (Le Bossé, 2011; Paul, 2009). Cette perspective permet à l’accompagnateur de faire équipe avec les accompagnés de manière à ce que les savoirs et l’expérience de l’un et l’autre puissent favoriser l’émergence de nouvelles solutions (Doucet et Bourassa 2016). © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016 3. Proposition d’une approche collaborative
  25. 25. 1er PHASE (questionnaire) Développé par le groupe du rectorat (sources et conséquences) Possibilité d’utiliser les donnés pour agir-collaborer sur le stress des étudiants de l’UdeM 2e PHASE (approche collaborative à définir) Sur la base des résultats au sondage étudiants montrant les sources de difficultés et leurs conséquences Participation des étudiants et professeurs en groupe par faculté (à définir) Présentation des résultats au sondage et discussion sur les sources afin de faire émerger des moyens de les diminer-enrayer Présentation des résultats sur les conséquences et discussion afin de faire émerger les meilleures solutions (stratégies de coping salutogène, individuelle et collective) 3. Proposition d’une approche collaborative © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016
  26. 26. MERCI ! CONCLUSION © Emmanuel Poirel et Gilles Leclerc et al., mai 2016

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