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Les plans maladies rares francais par le Pr Loïc Guillevin

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Dans le cadre de ses Journées de l’Auto-Immunité, l’association AMMAIS a organisé le 28 novembre 2015 à Casablanca une grande conférence consacrée aux maladies rares.
Animé par le Pr Loïc Guillevin (Président d’honneur d’AMMAIS, membre du collège de la Haute Autorité de Santé – HAS -et président de sa commission de la transparence ainsi que membre du Comité de Pilotage du Plan National Maladies Rares en France), cet événement a permis aux participants de mieux appréhender les avancées en matière de recherche et d’innovations thérapeutiques relatives aux maladies auto-immunes rares (sclérodermie, vascularites, cryoglobulinémies…).
A l’issue des débats, l’association a appelé, par la voix de sa présidente, le Dr Khadija Moussayer, à la reconnaissance des maladies rares comme une priorité de santé publique au Maroc avec en particulier :
1/ le développement de centres de référence nationaux pour l’expertise et de centres de compétence régionaux pour les soins en nombre suffisant pour assurer la couverture globale du territoire ;
2/ une meilleure accessibilité à certains médicaments indispensables et au demeurant pas toujours onéreux (comme le Plaquénil pour le lupus ou l’Ursolvon pour la cirrhose biliaire primitive) ;
3/ une formation accentuée des professionnels de santé à « l’univers des maladies rares » (il n’est pas possible de toutes les connaître !) et, ce faisant, à la « culture du doute » (et si c’était une maladie rare ?) qui donnerait aux patients de meilleures chances de soins appropriés ;
4/ le regroupement avec l’aide des pouvoirs publiques des associations œuvrant dans ce domaine en une plate-forme commune, une « Alliance des Maladies Rares », comme cela a déjà été instituée en Europe.
Rappelons que si les maladies dites rares touchent chacune par définition un nombre restreint de patients, moins d’une personne sur 2 000, elles deviennent massives lorsqu'on les cumule : près de 8 000 pathologies identifiées ! On estime que plus de 5 % de la population mondiale en seraient atteintes soit environ 1.5 millions de marocains. Un médecin rencontre dans sa pratique quotidienne plus ce type de maladies que de cas de cancer ou de diabète !
Les interventions, notamment des Pr ou Dr David Saadoun, Fouzia Chraibi, Rachid Laraki, Mounir Filali et Ouafa Mkinsi, ainsi que les discussions qui en ont suivi, ont bien mis en évidence un manque d’information à ce sujet pour les patients comme pour les professionnels, ayant pour conséquences errances de diagnostic, souffrance et isolement psychologique des malades, outils de diagnostics ignorés, etc

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Les plans maladies rares francais par le Pr Loïc Guillevin

  1. 1. Les Plans maladies rares français : un modèle à suivre ? Conférence du Professeur Loïc Guillevin à l’ Association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) ‫الذاتية‬ ‫المناعة‬ ‫ألمراض‬ ‫المغربية‬ ‫الجمعية‬‫والجهازية‬
  2. 2. 3 LES PLANS MALADIES RARES EN FRANCE. FAUT-IL DIFFUSER CE MODÈLE ? 2004-2008 et 2010 - 2014 Loïc GUILLEVIN Membre du Comité de Pilotage du Plan National Maladies Rares Hôpital COCHIN, Paris Casablanca 28 novembre 2015
  3. 3. MALADIES RARES Définition : < 1/2000.  La rareté est le seul critère commun  Environ 7000 maladies rares. 80% d’origine génétique.  France : environ 3 millions de malades. (< 30 0000 individus atteints par maladie.)  Europe : environ 25 millions.
  4. 4.  Initiatives associatives :  Association Française des Hémophiles : 1955  Association Française contre la Myopathie : 1958  Alliance MR : 2000 (> 200 associations)  Mission médicaments orphelins : 1995  Maladies rares info service : 1995  Orphanet : 1997  PHRC fléché MR : 2001  Plateforme MR (GIS-IMR, Eurordis, Orphanet, AMR, MRIS) : 2001 HISTORIQUE DES CENTRES DE REFERENCE
  5. 5. 5 Un plan maladies rares en deux phases  Création sur 5 ans de 132 centres de référence, classés par groupes de pathologies  Création en 2008 de centres de compétence, connectés aux centres de référence (> 500)  un par région ou par inter-région, pour chacun des groupes de maladies rares qui ont été créés  Un rapport sur le Plan a été établi par les Autorités de Santé (Pr Gilles Tchernia) puis un second plan a été élaboré et se déroule actuellement  Les centres de référence sont toujours en cours d’évaluation (une étape d’auto-évaluation au bout de 3 ans et une inspection sur site au bout de 5 ans). Aucune validation des évaluations à ce jour.
  6. 6. 6 La filière de soins  Mise en place de la filière de soins « ascendante » vers les centres de référence:  Les centres de référence font aujourd’hui partie du paysage français. Ils sont connus du grand public et de tous les partenaires du soin aux malades.  Les centres de compétences, ont également pris une part importante dans le dispositif de soins mais n’ont pas le même niveau d’organisation, essentiellement par carence budgétaire.
  7. 7. 7 Définition des centres de référence (Circulaire du 27 Mai 2004)  Centre de référence : centre expert pour une maladie ou groupe de maladies.  Centre de recours : centre ayant une compétence au delà du bassin de santé de l ’hôpital d ’implantation : inter-régional, national, international.
  8. 8. 8 Autres objectifs des plans maladies rares  Développer des laboratoires de biologie complexe en cohérence avec les besoins des centres de référence  Assurer la disponibilité des tests biologiques diagnostiques  Mise en place d’une tarification des centres de référence adaptée dans le cadre de la tarification à l’activité (TAA)
  9. 9. 9 Les 5 missions du centre de référence  1) Permettre au malade (et ses proches) de trouver une prise en charge globale et cohérente  améliore l’accès au diagnostic et son annonce  définit et organise la stratégie de prise en charge  veille à l ’information, formation du malade.  2) Guider et coordonner les professionnels de santé non-spécialistes qui participent à la prise en charge de proximité  organisation de la filière de soins  formation, information des professionnels de santé non spécialistes de proximité.
  10. 10. 10 Les 5 missions du centre de référence  3) Participer:  à la surveillance épidémiologique  à l ’animation des recherches et essais thérapeutiques  à la diffusion (indications et prescription), au suivi des thérapeutiques et dispositifs orphelins  à la mise en œuvre des bonnes pratiques.
  11. 11. 11 Les 5 missions du centre de référence  4) S ’engage dans une dynamique de coordination avec les centres (français ou internationaux) prenant en charge les mêmes pathologies.  5) Est l ’interlocuteur  des tutelles  des professionnels de santé de proximité participant aux soins: ville, hôpital de proximité  des associations de malades.
  12. 12. PNMR2 : 2010-2014 7 AXES • Diagnostic, soins, prise en charge • Recueil de données • Recherche • Médicaments spécifiques • Prise en charge financière, remboursement • Formation, information, soutien aux associations • Coopération européenne et internationale
  13. 13. LES BUTS DU PLAN NATIONAL MALADIES RARES 2010-2014  Simplifier au quotidien la vie des malades et de leur entourage  Simplifier la vie des acteurs des centres de référence et de compétences  Articuler l’expertise nationale et les actions à l’échelle régionale  Organiser le recueil des données cliniques et biologiques et son exploitation  Donner toute sa place à la biologie ; promouvoir la recherche et les partenariats avec l’industrie  Développer les actions internationales
  14. 14. MESURES PHARES  Créer une fondation de coopération scientifique nationale sur les maladies rares et les médicaments orphelins.  Cette fondation de coopération scientifique, adossée à deux universités, réunira des structures complémentaires :  M2R, maladies rares recherche  Banque nationale de données maladies rares.  Orphanet
  15. 15. Maladies rares recherche (M2R) : ancien GIS-IMR  Mise en œuvre d’appels d’offre nationaux et européens (E- rare…)  Accès aux plateformes technologiques (séquenceurs haut débit, CGH array, modèles animaux…..)  Coordination, actions transversales  Guichet : orientation, aide aux réponses aux AO, essais thérapeutiques  Interface avec l’industrie, partenariats public/privés
  16. 16. Banque Nationale de Données Maladies Rares (BNDR) Service de biostatistique et d’informatique médicale, Hôpital Necker  CEMARA (>50 CRMR, >70000 malades)  BNDMR : Collecte des informations minimales  Remontées d’information : activités des filières,  Données agrégées/suivi des malades,  Orientation des politiques publiques,  Cohortes pour les essais thérapeutiques  Aide constitution et suivi des cohortes
  17. 17. Donner à la biologie toute sa place aux côtés de la clinique : l’expertise des MR est bicéphale  Labellisation de 20 à 30 Plateformes Nationales de Laboratoires de référence Maladies Rares.  Interface recherche/laboratoires hospitaliers : plusieurs laboratoires, toutes disciplines.  Mise à jour des connaissances et des outils  Investigation biologique approfondie  Bien fondé des demandes  Contrôles de qualité nationaux et européens  Conservation des échantillons biologiques  Distribution géographique selon les compétences
  18. 18. Réorganiser le périmètre des centres de référence et des centres de compétences au sein de filières et créer une fédération nationale des centres de référence. Filière : Centres de référence + Centres de compétence + L’aval de la prise en charge Regroupement par Spécialités : 20-30 filières (versus 65) Mutualisation des moyens, complémentarité, Mise en commun des problèmes d’amont et d’aval
  19. 19. Créer des réseaux de Diffusion de l’Expertise, d’éducation thérapeutique, de Formation continue et d’Information (DEFI)  Structures innovantes organisant la convergence des efforts à l’extérieur de l’hôpital.  Un réseau par filière  Echelle nationale ou inter-régionale  Promouvoir la recherche en sciences sociales et humaines sur les maladies rares
  20. 20. Améliorer les dispositifs de prise en charge financière et de remboursement dans le respect de l’équité géographique  Simplifier et amplifier les procédures de la production des Programmes Nationaux de Diagnostic et de Soins  Analyser et améliorer la situation des dispositifs ou médicaments non remboursables ou hors AMM
  21. 21. Contribuer à donner aux maladies rares une dimension européenne et internationale  EMEA (European Medical Agency) : COMP (Committee for Orphan Medicinal Products)  E-Rare (ERA-Net for rare diseases) : financement recherche/MR  Expérimentation des Réseaux Européens de Référence (bases de données /rareté)  Mobilité de l’expertise.  ECRIN, Réseau Européen d’Infrastructures de Recherche Clinique initié fin 2004  RDTF (Rare Diseases Task Force) 2009-2011  European Union Committee of Experts on Rare Diseases (EU CERD)  EURORDIS  Orphanet
  22. 22. 22 CONCLUSIONS  Les plans maladies rares ont permis de faire prendre conscience de l’importance et de la fréquence de ces maladies  Les maladies rares ne sont plus orphelines  Les malades et les médecins sont conscients de l’importance et de l’efficacité de cette organisation des soins
  23. 23. 23 CONCLUSIONS  Le second plan a créé la fondation maladies rares, mis en place des cohortes, se donne les outils permettant d’organiser des bases de données et des biobanques  Il a aussi permis de consolider Orphanet  Il s’investit dans « l’Europe des maladies rares »  Nous souhaitons que la thérapeutique, la recherche clinique, les recommandations de pratiques et l’évaluation continuent à bénéficier de ce formidable outil de prise en charge des malades
  24. 24. Un plan national maladies rares au Maroc ? • Dans le cadre de ses Journées de l’Auto-Immunité, l’association AMMAIS a organisé en 2015 un colloque consacrée aux maladies rares (à l’occasion duquel le Pr a fait cette présentation). • A l’issue des débats, l’association a appelé à la reconnaissance des maladies rares comme une priorité de santé publique au Maroc 27
  25. 25. L’Association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) Les objectifs d’AMMAIS, créée en 2010 sont  d’informer et sensibiliser grand public et médias sur ces maladies en tant que catégorie globale afin que le diagnostic soit plus précoce,  d’aider à leur meilleure prise en charge et de promouvoir la recherche et les études sur elles. Le président d’honneur d’AMMAIS est le Pr Loïc Guillevin et la présidente, le Dr Khadija Moussayer

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