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Osiris 45

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Osiris News c'est le magazine du CHU Brugmann et de l'Huderf, l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola qui vient de fêter ses 30 ans!

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  1. 1. newsCHU/UVC Brugmann HUDERF - UKZKF HORTA BRIEN REINE/KONINGIN ASTRID # 45 Décembre 2016 Février 2017 December 2016 Februari 2017 TRIMESTRIEL DRIEMAANDELIJKS Osiris 08 Dossier – Campus Osiris: des hôpitaux écoresponsables 12 Portrait/Zoom – La Direction médicale et le Conseil médical changent de main Portrait PRS GILLET ET DE MEYER La nouvelle direction médicale du CHU Brugmann TRIMESTRIEL DRIEMAANDELIJKS OsirisTRIMESTRIEL DRIEMAANDELIJKS WWW.CHU-BRUGMANN.BE WWW.UVC-BRUGMANN.BE WWW.HUDERF.BE WWW.UKZKF.BE UTILISATION RATIONNELLE DE L’ÉNERGIE… et autres initiatives «eco-friendly» prises sur le campus Osiris 17 Zoom – 30 ans de l’HUDERF: retour sur une année très spéciale 18 En images – L’implantation cochléaire, qu’est-ce que c’est? 20 Innovation – Sclérose en plaques: du neuf dans la prise en charge 22 Passion – Peter Vereecken: à la découverte de l’artiste derrière le technicien news
  2. 2. www.schindler.be Een efficiënte dienstverlening in alle vertrouwen. Un service efficace en toute confiance. Schindler 2500
  3. 3. 3 Édito 30 années de développement considé- rable, une grande créativité et une adaptation permanente aux défis sur le plan de la multi- disciplinarité des programmes de soins, de l’enseignement et de la recherche, les trois piliers d’un hôpital universitaire, sans oublier notre rôle majeur dans le domaine de la pré- vention, de l’éducation à la santé. 30 ANS, ÇA SE FÊTE! Beaucoup d’événements ont marqué cette année particulière: la journée de l’in- novation technologique, la fête des enfants, la fête du personnel, le colloque sociétal, et enfin la séance académique comme point d’orgue de cette année festive. À noter également que nos séminaires scientifiques hebdomadaires ont eux aussi revêtu un éclat particulier avec la participa- tion d’éminentes personnalités de Belgique et d’ailleurs. Ces nombreux événements ont largement contribué à la renommée de notre institution et ont permis de mettre en exergue son caractère réfé- rentiel ainsi que le rôle essentiel qu’elle remplit chaque jour au service des familles. Les chiffres consacrent l’importance de l’expansion de l’hôpital: 40.000 urgences, près de 200.000 passages en ambulatoire, 20 conventions INAMI pour les maladies rares ou chroniques et plus de 7.000 admissions par an. Une croissance qui sera soutenue par l’occupation progressive du nouveau bâtiment Vis à partir de 2018. # 45 Décembre 2016 Février 2017 December 2016 Februari 2017 Osiris News Le magazine du CHU Brugmann et de l'HUDERF Het tijdschrift van het UVC Brugmann et het UKZKF Éditeur responsable/Verantwoordelijke uitgever: Francis De Drée CHU Brugmann-UVC - site Victor Horta Place Van Gehuchten 4 Van Gehuchtenplein Bruxelles 1020 Brussel Directeur de la rédaction/Redactiedirecteur: Francis de Drée Rédaction/Redactie: Aude Dion, Julie Luong Coordination/Coordinatie: Aude Dion Secrétaire de rédaction/Eindredactie: Claudine De Kock Photo de couverture/Coverfoto: Laetizia Bazzoni Photos/Foto’s: Laetizia Bazzoni, Olivier Degrande, Ivan Verzar D.R. Maquette/Ontwerp: Marie Bourgois Mise en page/Opmaak: Catherine Harmignies Réalisation et production/Ontwerp en uitvoering: Rue Rodenbachstraat 70, Bruxelles 1190 Brussel Tel: 02/640.49.13 - Fax: 02/640.97.56 e-mail: info@vivio.com - www.vivio.com Comité de rédaction/Redactiecomité: Georges Casimir, Francis De Drée, Bruno De Meue, Abdallah Kanfaoui, Karin Keppens, Isabelle Poplemont, Maud Rouillé, Steve Vanhassel (webmaster@chu-brugmann.be) Impression/Druk: Artoos Publicité/Reclameregie: Publiest Chaussée de Haecht, 547, Haachtsesteenweg Bruxelles 1030 Brussel Tel: 02/245.47.74 - Fax: 02/245.44.63 e-mail: paulmeyer@publiest.be Avis: La reproduction, même partielle, des articles du magazine Osiris News est interdite sans autorisation préalable. Les articles publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. Bericht: De artikels uit het tijdschrift Osiris News mogen niet overgenomen worden, ook niet gedeeltelijk, zonder schriftelijke toestemming. Alleen de auteurs zijn verantwoordelijk voor de inhoud van hun artikels. UN HÔPITAL TOURNÉ VERS L’AVENIR En termes de défis, il y a tout d’abord le dévelop- pement du réseau Pôle Hospitalier Universitaire de Bruxelles (PHUB) avec l’Hôpital Érasme et les hôpi- taux du CHU de Bruxelles, le plus grand de Belgique avec 1.200.000 consultations annuelles (comme le CHU de Lille, troisième de France). Ensuite la structuration en réseaux de soins conformément aux plans du gouvernement fédéral. Et pour suivre… Notre identité universitaire tertiaire, évidente pour nos patients et nos médecins référents, mais pas encore reconnue officiellement par la ministre de la Santé publique compte tenu du nombre déjà élevé d’hôpitaux académiques en Belgique (sept, chaque uni- versité disposant de son propre hôpital académique). ENCORE PLUS DE DÉFIS Mais les challenges sont aussi de nature thérapeutique et technologique: à cet égard, nous souhaitons continuer à nous adapter aux défis de santé publique tout en privilégiant l’humanisation des soins. En interne, la gestion des conflits inhérents à toute grande entreprise (aujourd’hui près de 1.000 personnes) et la promotion de la convivialité sans laquelle rien n’est durable. Il nous paraît indispensable également de souli- gner l’apport formidable de l’École Robert Dubois et de son personnel, des bénévoles et des nombreuses associations qui nous soutiennent. Bref nous pouvons être fiers du chemin parcouru grâce à la force de notre objet social: le bien-être des enfants! Pr Georges Casimir, Directeur Général Médical de l’HUDERF Bruno De Meue, Directeur Général de l’HUDERF Anniversaire L’HUDERF: 30 ans... Et après? L’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) vient de fêter ses 30 ans: une fête en l’honneur des enfants et des équipes qui les soignent. 30 années de développement considé- rable, une grande créativité et une adaptation permanente aux défis sur le plan de la multi- disciplinarité des programmes de soins, de l’enseignement et de la recherche, les trois piliers d’un hôpital universitaire, sans oublier notre rôle majeur dans le domaine de la pré- vention, de l’éducation à la santé. 30 ANS cette année particulière: la journée de l’in- novation technologique, la fête des enfants, la fête du personnel, le colloque sociétal, et enfin la séance académique comme point d’orgue de cette année festive. À noter également que nos séminaires scientifiques hebdomadaires ont eux aussi revêtu un éclat particulier avec la participa- tion d’éminentes personnalités de Belgique et d’ailleurs. ©IvanVerzar années de développement considé- rable, une grande créativité et une adaptation permanente aux défis sur le plan de la multi- disciplinarité des programmes de soins, de l’enseignement et de la recherche, les trois piliers d’un hôpital universitaire, sans oublier notre rôle majeur dans le domaine de la pré- vention, de l’éducation à la santé. , ÇA SE FÊTE! Beaucoup d’événements ont marqué cette année particulière: la journée de l’in- novation technologique, la fête des enfants, la fête du personnel, le colloque sociétal, et enfin la séance académique comme point d’orgue de 30 années de développement considé- rable, une grande créativité et une adaptation permanente aux défis sur le plan de la multi- disciplinarité des programmes de soins, de piliers d’un hôpital universitaire, sans oublier notre rôle majeur dans le domaine de la pré- vention, de l’éducation à la santé. novation technologique, la fête des enfants, la fête du personnel, le colloque sociétal, et enfin la séance académique comme point d’orgue de
  4. 4. 4 Woord vooraf 30 jaar: een periode van sterke ontwikkeling, tome- loze creativiteit en permanente aanpassing aan de drie grote uitdagingen (en basispijlers) van een universitair ziekenhuis: multidisciplinaire zorgprogramma’s, onder- wijs en wetenschappelijk onderzoek. Zonder onze belangrijke rol te vergeten op het vlak van preventie en gezondheidseducatie. EEN 30STE VERJAARDAG: DAT MOET GEVIERD WORDEN! Dit bijzondere feestjaar werd opgeluisterd door heel wat evene- menten: de dag van de technologische innovatie, het kinderfeest, het personeelsfeest, het maatschappelijk colloquium, en last but not least: de academische zitting als apotheose. Ook onze wekelijkse wetenschappelijke seminaries kregen een bijzondere weerklank dankzij de aanwezigheid van vooraanstaande binnen- en buitenlandse prominenten. Deze talrijke evenementen droegen sterk bij tot de faam van onze instelling en zetten niet alleen haar baanbrekende rol in de verf, maar ook de essentiële taak die ze dag in dag uit vervult in dienst van de gezinnen. De cijfers spreken boekdelen over de groei van het zieken- huis: 40.000 spoedgevallen, bijna 200.000 ambulante consulten, 20 RIZIV-overeenkomsten voor zeldzame en chronische ziekten, en meer dan 7.000 opnames per jaar. Een groei die nog versterkt zal worden door de geleidelijke ingebruikneming vanaf 2018 van het nieuwe gebouw Vis. Verjaardag Het UKZKF bestaat 30 jaar… En wat nu? Het Universitair Kinderziekenhuis Koningin Fabiola (UKZKF) vierde onlangs zijn 30ste verjaardag. Een feest ter ere van de kinderen en hun verzorgingsteams … EEN ZIEKENHUIS MET DE BLIK OP DE TOEKOMST Uitdagingen zijn er alvast genoeg. In de eerste plaats de verdere uitbouw van het Universitaire Ziekenhuisnetwerk van Brussel (UZNB), met het Erasmusziekenhuis en de ziekenhuizen van het UVC van Brussel, het grootste van België, met 1.200.000 consulten per jaar (evenveel als het CHU de Lille, het derde grootste netwerk van Frankrijk). Vervolgens de structurering in zorgnetwerken, overeen- komstig de plannen van de federale regering. En last but not least: onze identiteit als tertiaire universiteit. Zeer duidelijk voor onze patiënten en referentieartsen, maar nog niet offici- eel erkend door de minister van Volksgezondheid, gezien het al grote aantal academische ziekenhuizen in België (zeven in totaal, waarbij elke universiteit over haar eigen academisch ziekenhuis beschikt). NOG MEER UITDAGINGEN Maar daarnaast zijn er ook nog therapeutische en technologische uitdagingen. In dat verband willen we ons blijven aanpassen aan de nieuwe uitdagingen op het vlak van volksgezondheid en tegelijk 'zorg op mensenmaat' centraal stellen. Intern is er de beheersing van de conflicten die nu eenmaal eigen zijn aan alle grote ondernemingen (vandaag bijna 1.000 medewerkers), en het verbeteren van de werk- sfeer, de enige manier om duurzaamheid na te streven. We willen ook absoluut de fantastische bijdrage in de verf zetten van de School Robert Dubois en haar personeel, en van de vrijwil- ligers en talrijke verenigingen die ons ondersteunen. Kortom, we mogen trots zijn op de afgelegde weg, dankzij de kracht van ons maatschappelijk doel: het welzijn van onze jonge patiënten! Prof. Georges Casimir, Algemeen medisch directeur van het UKZKF Bruno De Meue, Algemeen directeur van het UKZKF PRIX Des CHERCHEURS du CHU Brugmann mis à l’honneur Les lauréats 2016 de la Fondation Brugmann ont été récompensés pour leur dynamisme en matière de recherche. Les bourses attribuées à ces six professionnels de la santé issus de différents départements du CHU Brugmann facilite- ront le futur développement de leurs projets de recherche. Damien Brevers, chargé de recherche au FNRS et chercheur au laboratoire de psychologie médicale et d’addictologie du CHU Brugmann, s’est vu décerner deux prix pour son étude sur le comportement des joueurs de poker. Le jeune chercheur a eu recours à une méthodologie innovante, basée sur une analyse à la fois comportementale et céré- brale (via imagerie médicale) des sujets observés. Cela lui a permis de mettre en évidence la manière dont les limites de nos ressources cognitives et attentionnelles peuvent entra- ver notre réussite à modifier certains comportements. Les résultats des recherches de Damien Brevers ont été primés lors de la National Center for Responsible Gaming Conference (à Las Vegas) et lors du Belgian Brain Council (à Mons). 30 jaar: een periode van sterke ontwikkeling, tome- loze creativiteit en permanente aanpassing aan de drie grote uitdagingen (en basispijlers) van een universitair ziekenhuis: multidisciplinaire zorgprogramma’s, onder- wijs en wetenschappelijk onderzoek. Zonder onze belangrijke rol te vergeten op het vlak van preventie en gezondheidseducatie. : DAT MOET GEVIERD bijzondere feestjaar werd opgeluisterd door heel wat evene- menten: de dag van de technologische innovatie, het kinderfeest, het personeelsfeest, het maatschappelijk colloquium, en last but not least: ©IvanVerzar ©D.R. Les lauréats de cette année (de gauche à droite): Xavier Noël (psychiatrie), Roxane Dewrée (biologie clinique), André Nazac (gynécologie), Florence Rousseau (gériatrie), Maureen Masset (ophtalmologie) ainsi que Jacques Jani (gynécologie). ©D.R.
  5. 5. 5 News SENSIBILISATION HYGIÈNE DES MAINS: l’affaire de tous! La campagne annuelle de promotion de l’hygiène des mains bat son plein au CHU Brugmann. Le slogan de cette année: «Tous ensemble, évitons les infections!». La transmission des germes par les mains est la première cause d’in- fections liées aux soins, mais il est possible de prévenir ces contaminations en observant des règles élémentaires d’hygiène des mains. D’où l’impor- tance de rappeler les bons gestes en la matière. Comme chaque année, les autorités fédérales ont organisé une campagne de sensibilisation et ont invité les hôpitaux à y participer. UNE CAMPAGNE 2017 AXÉE SUR L’IMPLICATION DES DIRECTIONS ET DES PATIENTS «Dans le cadre de cette grande action, des formations ont été organisées sur chaque site du CHU Brugmann», indique Yves Velghe, manager de soins en charge de l’hygiène hospitalière. «Côté patients et visiteurs, nous avons installé des stands avec "boîtes à coucous" à différents endroits de l’hôpital. Ces boîtes un peu particulières nous permettent de sensibiliser aux tech- niques de désinfection. Les participants sont invités à se frictionner les mains avec un gel hydro-alcoolique phosphorescent avant de les passer dans la boîte à coucous. Là, un système d’éclairage ultraviolet dévoile les zones où le gel a été appliqué correctement et celles où il a été mal réparti. Les patients ont aussi été invités à remplir un questionnaire qui portait sur leur ressenti par rapport à l’hygiène des mains des professionnels de la santé, ce qui en fait des partenaires actifs dans la qualité de leurs soins.» LE COMPORTEMENT DES PROFESSIONNELS À LA LOUPE Parallèlement à cette campagne de sensibilisation, des séances d’obser- vation des soignants ont été réalisées par Julie Bonte, Albertine Metango et Yves Velghe, infirmiers hygiénistes. «Il s’agissait d’observer le comportement des professionnels sur le terrain et de vérifier que les règles d’hygiène (voir encadré) étaient bien respectées», précise Yves Velghe. «D’autres périodes d’observation sont prévues; elles seront réalisées par des référents d’hygiène au sein d’unités de soins. L’ensemble des résultats sera présenté aux responsables des services.» L’initiation aux techniques d’hygiène des mains a remporté un certain succès auprès des patients et visiteurs de l’hôpital. HYGIÈNE DES MAINS: LES BONS GESTES • Veiller à garder les avant-bras dégagés et les ongles courts et propres (pas de vernis ni de faux ongles). • Ne pas porter de montre ou de bijoux aux mains et aux poignets. • Se désinfecter les mains avec une solution hydro-alcoolique dans les situations suivantes: - avant et après tout contact direct avec un patient, - immédiatement avant un acte propre ou invasif (soins de bouche, admi- nistration de gouttes dans les yeux, injection…), - après l’exposition à des liquides biologiques (sang, urine…), - après tout contact avec l’environnement du patient (changement des draps de lit, manipulation des lignes intraveineuses…), - immédiatement après le retrait des gants. INFO SERVICE BRINGME BOX: mode d’emploi Depuis février 2017, un système de livraison de colis personnels est en place sur les sites Horta et Brien: la Bringme Box. «La Bringme Box permet de se faire livrer des colis per- sonnels sur son lieu de travail», explique Charlotte Libert, res- ponsable du dépar- tement achats. «Ce système est gracieu- sement mis à disposi- tion de l’ensemble des membres du person- nel pour leur faciliter le quotidien.» «Au total, vingt casiers ont été instal- lés dans des endroits spécifiquement étu- diés pour leur acces- sibilité: l’accueil du site Horta (bâtiment A, rez-de-chaussée) et le couloir du 1er étage à Brien. Les colis peuvent être retirés 24h sur 24.» «Le système mis en place restera en l’état pendant un an», indique Charlotte Libert. «À l’issue de cette période, nous réaliserons un bilan et déterminerons s’il est opportun d’étendre ou non les box.» EN PRATIQUE Pour utiliser la Bringme Box, il suffit de: - s’inscrire via le lien reçu par e-mail et télécharger l’application gratuite si l’on dispose d’un smartphone; - au moment de la commande sur internet, indiquer «Bring Me» avant ses nom et prénom, et utiliser l’adresse de la Bringme Box d’Horta (Place Van Gehuchten 4, 1020 Bruxelles) ou de celle de Brien (Rue du Foyer Schaerbeekois 36, 1030 Bruxelles); - récupérer son colis à l’aide du code d’accès person- nel ou du QR code reçu par e-mail lors de la livraison du colis. Vous avez au maximum 5 jours pour retirer votre paquet de la Bringme Box. DES QUESTIONS? BESOIN D’AIDE? Des réponses peuvent être trouvées: - via l’application Bringme (Profil – Help), - par e-mail (support@bringme.com), - par téléphone (helpdesk): +32 78 35 36 60, - via le gestionnaire interne du CHU Brugmann: sebastien.danze@chu-brugmann.be. ©D.R. ©D.R.
  6. 6. 6 News BILAN Le VOLONTARIAT au CHU Brugmann en 3 chiffres 106volontaires sont actifs sur les sites de l’établissement en 2016. Cela représente une croissance de 25% des effectifs par rap- port à 2015 et de 90% si l’on compare ces chiffres à ceux de 2014! 556heures: ensemble, ces bénévoles consacrent en moyenne 556 heures de leur temps à l’hôpital chaque semaine. 60ans: c’est l’âge moyen des volon- taires au CHU Brugmann en 2016, soit 6 ans de moins qu’en 2014. APPEL AUX VOLONTAIRES! Au CHU Brugmann, il existe des fonc- tions pour tous les âges et tous les goûts. Quelques exemples? - En gériatrie: écouter, assurer une pré- sence, un accompagnement lors des repas et des examens, et éventuellement proposer des activités créatives ou artistiques. - À l’accueil: accueillir, informer et orien- ter les patients dans tout l’hôpital. - À la maternité: orienter et accompa- gner les mamans et les nouveau-nés vers les lieux d’examen et de consultation. - Sur le site Reine Astrid: accompagner les patients et aider à l’organisation des ciné-clubs du mercredi après-midi. Les personnes intéressées par un projet de volontariat au CHU Brugmann peuvent prendre contact avec la coordination du volontariat par téléphone au 02/477 21 59 ou via l’adresse volontariat@chu-brugmann.be. BÉNÉVOLE À L’HUDERF? L’Hôpital des Enfants recherche également des bénévoles pour proposer des activités créatives et assurer une présence en salle de jeu et auprès des patients hospitalisés. Plus d’infos sur: www.huderf.be/fr/job/volunteer.asp. CANCER «Au fil des mots»: la nouvelle initiative de la CLINIQUE DU SEIN Depuis février 2017, le Département de Sénologie propose un espace de rencontre pour les femmes confrontées à un cancer du sein. Ce lieu d’écoute et d’échange est animé un jeudi par mois par une psychologue et l’infirmière coordinatrice de la Clinique du sein. Il offre un cadre pour partager son vécu de la maladie et son impact sur le corps et l’image de soi, sans oublier ses incidences sur ses proches et les projets de vie. Contact: 02/477 36 84 PÉDIATRIE JEUTESOIGNE.BE: une plateforme web pour prévenir la douleur de l’enfant L’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) et l’Association Belge de Lutte contre la Douleur Infantile (ABELDI) ont lancé un outil innovant pour aider les enfants et leurs parents à mieux appréhender la douleur. La plateforme web www.jeutesoigne.be promeut la distrac- tion comme outil de soins pour prévenir la douleur et propose aux parents, aux patients et aux soignants des informations et des jeux destinés à améliorer la prise en charge de la douleur. La douleur liée à la maladie et aux soins n’a en effet rien d’éducatif. Elle laisse une trace dans la mémoire des enfants et peut notamment initier la phobie des soins et mettre à mal les intervenants. vers les lieux d’examen et de consultation. Ouvert 7/7 - Du lundi au vendredi : 8h > 18h & le week-end : 11h30 > 17h30 Open 7/7 - Van maandag to vrijdag: 8 u. > 18 u. & het weekend: 11.30 u. > 17.30 u. Bâtiment maternité, E4 / Het materniteitsgebouw, E4 WWW.COSY.COOL Espace presse / Journaux / Cadeaux Boulangerie / Café / Biscuits / Snacks / Sandwichs / Douceurs Potages et quiches du jour / Salades / Plats cuisinés / Desserts variés Service traiteur pour vos reunions Kranten / Magazines / Kadootjes Bakkerij / Koffie / Snacks / Sandwiches / Zoetigheden Dagsoep / Quiche / Salades / Warme schotels / Verschillende soorten desserten ©D.R.
  7. 7. Dossier 8 ENVIRONNEMENT CAMPUSquand les hôpitaux Aude Dion Olivier Degrande, D.R. Ces dernières années, des initiatives «eco- friendly» ont fleuri sur le campus Osiris. Leur point commun? Elles sont portées par des équipes ambitieuses et motivées, soucieuses de faire des hôpitaux du campus des établissements écoresponsables à la pointe. Avez-vous la moindre idée de la quantité de déchets produits dans un hôpital de l’envergure du CHU Brugmann chaque année? «Si on additionne les chiffres des sites Horta et Brien, on avoisine les 500 tonnes de déchets ménagers par an!», indique Paul Thevelin, responsable du Département Facilitaire du CHU Brugmann. «En ce qui concerne les déchets spécifiquement médicaux, à savoir tout ce qui a été en contact avec le patient (bandages, compresses…), on arrive à 162 tonnes. Le papier/carton représente quant à lui une centaine de tonnes.» On le voit, la gestion des déchets constitue un enjeu de taille pour les établissements hospitaliers. LA RÈGLE DES «3R» «Parmi les initiatives prises dans ce cadre, nous essayons de sensibiliser l’ensemble du personnel hos- pitalier à la désormais bien connue règle des "3R" qui sous-tend tout comportement écoresponsable: "reduce – reuse – recycle"», expliquent Pascal Buyse, respon- sable des services Achats et Logistique de l’HUDERF, et Alexandra Chkolar, en charge du suivi de l’amélioration de la collecte des déchets. «L’idée est de donner la priorité à la réduction des déchets (reduce) en amont en menant une réflexion sur ce qu’on va utiliser, de réutiliser (reuse) quand c’est possible, et enfin de recycler (recycle) tout ce qui peut l’être. C’est ici qu’intervient le tri des déchets.» «En tant qu’institution de soins de santé publique, nous sommes légalement tenus de faire le tri sélectif», signale Paul Thevelin. Mais tant le CHU Brugmann que l’HUDERF ont à cœur de se profiler à la pointe de la gestion des déchets. À L’HUDERF «Nous recyclons une grande partie de nos déchets depuis des années», indique Pascal Buyse. «Il y a quelques mois, nous avons mis en place une filière de recyclage du film plas- tique utilisé pour protéger les chariots de linge qui arrivent chaque jour en masse à l’hôpital. 10 m3 de ces films plastiques ont déjà été recyclés. De nouvelles zones de tri ont aussi récemment été installées de manière à capter une part encore plus grande de déchets recyclables. On peut y déposer des PMC, des déchets Recupel (comme les piles), du papier/carton mais aussi des documents contenant des données confiden- tielles, qui suivront une filière spécifique. En 2016, six tonnes de ce papier "confidentiel" ont été collectées et recyclées. La réaction du personnel à ces initiatives est enthousiaste, la culture du recyclage semble définitivement bien installée!» AU CHU BRUGMANN On observe un entrain similaire du côté du CHU Brugmann: «Nous avions proposé de fournir des poubelles "bleues" aux services qui souhaitaient collecter les déchets PMC. En quelques mois, nous sommes passés de 6 à 70 points de collecte!», se réjouit Paul Thevelin. «Chaque fois que nos fournisseurs nous proposent de nouvelles méthodes d’évacuation des déchets, nous essayons de les mettre en œuvre», poursuit-il. «Un exemple récent: le recyclage des cartouches d’encre, qui peuvent être ouvertes, vidées et reconditionnées.» «Le déchet est devenu une richesse», conclut Paul Thevelin. «C’est évident pour tout ce qui est recyclé et transformé en matière première (papier, plastique, métal…). Mais même les déchets non recyclables peuvent être reva- lorisés, par exemple en transformant la chaleur générée lorsqu’ils sont incinérés en une nouvelle source d’énergie.» Fr. Nl. D CAMPUS OSIRIS: ALS ZIEKENHUIZEN DE ECOLOGISCHE TOER OPGAAN De voorbije jaren zijn er op de campus Osiris een aantal milieu- vriendelijke initiatieven gelanceerd. Rode draad? Ze worden gedragen door ambitieuze, gemotiveerde teams die van de campusziekenhuizen baanbrekende milieubewuste instellingen willen maken. In dit dossier zetten we een reeks projecten in de kijker die op touw gezet werden in het UVC Brugmann en het UKZKF. Van recyclage van een groot deel van het afval tot initiatieven om het papierverbruik drastisch te verminderen en energiebesparende maatregelen (warmtekrachtkoppeling, bouw- en renovatie- werken, gegroepeerde energieaankoop…).
  8. 8. 9 OSIRIS:se mettent AU VERT UN PAS DE PLUS VERS L’HÔPITAL «PAPERLESS»! En l’espace de quelques années, le Service de Médecine nucléaire du CHU Brugmann a drastiquement diminué sa consommation de papier. «Auparavant, tous nos examens étaient imprimés», explique le Pr Anne- Sophie Hambye, chef du service. «En 2013, nous avons proposé aux méde- cins de l’hôpital d’utiliser le PACS, un sys- tème d’archivage informatisé des images qui permet de les consulter en ligne depuis l’établissement. Seuls les clichés destinés aux médecins extérieurs étaient encore imprimés. Cela nous a permis de diminuer notre consommation de papier de 80%!» «En 2016, nous sommes passés à la dictée informatique complète des protocoles d’examen: le texte lu dans le micro est automatiquement retranscrit sur l’ordina- teur. Cette formule permet un envoi plus rapide des examens urgents et nous aide à diminuer notre consommation de papier étant donné que les documents ne doivent plus être imprimés pour vérification par le médecin.» «Parallèlement, nous nous sommes mis à utiliser le tout nouveau portail d’imagerie médicale du CHU Brugmann. En pratique, le médecin et le patient reçoivent un code qui leur donne un accès en ligne à leurs "images", où qu’ils soient. Le protocole papier, lui, est envoyé aux médecins externes via un système sécurisé de trans- fert des données et/ou par la poste.» Le résultat de ces dernières mesures? Une diminution de la consommation de papier de 90% par rapport à 2013! «Cela corres- pond à une diminution des coûts de près de 6.000 euros et c’est un gain indéniable au niveau environnemental!» «Ces initiatives nous placent à la pointe par rapport aux autres hôpitaux», se félicite le Pr Hambye. «Si la majorité des services disposent aujourd’hui du PACS, le portail d’imagerie médicale, lui, n’est pas encore très développé dans le monde hospitalier.» «Au final, c’est aussi un bel exemple de collaboration entre les services de Médecine nucléaire et de Radiologie», souligne le Pr Hambye. «Un projet comme celui du por- tail d’imagerie n’aurait pas été mis sur pied pour le seul Service de Médecine nucléaire. D’où l’intérêt de collaborer entre services, tant pour le bien-être du patient que pour la préservation de l’environnement.» PLUS VERS L’HÔPITAL
  9. 9. Dossier 10 Économies d'énergie Cap sur L'INNOVATION Moins visibles mais tout aussi remarquables en termes de préservation de l’environnement, les mesures liées à une consommation maîtrisée de l’énergie peuvent faire la différence à l’échelle d’un hôpital. Parmi les dernières initiatives en date: l’installation, fin 2016, d’une toute nouvelle cogénération sur le site Horta. «Cette cogénération nous permet de produire de l’électricité et de la chaleur de manière simultanée», explique Laurence Caussin, gestionnaire Énergie du CHU Brugmann. «Sa mise en œuvre s’inscrit dans le cadre d’un projet global de rénovation de toute l’instal- lation de chauffage du site Horta.» LE PRINCIPE DE LA COGÉNÉRATION Concrètement, l’installation de Horta fonctionne avec un imposant moteur de 5 m de long alimenté au gaz. Ce moteur sert à faire tourner un alternateur et à produire de l’électricité qui est utilisée à l’hôpital. Mais ce n’est pas tout: le circuit de refroidissement du dispositif est raccordé au réseau de chaleur de UTILISATION RATIONNELLE DE L’ÉNERGIE: L’AFFAIRE DE TOUS! Pour parvenir à des résultats optimaux, la gestionnaire énergie travaille en étroite collaboration avec d’autres services comme les Travaux, les Achats ou encore les Cuisines. «Mais même si le gros du travail se fait dans l’ombre, chaque membre du personnel peut agir à son niveau!», affirme Laurence Caussin. «Penser à éteindre les appareils qui ne sont pas utilisés, ne pas laisser la lumière allumée, fermer les portes et fenêtres pour éviter les déper- ditions d’énergie, diminuer les vannes thermostatiques le soir… sont autant de petits gestes qui, mis bout à bout, peuvent avoir un réel impact. Autre attitude "eco-friendly": prévenir le helpdesk (5555/3) dès qu’on constate un problème technique ou une fuite.» Pour parvenir à des résultats optimaux, la gestionnaire énergie travaille en étroite collaboration avec d’autres services comme les Travaux, les Achats l’établissement, ce qui permet de chauffer les locaux grâce à la chaleur dégagée par le moteur. «La cogénération nous permet d’obtenir un rendement supérieur à ce que nous pourrions avoir avec une centrale électrique classique et une chaudière instal- lées de manière distincte», indique Laurence Caussin. DES ÉCONOMIES SUBSTANTIELLES «L’économie d’énergie est de l’ordre de 20%, ce qui équivaut à une diminution de 7.000 tonnes de CO2 sur un an dans notre cas!», précise Éric Renière, Directeur Technique du groupement Osiris. «L’installation de la cogénération nous a en outre permis de toucher des "certificats verts", mécanisme grâce auquel nous percevons des rentrées finan- cières non négligeables. Si on prend en compte les économies d’énergie réalisées et l’argent reçu suite à la revente des certificats verts, on arrive à un gain total annuel de 1 million d’euros grâce à la cogéné- ration. Bien que peu visible pour les membres du personnel, ce projet ambitieux a donc un impact consi- dérable pour l’hôpital!» À BRIEN AUSSI L’hôpital Paul Brien s’est associé au SIAMU, au CPAS de Schaerbeek et à la Maison du Travail pour installer une chaufferie aux pellets et une cogénération fonctionnant à l’huile de colza. «Il s’agit de l’une des plus grosses cogénérations de ce type en Belgique», précise Laurence Caussin. Éric Renière et Laurence Caussin posent à côté de l'imposante cogénération d'Horta.
  10. 10. 11 Éric Renière, Directeur Technique du groupement Osiris, et Laurence Caussin, gestionnaire Énergie nous en disent plus sur la manière dont les enjeux environnementaux rejoignent les intérêts financiers de l’hôpital quand il est question de consommation d’énergie. L’UTILISATION RATIONNELLE de l’énergie en questions 31 QUEL A ÉTÉ L’ÉLÉMENT DÉCLENCHEUR DE LA RÉFLEXION SUR LA CONSOMMATION D’ÉNERGIE DU CAMPUS OSIRIS? Éric Renière: «Au début des années 2000, nous avons entrepris de gros projets de rénovation de l’hô- pital. Cinq nouveaux bâtiments allaient être construits. Quand les deux premiers ont été opérationnels, nous nous sommes rendu compte que notre consommation d’énergie avait explosé. Nous avons alors demandé un audit à Bruxelles-Environnement afin d’adapter les plans de construction des trois bâtiments restants. Nos efforts ont surtout porté sur l’isolation des bâti- ments, les systèmes de récupération d’énergie sur la ventilation et la régulation des techniques. Ces adaptations nous ont permis de limiter sensiblement les coûts liés à l’énergie. L’impact positif sur l’envi- ronnement était par ailleurs bien réel, ce qui nous réjouissait car c’est un aspect qui nous tient à cœur. L’opération était véritablement "win-win".» 2 VOUS NE VOUS ÊTES PAS ARRÊTÉS EN SI BON CHEMIN; QUELLES SONT LES INITIATIVES QUI ONT ÉTÉ PRISES DANS LA FOULÉE? Laurence Caussin: «Grâce au projet "Plage" proposé par Bruxelles-Environnement, nous avons obtenu un soutien financier pour installer une comptabilité éner- gétique sur nos différents sites hospitaliers. Ce système nous a aidés à suivre l’évolution de nos consomma- tions énergétiques et à cibler nos actions. Nous avons notamment remis à neuf et isolé une grande partie des toitures du site Horta avec l’aide de subsides. Les travaux de rénovation et de construction sont nombreux dans un hôpital. Nous veillons à ce que des choix économes en énergie soient opérés dès le départ, ce qui est plus efficace. Nous travaillons également sur la gestion des installations existantes. Notre objectif est de les optimaliser pour qu’elles fonctionnent de la manière la plus efficace possible. Nous avons par exemple mis en place un programme-horaire pour couper l’activité de certains postes comme la ventilation pendant la nuit. Par ailleurs, nous nous sommes mis à acheter l’énergie de manière groupée, avec les autres hôpi- taux du réseau iris, ce qui nous permet d’obtenir le meilleur prix possible. Enfin, à l’instar d’un nombre croissant d’hô- pitaux, nous sommes partie prenante d’une initiative mise en place pour soutenir la stabi- lité du réseau électrique et éviter les fameux black-outs. En cas de risque de pénurie d’énergie, nous mettons à disposition nos groupes de secours de Brien afin d’ouvrir l’accès à une partie de nos réserves d’électricité. C’est un service d’intérêt général que nous rendons à la communauté et cela nous permet de diminuer nos consomma- tions d’énergie.» 3 QUELS SONT LES RÉSULTATS OBTENUS PAR LA MISE EN ŒUVRE DE CES MESURES? Laurence Caussin: «Les résultats sont très positifs! La consommation énergétique globale des sites Horta (HUDERF inclus) et Brien a diminué. Nous avons réduit notre consommation de chaleur au m2 d’environ 20%. La consommation d’électricité, elle, est en légère aug- mentation (10%), mais c’est surtout dû à l’acquisition de nouvelles machines et à l’augmentation d’activités hos- pitalières consommatrices d’énergies sur les différents sites, des domaines dans lesquels nous avons peu de prise en tant que gestionnaires énergie.» Éric Renière: «Au final, nous avons été en mesure de maîtriser nos consommations. Et quand on sait que le budget total consacré à l’énergie avoisine les 4 mil- lions d’euros pour un établissement comme le nôtre, on s’aperçoit aisément que même quelques pourcents d’économies peuvent déjà faire une grande différence!» «LA COGÉNÉ- RATION NOUS PERMETTRA D’ÉCONOMISER 1 MILLION D’EUROS PAR AN.» réjouissait car c’est un aspect qui nous tient à cœur. L’opération était véritablement "win-win".» ailleurs, nous nous sommes mis à acheter l’énergie de manière groupée, avec les autres hôpi- taux du réseau iris, ce qui nous permet d’obtenir le à l’instar d’un nombre croissant d’hô- pitaux, nous sommes partie prenante d’une initiative mise en place pour soutenir la stabi- lité du réseau électrique et éviter les fameux nous mettons à disposition nos groupes de nous permet de diminuer nos consomma- réjouissait car c’est un aspect qui nous tient à cœur. ailleurs, nous nous sommes mis à acheter l’énergie de manière groupée, avec les autres hôpi- taux du réseau iris, ce qui nous permet d’obtenir le à l’instar d’un nombre croissant d’hô- pitaux, nous sommes partie prenante d’une initiative mise en place pour soutenir la stabi- lité du réseau électrique et éviter les fameux nous mettons à disposition nos groupes de
  11. 11. Portrait 12 ALORS QU’AUPARAVANT LES POSTES DE DIRECTEUR MÉDICAL ET DE MÉDECIN- CHEF ÉTAIENT JOINTS, CES FONCTIONS SONT DÉSORMAIS OCCUPÉES PAR DEUX PERSONNES DIFFÉRENTES; QUELLES SONT LES RAISONS QUI ONT MOTIVÉ CE CHOIX? Pr Jean-Bernard Gillet: Remplir les nombreuses fonctions dévolues tant au médecin-chef qu’au direc- teur médical représente une charge de travail très conséquente. D’autant plus en ce moment, alors que nous sommes impliqués dans une dynamique de réseaux: des négociations sont en cours, des projets sont mis en place, des relations suivies sont à entrete- nir, notamment avec les hôpitaux du réseau iris et du CHU de Bruxelles (CHUB) 1 . Il y a en outre un vrai bénéfice à pouvoir se concerter et proposer deux regards différents. Je pense que cela nous confère une meilleure écoute et une meilleure compréhension des choses. CHOIX? Pr Jean-Bernard Gillet fonctions dévolues tant au médecin-chef qu’au direc- teur médical représente une charge de travail très conséquente. D’autant plus en ce moment, alors que nous sommes impliqués dans une dynamique de réseaux: des négociations sont en cours, des projets sont mis en place, des relations suivies sont à entrete- nir, notamment avec les hôpitaux du réseau iris et du CHU de Bruxelles (CHUB) y a en outre un vrai bénéfice à pouvoir se concerter et proposer deux regards différents. Je pense que cela nous confère une meilleure écoute et une meilleure compréhension des choses. conséquente. D’autant plus en ce moment, alors que nous sommes impliqués dans une dynamique de réseaux: des négociations sont en cours, des projets sont mis en place, des relations suivies sont à entrete- nir, notamment avec les hôpitaux du réseau iris et du CHU de Bruxelles (CHUB) Il y a en outre un vrai bénéfice à pouvoir se concerter et proposer deux regards différents. Je pense que cela nous confère une meilleure écoute et une meilleure compréhension des choses. INTERVIEW Un TOUT NOUVEAU DUO la DIRECTION MÉDICALE du CHU Aude Dion Laetizia Bazzoni Fin 2016, les Prs Jean-Bernard Gillet et Jean-Marie de Meyer sont devenus respectivement directeur médical et médecin-chef du CHU Brugmann. Osiris News est allé à leur rencontre. QUI EST LE PR JEAN-BERNARD GILLET? Si le Pr de Meyer est une figure bien connue du paysage «brugmannien», le Pr Gillet, lui, est une toute nouvelle recrue dans l’équipe. Mais qui est-il? Formé à l'ULB «Après mes études de médecine à l’ULB, je me suis spécialisé en méde- cine interne à l’Hôpital Érasme. Je me suis rapidement orienté vers les urgences, avant même que cela ne soit une spécialité reconnue en Belgique.» Un pionnier de la médecine d’urgence «Au tout début de ma carrière professionnelle, j’ai choisi de travailler dans un hôpital public qui avait une grosse activité d’urgence, l’Hôpital Saint- Camille à Namur. J’ai contribué à y lancer un véritable service d’urgence.» Un habitué des collaborations inter-hospitalières «Quand les deux hôpitaux publics namurois ont fusionné, on m’a demandé de devenir le médecin directeur de cette fusion. Il y a peu, j’ai pris la direc- tion générale médicale de Vivalia, un groupement de quatre hôpitaux de la province de Luxembourg. J’avais pour mission d’élaborer un plan médical global, ce qui a été fait. En raison de désaccords sur la phase transitoire, j’ai cependant choisi de quitter ce poste.» Un «touche à tout» «J’ai été tour à tour médecin urgentiste, directeur médical, chef de service (à Mont-Godinne et à l’UZ Leuven), enseignant, conseiller au cabinet du ministre Rudy Demotte et même président d’une ONG active dans l’aide au développement.» 1 Le CHUB regroupe les établissements du campus Osiris, le CHU Saint-Pierre et l’Institut Bordet Si le Pr de Meyer est une figure bien connue du paysage «brugmannien», le «MON EXPÉRIENCE DEVRAIT AIDER À À PROPOSER DES SOLUTIONS À LA FOIS NOVATRICESFOIS NOVATRICES ET ÉPROUVÉES.» du CHU
  12. 12. 13 à la tête de Brugmann MÉDECIN-CHEF, DIRECTEUR MÉDICAL: QUELLES DIFFÉRENCES? «Le médecin-chef est en quelque sorte l’interface entre la direction et les médecins», explique le Pr de Meyer. «Le champ principal de son activité se situe au sein de l’hôpital. Le rôle de directeur médical, lui, concerne en grande partie les relations de l’établissement avec l’extérieur, notamment avec les hôpitaux des réseaux dont nous faisons partie. Ce sont deux fonctions complémentaires et interdépendantes.» DES LIENS À ENTRETENIR Avec l’HUDERF Notre proximité avec l’Hôpital des Enfants est un formidable atout qu’il convient d’exploiter de manière optimale en augmentant les synergies entre les deux établissements.» Avec le Conseil Médical «Nous avons connu une série de difficultés ces derniers mois mais chacun peut en tirer des leçons. Nous partageons un but commun: le bien de l’hôpital. C’est cet objectif qui aidera à aplanir les problèmes.» Avec les équipes infirmières et paramédicales «Les relations sont bonnes dans la majorité des services. On observe un respect mutuel de ces deux métiers entre lesquels une bonne communication est essentielle.» QUELLES DIFFÉRENCES? CE CHANGEMENT DANS LA DIRECTION AURA-T-IL UN IMPACT CONCRET SUR LE QUOTIDIEN DES MEMBRES DU PERSONNEL? Pr de Meyer: Nous espérons apporter des amélio- rations qui seront visibles d’ici quelques mois. J’aimerais notamment que la direction soit perçue comme plus accessible par les médecins, que l’on vienne facilement à ma rencontre en cas de demande particulière ou de problème. Ma candidature à ce poste a également été motivée par l’envie d’accroître l’attractivité des car- rières médicales au CHU Brugmann. Ce sera donc l’un de mes chantiers prioritaires. Pr Gillet: J’apporte de mon côté un regard exté- rieur, neuf, ce qui peut être perçu comme un point positif. Mon parcours professionnel m’aidera notam- ment à proposer des solutions à la fois novatrices et éprouvées ailleurs. Il ne faut pas oublier qu’un plan stratégique a été adopté et qu’il n’est nullement question de le remettre en cause. Certains projets nous semblent cependant prioritaires, comme l’amélioration de la qualité des relations humaines ou la formalisation de toute une série de règles orales à mettre par écrit pour que chacun puisse y avoir accès. QUEL MESSAGE SOUHAITERIEZ-VOUS FAIRE PASSER AUX MEMBRES DU PERSONNEL? Pr Gillet: Qu’il faut prendre la mesure des atouts du CHU Brugmann: c’est un très bel hôpital, avec beaucoup de ressources! Pr de Meyer: Nous souhaitons que nos colla- borateurs se rendent compte de la force de notre établissement, de ses possibilités actuelles et de ses opportunités d’avenir. D’ailleurs, un autre message essentiel est d’avoir confiance en l’avenir. En tant que membres de la direction, il nous incombe au Pr Gillet et à moi-même de faire en sorte que l’activité médicale se développe de la meilleure manière possible et c’est une respon- sabilité que nous sommes prêts à endosser en duo. Brugmann
  13. 13. Portret 14 TERWIJL VROEGER SLECHTS ÉÉN PERSOON DE FUNCTIES MEDISCH DIRECTEUR EN HOOFDGENEESHEER OP ZICH NAM, WORDEN DEZE VOORTAAN BEKLEED DOOR TWEE VERSCHILLENDE PERSONEN. VANWAAR DIE BESLISSING? Prof. Jean-Bernard Gillet: de functies van hoofd- geneesheer en medisch directeur omvatten tal van verantwoordelijkheden, en de combinatie was dan ook bijzonder zwaar. Temeer omdat we momenteel volop in een netwerkdynamiek zitten: er zijn onderhande- lingen bezig, er staan nieuwe projecten op stapel, en bovendien is er onze blijvende samenwerking met de ziekenhuizen van het IRIS-netwerk en van het UZC Brussel (UZCB) 1 . Verder betekent het een echte meerwaarde om te kunnen overleggen en twee verschillende visies te kunnen aanbieden. Daardoor luisteren we beter naar de bestaande noden en krijgen we ook een beter inzicht in de dingen, denk ik. PERSONEN. VANWAAR DIE BESLISSING Prof. Jean-Bernard Gillet geneesheer en medisch directeur omvatten tal van verantwoordelijkheden, en de combinatie was dan ook bijzonder zwaar. Temeer omdat we momenteel volop in een netwerkdynamiek zitten: er zijn onderhande- lingen bezig, er staan nieuwe projecten op stapel, en bovendien is er onze blijvende samenwerking met de ziekenhuizen van het IRIS-netwerk en van het UZC . betekent het een echte meerwaarde om te kunnen overleggen en twee verschillende visies te kunnen aanbieden. Daardoor luisteren we beter naar de bestaande noden en krijgen we ook een beter inzicht in de dingen, lingen bezig, er staan nieuwe projecten op stapel, en bovendien is er onze blijvende samenwerking met de ziekenhuizen van het IRIS-netwerk en van het UZC Brussel (UZCB) 1 Verder betekent het een echte meerwaarde om te kunnen overleggen en twee verschillende visies te kunnen aanbieden. Daardoor luisteren we beter naar INTERVIEW Een KERSVERS DUOaan he MEDISCHE DIRECTIE van het UVC Aude Dion Laetizia Bazzoni Sinds eind 2016 zijn prof. Jean-Bernard Gillet en prof. Jean-Marie de Meyer respectievelijk medisch directeur en hoofdgeneesheer van het UVC Brugmann. Osiris News sprak met hen … WIE IS PROF. JEAN-BERNARD GILLET? Prof. de Meyer is een alom bekende figuur in het Brugmann-landschap, ter- wijl prof. Gillet volledig nieuw is in het team. Maar wie is hij eigenlijk? Opgeleid aan de ULB "Na mijn geneeskundestudies aan de ULB heb ik me gespecialiseerd in interne geneeskunde in het Erasmusziekenhuis. Algauw koos ik daarbij voor spoedgeneeskunde, nog voor dit een erkende specialisatie was in België." Een pionier op het vlak van urgentiegeneeskunde "Ik ben mijn carrière gestart in een overheidsziekenhuis met een druk bezette spoedgevallendienst: het Hôpital Saint-Camille in Namen. Ik heb er meegewerkt aan de uitbouw van een volwaardige urgentiedienst." Vertrouwd met samenwerking tussen ziekenhuizen "Toen de twee Naamse overheidsziekenhuizen fuseerden, werd ik gevraagd om als arts die fusie te leiden. Onlangs ben ik algemeen medisch directeur geworden van Vivalia, een groepering van vier ziekenhuizen in de provincie Luxemburg. Ik had als taak een globaal medisch plan uit te werken, en heb dat tot een goed einde gebracht. Toch heeft onenigheid over de overgangs- fase me doen beslissen om ontslag te nemen." Een duivel-doet-al "Ik ben om beurten urgentiearts geweest, medisch directeur, diensthoofd (in Mont-Godinne en het UZ Leuven), docent, adviseur op het kabinet van minister Rudy Demotte en zelfs voorzitter van een ngo die aan ontwikke- lingshulp doet." 1 Het UZCB omvat de instellingen van campus Osiris, het UMC Sint-Pieter en het Bordet Instituut. Prof. de Meyer is een alom bekende figuur in het Brugmann-landschap, ter- "MIJN ERVARING ZOU MIJ MOETEN HELPEN OM INNOVERENDE EN BEPROEFDE OPLOSSINGEN TE BEDENKEN." van het UVC
  14. 14. 15 t hoofd van de Brugmann WELKE VERSCHILLEN ZIJN ER TUSSEN HOOFDGENEESHEER EN MEDISCH DIRECTEUR? "De hoofdgeneesheer is in zekere zin de interface tussen directie en artsen", aldus prof. de Meyer. "Zijn kerntaken situeren zich binnen het ziekenhuis. De medisch directeur van zijn kant moet zich grotendeels bezighouden met de relaties met de buitenwereld, onder meer met de ziekenhuizen van de netwerken waarvan we deel uitmaken. Het gaat hier om twee complementaire en onderling afhankelijke functies." BANDEN OM TE ONDERHOUDEN Met het UKZKF "Onze ligging dicht bij het Kinderziekenhuis is een fantastische troef die we optimaal moeten uitspelen, door de samenwerkingsverban- den tussen beide instel- lingen te versterken." Met de Medische Raad "We hebben de afgelo- pen maanden een aantal problemen gekend, maar iedereen kan er de nodige lessen uit trekken. We streven een gemeenschappelijk doel na: de toekomst van het ziekenhuis veiligstellen. Die ambi- tie zal de problemen helpen verminderen." Met de verpleeg- kundige en para- medische teams "Op de meeste dien- sten zijn de relaties goed. Er is wederzijds respect tussen beide beroepen, en dat is belangrijk, want een goede communicatie is hier essentieel." ZAL DE NIEUWE DIRECTIE EEN CONCRETE IMPACT HEBBEN OP DE DAGELIJKSE JOBINHOUD VAN DE PERSONEELSLEDEN? Prof. de Meyer: we hopen dat er over enkele maanden al verbeteringen zichtbaar zullen zijn. Zo zou ik graag hebben dat de directie toeganke- lijker wordt voor de artsen, en dat mijn medewerkers spontaan naar mij toestappen als ze bijzondere vragen of problemen hebben. Ik was extra gemotiveerd om me kandidaat te stellen voor deze functie omdat ik de medi- sche loopbanen aantrekkelijker wil maken in het UVC Brugmann. Dat wordt dan ook één van mijn prioriteiten. Prof. Gillet: ik van mijn kant bied een frisse kijk van buitenaf, en dat kan positief ervaren worden. Dankzij mijn professioneel parkoers zal ik vernieu- wende oplossingen kunnen aanbieden die elders al zijn uitgetest. We mogen niet vergeten dat er een strategisch plan is goedgekeurd en dat het zeker niet de bedoe- ling is om dat in vraag te stellen. Tegelijk willen we voorrang geven aan sommige projecten, zoals betere menselijke verhoudingen en de formalisering van een hele reeks mondelinge afspraken. We willen die schriftelijk vastleggen, zodat iedereen ze vlot kan raadplegen. WELKE BOODSCHAP WIL U MEEGEVEN AAN DE PERSONEELSLEDEN? Prof. Gillet: dat we de troeven van het UVC Brugmann volop moeten uitspelen: het is een uitste- kend ziekenhuis met heel wat middelen. Prof. de Meyer: we willen onze medewerkers overtuigen van de slagkracht van onze instelling, en van haar huidig en toekomstig potentieel. Daarnaast willen we nog een andere essentiële boodschap verspreiden: heb vertrouwen in de toe- komst! Als directieleden hebben prof. Gillet en ikzelf de verantwoordelijkheid om de medische activiteiten zo goed mogelijk uit te bouwen. We staan klaar om die verantwoordelijkheid als duo op te nemen. Brugmann
  15. 15. Zoom 16 Aude Dion Laetizia Bazzoni «Le Conseil médical permet de garantir la représentation des médecins à la gestion de l’hô- pital», rappelle le Pr Pierre Wauthy, chef du Service de Chirurgie cardiaque et président du Conseil. «Cet organe élu par le corps médical dispose d’une série de prérogatives. Il est invité à rendre un avis sur tout ce qui peut affecter l’activité médicale, des budgets relatifs au fonctionnement Aude DionAude Dion Laetizia BazzoniLaetizia Bazzoni «Le Conseil médical permet de garantir la représentation des médecins à la gestion de l’hô- pital», rappelle le Pr Pierre Wauthy, chef du Service de Chirurgie cardiaque et président du Conseil. «Cet organe élu par le corps médical dispose d’une série de prérogatives. Il est invité à rendre un avis sur tout ce qui peut affecter l’activité médicale, des budgets relatifs au fonctionnement pital», rappelle le Pr Pierre Wauthy, chef du Service de Chirurgie cardiaque et président du Conseil. de l’hôpital à la gestion des ressources humaines en passant par les grandes décisions architecturales ou organisationnelles.» LES SUJETS DISCUTÉS AU SEIN DU CONSEIL Un exemple de thématique débattue par le Conseil médical? La construction de la nouvelle polyclinique. «Il s’agit d’une décision qui implique des investis- sements financiers conséquents et qui aura une incidence sur l’organisation des soins et le volume d’activités», explique le Pr Wauthy. Au niveau des ressources humaines, le Conseil médical peut être amené à se prononcer sur des changements dans les statuts des médecins, de nouvelles ouvertures de postes, la désignation de can- didats ou encore les dossiers disciplinaires. Dans les cas les plus extrêmes, le Conseil médical peut aussi être impliqué dans le licenciement d’un médecin de l’hôpital. UNE DYNAMIQUE DE RECONSTRUCTION «Nous sommes aujourd’hui dans une dynamique de reconstruction», indique le Pr Wauthy. «Nous travaillons à retrouver une unité. C’est essentiel pour le bien-être de l’hôpital, pour faire progresser l’insti- tution, l’aider à grandir. Nous devons garder à l’esprit que notre objectif prioritaire est d’apporter une impul- sion positive aux projets que l’on nous propose. Nous n’y parviendrons que si nous sommes en mesure de conserver l’ensemble de nos forces et d’avancer dans la même direction.» Le Pr Wauthy plaide également pour une meil- leure collaboration entre le Conseil médical et les autres instances décisionnelles de l’hôpital. «Nos relations avec la direction médicale ont été revues en profondeur», précise-t-il. «Nous tenions fermement à conserver des passerelles entre la direction et le Conseil mais les modalités de cette collaboration devaient être redéfinies.» La Direction médicale du CHU Brugmann n’est pas la seule à avoir changé de main ces derniers mois. Un tout nouveau Conseil médical a en effet été élu en octobre 2016. L’occasion de faire le point sur le fonctionnement de cet organe, mais aussi sur ses missions et ses objectifs pour les mois à venir. LE CONSEIL MÉDICAL EN 3 CHIFFRES Tous les 3 ans C’est la fréquence à laquelle le Conseil médical est renouvelé. L’ensemble du corps médical est invité à voter pour élire ses représentants parmi les médecins de l’hôpital. 17 C’est le nombre de membres qui composent le Conseil médical du CHU Brugmann (16 méde- cins élus par leurs confrères et un membre candidat spécialiste élu par les PG). La composi- tion du Conseil médical dépend de la taille de l’hôpital. 10 C’est le nombre minimum de réunions annuelles que le Conseil médical est légalement tenu d’organiser. Le Conseil du CHU Brugmann se réunit classiquement une fois par mois pour débattre des sujets qui lui sont soumis. Au besoin, la direction médicale peut être invitée à apporter un éclairage et donner son avis. S’ensuit un vote, soit à main levée si la discussion est relative au fonctionnement global de l’hôpital, soit à bulletin secret si la décision à prendre concerne une personne. Pr Pierre Wauthy, chef du Service de Chirurgie cardiaque et président du Conseil médical Tous les 3 Fr. Nl. D EEN GLOEDNIEUWEMEDISCHE RAAD De Medische Directie van het UVCBrugmann is niet de enige die de voor-bije maanden hervormd werd. Zo werder in oktober 2016 een gloednieuweMedische Raad verkozen. Meteen degelegenheid om niet alleen de werkingvan dit orgaan te evalueren, maar ookzijn opdrachten en doelstellingen vastte leggen voor de komende maanden. INSTITUTIONNEL Un CONSEIL MÉDICAL en pleine mutation
  16. 16. JANVIER MAI SEPTEMBRE FÉVRIER JUIN OCTOBRE MARS JUILLET NOVEMBRE AVRIL AOÛT DÉCEMBRE 17 Zoom ANNIVERSAIRE LES 30 ANS DE L’HUDERF: retour sur une année très spéciale Julie Luong D.R. En 2016, l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) célébrait son 30e anniversaire. Une année émaillée d’activités qui ont permis de souder les équipes mais aussi de mieux faire connaître l’institution au grand public. Tout anniversaire est une occasion de faire le bilan du chemin parcouru mais aussi de redéfinir ses priorités. L’HUDERF n’a pas dérogé à la règle. Tout au long de cette année, l’institution a montré qu’elle était non seulement un hôpital pédiatrique de référence mais aussi un haut lieu de vie… et de fantaisie! À travers des initiatives originales, scientifiques et ludiques, l’HUDERF a favorisé les contacts entre le personnel soignant, les enfants et les familles. L’importante couverture médiatique a par ailleurs permis de mieux faire connaître l’hôpital à l’extérieur. Autant de retombées positives qui suggèrent que 30 ans, c’est vraiment le bel âge! JANVIER FÉVRIER LES MERCREDIS SCIENTIFIQUES À l’occasion de son 30e anniversaire, l’HUDERF a élargi l’offre de ses «mercredis scientifiques» dès janvier 2016. Sur le temps de midi, des orateurs prestigieux se sont succédé tout au long de l’année pour partager leurs recherches et leurs réflexions autour d’une question pédiatrique: mucoviscidose, hémophilie, autisme… AVRIL UN ROBOT CHIRURGICAL Le vrai coup d’envoi des festivi- tés a été donné le 18 avril 2016 avec un séminaire dédié aux innovations technologiques. L’HUDERF est en effet le deuxième hôpital pédiatrique à s'être doté d'un robot chirurgical en Europe. Une technique qui lui permet aujourd’hui d’être à la pointe de la chirurgie mini-invasive, particulière- ment adaptée aux enfants. Ce séminaire a également permis de mettre en valeur EOS, un système de radiologie 3D per- mettant d’irradier dix fois moins qu’une radiographie conventionnelle. CHIRURGICALvrai coup d’envoi des festivi- NOVEMBRENOVEMBRE 17 UNE SÉANCE ACADÉMIQUE En conclusion de cette année un peu particulière, l’HUDERF a tenu une séance académique spéciale, le 12 décembre dernier. L’occasion de passer en revue ce qui a été réalisé durant les 30 dernières années et de se tourner vers le futur et les projets en cours et à venir. Toutes les personnes qui ont contri- bué à faire grandir l’hôpital et à asseoir sa réputation et la particularité de son carac- tère pédiatrique étaient conviées à cet événement. On y a croisé des personnali- tés de l’ULB, des anciens chefs de service, des cadres actuels, des représentants d’associations partenaires mais aussi… la Princesse Claire! L’événement s’est clôturé sur une touche d’émotion, avec un court métrage du réalisateur belge Yvon Lammens sur les petits patients atteints de mucoviscidose ou d’insuffi- sance rénale. anniversaire, . Sur le temps de midi, des orateurs tout au long de l’année pour partager leurs recherches et leurs réflexions autour d’une question pédiatrique: mucoviscidose, hémophilie, MAI LA FÊTE DES ENFANTS Le 28 mai, l’hôpital a organisé pour la première fois sa «fête des enfants». Une journée festive qui a permis de mélanger joyeusement les patients, leur famille, le personnel soignant et les habitants du quartier. Ateliers robot chirurgical, bricolages, Hôpital des Doudous (histoire de faire passer un check-up à son nounours!), atelier grimage, lâcher de ballons et brocante «jouets»: autant d’activités qui ont fait de cette journée ensoleillée un véritable succès! Cerise sur le gâteau: la nouvelle plaine de jeux extérieure, baptisée «Lydia’s Ludo», a été inaugurée sur le site. Une fête sans pareille qui a contribué à fédérer autour de la valeur numéro un de l'hôpital: l'intérêt de l'enfant. , l’hôpital a organisé pour la première fois sa «fête des enfants». Une JANVIER MERCREDIS SCIENTIFIQUES l’occasion de son 30e anniversaire, SÉANCE ACADÉMIQUE bué à faire grandir l’hôpital et à asseoir sa réputation et la particularité de son carac- tère pédiatrique étaient conviées à cet événement. On y a croisé des personnali- tés de l’ULB, des anciens chefs des cadres actuels, des représentants d’associations partenaires mais aussi… la Princesse Claire! L’événement s’est clôturé sur une touche d’émotion, avec un court métrage du réalisateur belge Yvon Lammens sur les petits patients atteints de mucoviscidose ou d’insuffi- UNE CONFÉRENCE SOCIÉTALE Le 24 novembre, une conférence sociétale a été organisée par l’HUDERF à l’ULB. Durant cette journée, un panel d’orateurs de divers horizons a exploré l’influence des jeux vidéo et d’Internet sur le développement et le quotidien de l’enfant. Une thématique qui suscite l’intérêt à la fois des professionnels et des familles. SEPTEMBRESEPTEMBRE a contribué à fédérer autour de la valeur numéro un de l'hôpital: l'intérêt de l'enfant. Fr. Nl. 30 JAAR UKZKF: TERUGBLIK OP EEN HEEL BIJZONDER JAAR In 2016 vierde het Universitair Kinderzieken- huis Koningin Fabiola (UKZKF) zijn 30ste verjaardag. Een jaar boordevol activiteiten: voorstelling van de nieuwste technologische innovaties, wetenschappelijke woensdagen, Feest van het Kind, maatschappelijke con- ferentie en academische slotzitting. Stuk voor stuk initiatieven die niet alleen de ver- zorgingsteams, onze jonge patiënten en hun familie samenbrachten, maar ook het UKZKF beter bekendmaakten bij het grote publiek. I In 2016 vierde het Universitair Kinderzieken- I In 2016 vierde het Universitair Kinderzieken- huis Koningin Fabiola (UKZKF) zijn 30 Ihuis Koningin Fabiola (UKZKF) zijn 30 verjaardag. Een jaar boordevol activiteiten: Iverjaardag. Een jaar boordevol activiteiten: voorstelling van de nieuwste technologische Ivoorstelling van de nieuwste technologische TERUGBLIK OP EEN HEEL TERUGBLIK OP EEN HEEL
  17. 17. En images 18 OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE L’IMPLANTATION qu’est-ce que c’est? Aude Dion Laetizia Bazzoni Depuis 20 ans, l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) rend l’audition à des enfants sourds grâce à l’implantation cochléaire. «L’implantation cochléaire a révolutionné la prise en charge de la surdité», affirme avec enthousiasme le Pr Anne-Laure Mansbach, Chef du Service d’Oto-Rhino-Laryngologie (ORL) de l’HUDERF. «Imaginez: on permet à un enfant atteint de surdité profonde d’en- tendre, d’apprendre à parler et de mener une vie quasi normale. Par la suite, beaucoup d’entre eux fréquentent un enseignement ordi- naire, certains deviennent bilingues!» «Durant des années, on a essayé de prendre en charge la surdité de ces patients avec des appareils auditifs classiques, qui amplifient le son», relate le Pr Mansbach. «Cela impliquait de longues et pénibles réédu- cations et s’avérait malheureusement souvent inefficace. L’aide apportée par l’appareillage classique est en effet insuffisante pour les patients atteints de surdité sévère ou profonde. En grandissant, ces enfants rejetaient presque systématiquement la communication orale et avaient recours à la langue des signes.» Grâce à l’implantation cochléaire et à ses progrès techniques constants, nous pouvons proposer une solution vérita- blement adaptée à ces petits patients.» la prise en charge de la surdité», affirme avec enthousiasme le Pr Anne-Laure Mansbach, Chef du Service d’Oto-Rhino-Laryngologie (ORL) de l’HUDERF. «Imaginez: on permet à un enfant atteint de surdité profonde d’en-un enfant atteint de surdité profonde d’en- tendre, d’apprendre à parler et de mener une vie quasi normale. Par la suite, beaucoup d’entre eux fréquentent un enseignement ordi- naire, certains deviennent bilingues!» prendre en charge la surdité de ces patients avec des appareils auditifs classiques, qui amplifient le son», relate le Pr Mansbach. «Cela impliquait de longues et pénibles réédu- DE PLUS EN PLUS PETITS ET SOPHISTIQUÉS «Les implants cochléaires ont bénéficié de l’évolution de l’in- formatique et de la technologie des pacemakers», indique le Pr Mansbach. «De nos jours, les risques de com- plications (panne, rejet, infection…) sont extrême- ment rares, pour autant que l’intervention soit réalisée par une équipe spécialisée.» Fr. Nl. A EEN COCHLEAIR IMPLANTAAT: WAT IS HET PRECIES? Al 20 jaar geeft het Universitair Kinderziekenhuis Koningin Fabiola (UKZKF) dove kinderen hun gehoor terug dankzij een cochleair implan- taat. Dit apparaatje neemt de taak over van de beschadigde trilhaarcel- len in de cochlea (slakkenhuis), een klein orgaan in het binnenoor. Het is de enige echt geschikte oplossing voor patiënten met ernstige tot diepe doofheid, bij wie klassieke hoorap- paraten totaal niet meer werken. Dankzij zo’n cochleair implantaat kunnen deze jonge patiëntjes weer horen, leren spreken en een zo goed als normaal leven leiden. formatique et de la technologie DE PLUS EN PLUS PETITS ET SOPHISTIQUÉS
  18. 18. UNE IMPLANTATION PRÉCOCE «Le système nerveux auditif central mature jusqu’à l’âge de trois ans, moment à partir duquel le dévelop- pement des connexions nerveuses est nettement plus limité. La plupart des enfants implantés après l’âge de trois ans reconnaissent les sons mais comprennent difficilement leur significa- tion. C’est la raison principale pour laquelle la mise en place d’un implant cochléaire se fait généralement vers l’âge d’un an.» Les implants cochléaires peuvent également bénéficier aux enfants devenus sourds après l’acquisition du langage et aux adultes ayant développé une surdité profonde. UNE IMPLANTATION PRÉCOCE «Le système nerveux auditif central mature jusqu’à l’âge de trois ans, moment à partir duquel le dévelop- pement des connexions nerveuses est nettement plus limité. La plupart des enfants implantés après l’âge de trois ans reconnaissent les sons mais comprennent difficilement leur significa- tion. C’est la raison principale pour laquelle la mise en place d’un implant cochléaire se fait généralement vers l’âge d’un an.» Les implants cochléaires peuvent également bénéficier aux enfants devenus sourds après l’acquisition du langage et aux adultes ayant développé une surdité profonde. UNE IMPLANTATION PRÉCOCE 19 COCHLÉAIRE, CHEZ LES PERSONNES QUI N’ONT PAS DE TROUBLE AUDITIF, les ondes sonores sont captées par le pavillon de l’oreille, se concentrent dans le conduit auditif externe et percutent le tympan, entraînant la vibration des osselets. Ces vibrations sont transmises à la cochlée, au sein de laquelle les cils des dizaines de milliers de cellules ciliées se mettent en mouvement. Cela produit des impulsions nerveuses envoyées via le nerf auditif au cerveau (cortex auditif) où elles sont interprétées comme un son. En cas de surdité sévère ou profonde, le problème se situe dans la majorité des cas au niveau des cel- lules ciliées, qui sont présentes en quantité insuffisante et/ou dont le fonctionnement est pathologique. Amplifier le son à l’aide d’un appareillage auditif clas- sique n’est alors d’aucune utilité. L’IMPLANT COCHLÉAIRE effectue le travail des cellules ciliées défectueuses de la cochlée. Le dispositif est composé de deux parties: l’une, externe, se porte der- rière l’oreille et est équipée d’une antenne aimantée; c’est le processeur vocal. L’autre, interne, est placée chirurgica- lement sous la peau et possède également un aimant. Le signal sonore est capté par le processeur vocal et transmis à travers la peau par le système d’aimants. Il est alors trans- formé en signal électrique envoyé au porte-électrodes, très fine sonde introduite chirurgicalement dans la cochlée et compor- tant une vingtaine d’électrodes placées le plus près possible des terminaisons nerveuses du nerf auditif. Ces électrodes vont recevoir la stimulation électrique puis l’envoyer au nerf auditif. Les impulsions nerveuses atteignent alors le cerveau (cortex temporal) où elles sont interprétées comme un son. «Les adultes implantés devenus progressivement sourds décrivent un son plus "métallique" qu’avant», précise le Pr Mansbach. DU DÉPISTAGE AU LANGAGE: LES ÉTAPES DE L’IMPLANTATION COCHLÉAIRE ➊ Un dépistage systématique de la surdité chez le nouveau-né est réalisé à la maternité. ➋ En cas de surdité sévère ou profonde, un accompagnement multidisciplinaire (logopède, audiologue, chirurgien ORL, psycho- logue, assistante sociale) est rapidement mis en place autour de l’enfant et de ses parents. Objectif: les guider, les soutenir et les encourager à communiquer, par signes dans un premier temps. Cet accompagnement se poursuivra après l’implantation. ➌ L’implantation des deux oreilles est réalisée soit en deux étapes successives, soit en une intervention unique. ➍ Progressivement, les enfants nés sourds commencent à comprendre le langage oral puis à parler, en moyenne un an après l’implantation. CHEZ LES PERSONNES QUI N’ONT PAS L’IMPLANT COCHLÉAIRE DU DÉPISTAGE AU LANGAGE: LES ÉTAPES DE L’IMPLANTATION COCHLÉAIRE ➊ les ondes sonores sont captées par le pavillon de l’oreille, se concentrent dans le conduit auditif via le nerf auditif au cerveau (cortex auditif) où elles sont interprétées comme un son. défectueuses de la cochlée. Le dispositif généralement vers l’âge d’un an.» Les implants cochléaires peuvent
  19. 19. Innovation 20 NEUROLOGIE SCLÉROSE EN PL du neuf dans la prise en charge Le CHU Brugmann a mis en place une unité multidisciplinaire destinée aux personnes atteintes de sclérose en plaques. Objectif: garantir à ces patients une prise en charge globale de qualité. «La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune dans laquelle des cascades de réactions inflammatoires anormales provoquent des lésions classiquement connues sous le nom de "plaques" mais aussi d’autres atteintes plus diffuses et progres- sives au sein du cerveau et de la moelle épinière», explique le Dr Bernard Dachy, responsable du Service de Neurologie-Réadaptation et de de l’unité SEP. La maladie se déclare le plus souvent chez les jeunes adultes et se manifeste par des symptômes variés: troubles moteurs, sensitifs, visuels ou encore psycho- logiques et cognitifs. «Ces dernières années, le nombre de traitements de la SEP a explosé», indique le Dr Dachy. «Les médi- caments actuellement disponibles limitent le nombre de poussées et freinent l’apparition de nouvelles lésions mais ne permettent probablement pas encore d’éviter tout handicap sur le long terme. De plus, on ne peut se reposer uniquement sur ces traitements. Il a en effet été démontré que la solution la plus efficace pour freiner la progression de la SEP consiste en une prise en charge globale, systématique et précoce de la maladie. C’est ce qui a motivé la création de cette unité, en mars 2016.» «Nous y proposons des activités qui recouvrent l’ensemble du trajet de soins du patient, du diagnostic à la réhabilitation», indique Christa Expeel, infirmière spécialisée SEP. DES CONSULTATIONS COUPLÉES À DES «BILANS» Concrètement, le Dr Dachy et Christa Expeel tiennent des consultations communes à la polycli- nique. Les patients y sont reçus deux à trois fois par an. Ces consultations sont couplées à des «bilans», lors desquels les patients sont invités à passer une batterie de tests standards. «Nous avons aménagé un local spécifique au sein du Département de Neurologie», précise Christa Expeel. «Nous y évaluons l’équilibre du patient, sa vitesse et son amplitude de marche, sa dextérité manuelle… Nous lui proposons aussi des questionnaires de fatigue, d’anxiété, de dépression, de qualité de vie en général. Les résultats obtenus sont ensuite discutés en consultation pluri- disciplinaire. Ces tests nous fournissent des éléments objectifs pour évaluer l’évo- lution de la maladie et l’efficacité de la prise en charge proposée.» LE NOYAU D’UN RÉSEAU MULTIDISCIPLINAIRE Parallèlement, un réseau s’est créé au départ de l’unité de neurologie. «Nous travaillons en étroite collaboration avec des professionnels d’autres disci- plines médicales (radiologues, UNE PRISE EN CHARGE DE QUALITÉ… ACCESSIBLE À TOUS! «La prise en charge de la SEP que nous proposions auparavant correspondait aux standards des hôpitaux généraux. Mais, compte tenu du nombre de patients SEP au CHU Brugmann, de la taille de l’établissement et du caractère universitaire de notre pratique, nous devions nous aligner sur l’offre des centres de référence», indique le Dr Dachy. «La création de cette unité nous permet d’avoir une pratique standardisée et facilite l’échange d’informations avec les spécialistes des autres hôpitaux.» «Là où nous nous démarquons, c’est que nous garantissons cette prise en charge à tous. En tant qu’hôpital public, nous accueillons une proportion non négligeable de patients en situation sociale complexe (personnes qui émargent au CPAS, demandeurs d’asile…). Pour nous, il est primordial que ces patients aient aussi accès à un accompagnement de qualité, même si la prise en charge de la SEP implique des coût importants.» «Dans le même ordre d’idée, nous travaillons avec des interprètes, ce qui nous permet de surmonter les éventuelles barrières linguistiques auxquelles nous pourrions être confrontés.» «La prise en charge de la SEP que nous proposions auparavant correspondait aux standards des hôpitaux généraux. Mais, «NOUS DEVIONS NOUS ALIGNER SUR L'OFFRE DES CENTRES DE RÉFÉRENCE.» Aude Dion Laetizia Bazzoni disciplinaire. Ces tests nous fournissent des éléments objectifs pour évaluer l’évo- lution de la maladie et l’efficacité de la RÉSEAU s’est créé au départ de l’unité de neurologie. «Nous travaillons en étroite collaboration avec des professionnels d’autres disci- plines médicales (radiologues, Dr Bernard Dachy, responsable du Service de Neurologie-Réadaptation et de l'unité SEP. La vitesse de marche du patient est l'un des paramètres évalués au sein de l'unité multidisciplinaire.
  20. 20. Fr. Nl. EEN NIEUWE TOTAALAANPAKVOOR MULTIPLE SCLEROSEIn maart 2016 richtte het UVC Brugmann een multidisciplinaire eenheid op voor patiënten met multiple sclerose (MS). Het is immers bewezen dat een globale, systematische en tijdige behandeling de doeltreffendste oplossing is om de voortgang van MS af te remmen. De nieuwe eenheid biedt de patiënt een volledig zorgtraject, van diagnose tot rehabilitatie. I 21 AQUES: ophtalmologues, urologues…) et paramédicales (kiné- sithérapeutes, travailleurs sociaux, psychologues et neuropsychologues…), ainsi qu’avec les cliniques de jour médicale et chirurgicale et la pharmacie», indiquent le Dr Dachy et Christa Expeel. «La prise en charge que nous proposons se base sur les plaintes et questionnements des patients, l’idée étant de construire un réseau qui réponde à leurs problèmes.» Un numéro de téléphone est aussi mis à leur dispo- sition pour s’assurer que leurs interrogations ne restent pas sans réponse. «Le retour des patients est très positif», se réjouissent le Dr Dachy et Christa Expeel. «Cette formule fait d’eux des partenaires dans la prise en charge de leur maladie et nous permet de calibrer au mieux le traitement proposé.» ET À L’HUDERF? «Il nous arrive de prendre en charge des patients SEP, mais la forme infantile de cette maladie est beaucoup plus rare», indique le Pr Nicolas Deconinck, chef de la Clinique de neuropédiatrie. «En pédiatrie, nous interve- nons surtout au moment du diagnostic, quand il s’agit de déterminer si on est en présence d’une SEP ou d’une autre maladie cérébrale pédiatrique qui entraînerait des symptômes similaires.» «En cas de SEP, nous assurons la prise en charge du patient pendant quelques années, avant de passer le relais à nos confrères de neurologie adulte. En Belgique, peu d’hôpitaux acceptent de suivre ces patients pédia- triques. Ils sont référés à des centres de référence comme le nôtre.» «Il nous arrive de prendre en charge des patients SEP, Le Dr Bernard Dachy et Christa Expeel, infirmière spécialisée SEP, tiennent des consultations communes à la polyclinique.
  21. 21. Passion 22 PEINTURE PETER VEREECKEN: à la découverte L’ARTISTE derrièreAude Dion D.R. En journée, Peter Vereecken travaille dans le Service de Biotechnique du CHU Brugmann. À la tombée de la nuit, le technicien se mue… en peintre! Rencontre. Peter Vereecken s’occupe de l’entretien des appareils bio-médicaux (défibrillateurs, bistouris électriques, machines de dialyse…) depuis 2008. «Je vérifie le bon fonctionnement de ces appareils, les répare au besoin et coordonne leur calibrage», précise-t-il. «C'est une fonction peu connue mais essentielle pour l’établissement. C’est un métier varié, chaque jour est différent!» Mais si Peter aime son travail, il attend le soir avec impatience. «Comme un enfant qui trépigne d’impatience la veille de la Saint- Nicolas», sourit-il. «Le soir est le moment privilégié où je peux peindre.» Après avoir bordé son fils et passé un peu de temps avec son épouse, Peter s’installe dans son atelier et branche sa musique. «Souvent du classique, parfois du métal… L’important est que le morceau choisi dégage une bonne dose d’énergie! C’est ce qui m’aide à composer, m’inspire, me nourrit.» UNE PASSION QUI REMONTE À L’ENFANCE La fibre artistique, Peter l’a depuis toujours. «Quand j’étais enfant, je prenais mes jouets comme modèles; je les dessinais au sein de paysages fantas- tiques. J’avais déjà en moi cette envie de m’exprimer au travers d’images», raconte-t-il. «Adolescent, j’étais fasciné par les graffs qui ornent les skate-boards. Aux cours, je croquais mes profs sur mes classeurs.» C'est à l'âge adulte que Peter découvre la peinture. «À la bibliothèque, je suis tombé sur un ouvrage de Francis Bacon, un peintre anglais. J’étais littéralement fasciné par son œuvre. Je n’ai plus lâché la peinture depuis lors. C’était il y a une douzaine d’années…» «Je n’ai jamais suivi de cours de dessin», confie Peter. «Quand j’ai commencé à peindre, je reprodui- sais des images ou des photos et je m’inspirais de grands peintres comme Francisco de Goya ou Gustave Doré. Petit à petit, je me suis éloigné de ces modèles, mais il m’a fallu du temps pour trouver ma voie.» «Mon inspiration, je la puise aujourd’hui "à l’in- térieur" de moi. Désormais, je marche surtout à l’intuition et la spontanéité, sans support ni croquis préalable. Quand je débute un tableau, je ne sais jamais ce que ça va donner au final. C’est parfois un peu effrayant mais je suis tenace, je n’abandonne pas, et quelle satisfaction une fois l’œuvre terminée!» UNE ŒUVRE «UNDERGROUND» Peter a aujourd’hui environ 220 tableaux à son actif! «Je peins des personnages historiques mysté- rieux comme Pazuzu, un démon dont les premières représentations remontent à 10 siècles avant Jésus-Christ. Je mets également en scène des personnages réels, Raspoutine par exemple.» Peter aime aussi représen- ter des personnages de films fantastiques (Iron Man, Alien…) ou encore des clowns. «Ceux qui font peur», précise-t-il. «Je m’inspire éga- lement de ma propre expérience, avec des thé- matiques comme la peur ou les migraines, dont je souffre régulièrement.» UNE ŒUVRE «UNDERGROUND» a aujourd’hui environ 220 tableaux à son actif! «Je peins des personnages historiques mysté- rieux comme Pazuzu, un démon dont les premières représentations siècles avant Jésus-Christ. Je mets également en scène des personnages réels, Raspoutine par ter des personnages de films fantastiques (Iron Man, Alien…) ou encore des clowns. «Ceux qui font peur», précise-t-il. m’inspire éga- lement de ma propre expérience, avec des thé- matiques comme la peur ou les migraines, dont je souffre régulièrement.» rieux comme Pazuzu, un démon dont les premières représentations SA «MUSE»? SON ÉPOUSE… «Je la peins parfois, mais "à ma façon", sans qu’il n’y ait forcément une ressemblance flagrante», raconte Peter. «Elle m’incite à croire en moi et à continuer de peindre. Elle comprend mieux que quiconque à quel point c’est une nécessité pour moi.» «Je la peins parfois, mais "à ma façon", sans qu’il n’yPeter s'inspire de sa propre expérience, avec des thématiques comme la migraine SA MUSE ? SON ÉPOUSE…
  22. 22. 23 On ne trouvera par contre pas de champs de fleurs chatoyants dans son atelier. «Les sujets "joyeux" ne m’inté- ressent pas», sourit-il. «Je cherche à créer des œuvres "underground", qui interpellent. Si les gens passent à côté de mes tableaux sans être touchés, je suis déçu.» RESTER LIBRE DANS SON ART Du côté des techniques utilisées, les préférences de Peter varient d’une période à l’autre, oscillant entre l’aérographe (pistolet à peinture minia- ture) et la peinture à l’huile. Mais sa passion pour son art, elle, est toujours restée intacte. «Je n’en ai jamais eu marre. Peindre est une nécessité pour moi. Je pense à l’art en permanence, même quand je fais tout autre chose.» De là à envisager de se consacrer à la peinture à temps plein? «Non!», réagit-il immédiatement. «J’ai trouvé un bon équilibre entre ma vie pro- fessionnelle et le temps que je peux dédier à la peinture. Les artistes "à temps plein" mènent généralement une vie assez solitaire, qui ne me conviendrait pas. Le contact avec mes collègues me manquerait.» «Sans compter que les peintres qui vivent de leur art dépendent des goût du public», observe Peter. «Ils doivent s’adapter à ce qui marche dans les galeries. Je tiens à rester libre et honnête vis-à-vis de moi-même. Je sais que certaines personnes trouvent mes tableaux affreux (sourire) mais je n’y prête pas attention. Pouvoir m’exprimer avec des œuvres qui me correspondent réellement est primordial à mes yeux. J’ai déjà vendu environ un tiers de mes créations mais la vente de ces tableaux est une motivation davantage qu’une nécessité financière. En cela, conserver une vie professionnelle me permet aussi d’être plus libre dans mon art.» Une sensation que Peter n’est pas près de brader: «Je suis si heureux d’avoir trouvé cette forme de liberté dans la peinture! C’est un peu comme le skate-board: une fois que tu maîtrises la technique, tu peux t’emparer de ta planche, rouler et sauter où bon te semble…» de LE TECHNICIEN OÙ VOIR SES ŒUVRES? Sur sa page facebook. Dans son atelier, situé à son domicile près de Grammont (en Flandre orientale). Lors de ses expositions, environ une fois par an. ne trouvera par contre pas de champs de fleurs chatoyants dans son atelier. «Les sujets "joyeux" ne m’inté- interpellent. Si les gens passent à côté Fr. Nl. O PETER VEREECKEN:DE ARTIEST ACHTER DE TECHNICUS Overdag werkt Peter Vereeckenop de Biotechnische Dienstvan het UVC Brugmann. Hijonderhoudt er de biomedischetoestellen (defibrillatoren,elektrische scalpels, dialyse-toestellen …). Maar zodra denacht valt, tovert de technicuszich om tot … kunstschilder!Osiris News had een gesprekmet hem. In het portret datwe aan hem wijden, heeftPeter het over zijn debuutals schilder, zijn favorieteonderwerpen en zijn enormegedrevenheid om vrij zijn kunstte kunnen blijven beoefenen. me manquerait.» leur art dépendent des goût du public», observe Peter. «Ils doivent s’adapter à ce qui marche dans les galeries. Je tiens à rester libre et honnête vis-à-vis de moi-même. Je sais que certaines personnes trouvent mes tableaux affreux (sourire) mais je n’y prête pas attention. Pouvoir m’exprimer avec des œuvres qui me correspondent réellement est primordial à mes yeux. J’ai déjà vendu environ un tiers de mes créations mais la vente de ces tableaux est une motivation davantage qu’une nécessité financière. En cela, conserver une vie professionnelle me permet aussi d’être plus libre dans mon art.» Une sensation que Peter n’est pas près de brader: «Je suis si heureux d’avoir trouvé cette forme de liberté dans la atelier. «Les sujets "joyeux" ne m’inté- suis déçu.» l’aérographe (pistolet à peinture minia- ture) et la peinture à l’huile. Mais sa passion pour son art, elle, est toujours marre. Peindre est une nécessité pour même quand je fais tout autre chose.» à la peinture à temps plein? «Non!», un bon équilibre entre ma vie pro- fessionnelle et le temps que je peux dédier à la généralement une vie assez solitaire, qui ne me personnes trouvent mes tableaux affreux (sourire) avec des œuvres qui me correspondent réellement

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