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Communication : La communication interpersonnelle

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Introduction à la notion de communication interpersonnelle - Cours de communication- DUT MMI - S1

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Communication : La communication interpersonnelle

  1. 1. 1.La communication interpersonnelle 1 Virginie COLOMBEL_2018
  2. 2. On dit que, la réussite, sur le plan individuel, privé ou social, repose sur une réelle maîtrise de soi qu’on ne saurait vraiment acquérir sans la bonne connaissance de soi. 2
  3. 3. Approche en 5 points
  4. 4. 1. La notion d’édification de la personnalité. 2. Langage et concept de soi 3. Concept de soi et communication : la fenêtre de Johary 4.Approche de quelques théories 5. La perception des images 4
  5. 5. 1. L’édification de la personnalité
  6. 6. ☞ L’édification de la personnalité est l’ensemble des éléments acquis qui constituent un individu. 6
  7. 7. ☞ Ce sont donc les facteurs conscients ou inconscients qui structurent l’individu ou le groupe
  8. 8. 2.Langage & concept de soi « Dis moi ce que tu dis et je te dirais qui tu es »
  9. 9. De 10 à 18 mois : c’est l’imitation
  10. 10. Entre 3 et 5 ans : jouer des rôles de façon signifiante, c’est le développement du langage
  11. 11. Les idées stéréotypes que les enfants entendent et répètent ont une grande importance dans la construction du soi. Les garçons ne pleurent pas. Les filles sont plus sensibles. Les gitans sont des voleurs.La danse c’est pour les filles. C’est parce que maman fait mieux la cuisine. Les profs sont des fainéants. Tous les musulmans sont des terroristes en puissance. Le foot, c’est pour les garçons.
  12. 12. L’image de soi est révélée par des comportements verbaux. 12
  13. 13. 3.Concept de soi et communication interpersonnelle 13
  14. 14. « Ce n’est pas dans je ne sais quelle retraite que nous nous découvrirons. C’est sur la route, dans la ville, au milieu des foules, chose parmi les choses, homme parmi les hommes» Jean-Paul Sartre
  15. 15. Qui sommes-nous?
  16. 16. ☞ Le concept de soi s’acquiert par la communication interpersonnelle. ☞ L’image de nous même est le résultat de la manière dont nous croyons que notre personne apparaît aux autres. 16
  17. 17. Suis-je beau ?
  18. 18. La fenêtre de Johari 18
  19. 19. Récapitulons 1 19
  20. 20. Récapitulons 2 ‣ Le secteur libre : Connu de soi et des autres, il représente le «soi» public. ‣ Le secteur aveugle : Connu des autres et non de soi : timbre de voix, gestuelle, mauvaise haleine... ‣ Le secteur caché : Connu de soi et inconnu des autres : intimité, sentiments, motivations... ‣ Le secteur inconnu : Inconnu de soi et des autres : l’inconscient. 20
  21. 21. 4.Approche de quelques théories de communication interpersonnelle 21
  22. 22. Une situation « - Si chaque fois que je te demande une clope, tu… - … c’est pas ça ! C’est ta manière de demander… »
  23. 23. Lecture à travers l’école de Palo-Alto
  24. 24. « On ne peut pas ne pas communiquer »
  25. 25. ☞ Nous sommes tous dans la communication. ☞ Nous décodons des signaux mais nous n’avons pas conscience de ceux que nous envoyons. ☞ Nous avons besoin d’un guide pour décoder.
  26. 26. Le jeune homme oppose le contenu de ce que dit son amie, qu’il accepte (la demande de cigarette) à la relation qu’elle induit par son ton rogue, sa brusquerie, l’expression de son visage. Cette relation, il la perçoit peut-être comme une pression. Elle prend la position haute, exige et il n’est pas d’accord. En le disant, il change de niveau : il parle de leur relation et peut se donner des chances de la transformer. C’est une méta - communication sur leur relation. Analyse de la situation de départ
  27. 27. « Contenu, relation, position, niveau et méta-communication » sont les 5 propriétés de la communication selon l’école de Palo - Alto
  28. 28. Les états du Moi : L’analyse transactionnelle28
  29. 29. Postulat Nous ne communiquons pas, nous établissons un système de transactions. Nos transactions fonctionnent suivant les trois états de l’homme, ou trois états du Moi « conscient » qui définissent notre personnalité. 29
  30. 30. Le Parent Les pensées, émotions, et comportements d'une personne qu'elle a fait siens par imitation de figures parentales ou éducatives marquantes. Etat 1
  31. 31. L’Adulte Les émotions, pensées et comportements qui correspondent avec la réalité de l’ici et maintenant. Etat 2
  32. 32. L’Enfant Les pensées, émotions, et comportements qui sont une réminiscence de notre propre enfance. Etat 3
  33. 33. Les 3 états de MOI PARENT Domaine de l'appris ADULTE Domaine de la pensée ENFANT Domaine du ressenti P A E 33
  34. 34. Comment ça marche? 34
  35. 35. Chaque fois que vous agissez, pensez ou sentez comme vous avez vu vos parents le faire, vous êtes dans votre PARENT. 35
  36. 36. Chaque fois que vous travaillez sur la réalité, que vous rassemblez des faits et que vous les analysez, vous êtes dans votre ADULTE36
  37. 37. Chaque fois que vous ressentez et agissez comme vous le faisiez quand vous étiez enfant, vous êtes dans votre ENFANT 37
  38. 38. Etats du MOI et comportements 39
  39. 39. Le PARENT : Nourrit, critique, restreint, juge, blâme, encourage, aide. 40
  40. 40. L’ADULTE : Traite de l’information, prend des décisions objectives, organise, pense, puis agit, planifie, résout des problèmes, estime les risques et les probabilités, reste en contact direct avec la réalité. 41
  41. 41. L’ENFANT : Invente, exprime sa curiosité, agit de façon impulsive et égoïste. Aime, imagine, se rebelle, se plaint. 42
  42. 42. Ainsi, à chaque instant nous abordons la réalité avec ces trois possibilités : 43
  43. 43. ☞ Plaquer des modèles : être dans le Parent 44
  44. 44. 45 ☞ Reproduire des vécus personnels d’autrefois : être dans l’Enfant
  45. 45. Prendre la réalité telle qu’elle est - et non pas telle que nous voudrions qu’elle soit - avec ce que nous sommes et non ce que nous avons été ou ce que nous voudrions être ☞ être dans l’Adulte. 46
  46. 46. Objectifs ? 47
  47. 47. Etablir des relations équilibrées où chacun peut apporter et s’enrichir.48
  48. 48. Essayer de convaincre et non de persuader.
  49. 49. Considérer l’autre sans acrimonie ou condescendance.
  50. 50.  « On ne triomphe pas de ses adversaires en essayant de les convaincre.
 Il faut simplement attendre qu’ils meurent. » Max PLANCK
  51. 51. Comment faire alors ?
  52. 52. 1. Identifier et déjouer les obstacles de la communication
  53. 53. 1.Les obstacles liés à « écoute »
  54. 54. L’altération La pensée et les mots ou gestes utilisés pour exprimer le message le faire partager sont en état de perpétuelle mouvance. La circulation des idées est soumise à une perte de contenu et à des distorsions. 55
  55. 55. 90%d’érosion 56
  56. 56. Dans cette estimation , il n’est pas tenu compte des oublis, de l’incompréhension et des attitudes de rejet... 57
  57. 57. Illustration du phénomène 58
  58. 58. 2. Les obstacles liées à la nature humaine
  59. 59. Les obstacles à la communication tiennent à la nature humaine : « Ah ! Moi je suis comme ça ! » 60
  60. 60. Or, communiquer c’est : ‣ s’ouvrir à l’autre ‣ l’écouter ‣ le comprendre 61
  61. 61. Recherche de l’harmonie La recherche de l’harmonie entre l’émetteur et le récepteur affecte : ‣ le message ‣ le codage/décodage ‣ le canal 62
  62. 62. 3.Les obstacles liés au message 63
  63. 63. Le contenu ‣ un contenu inadapté à la cible ‣ un contenu trop compliqué ou trop succinct ‣ un vocabulaire trop ou pas assez technique ‣ un vocabulaire inapproprié ‣ une syntaxe incertaine 64
  64. 64. Le ton ‣ une mauvaise intonation ‣ une articulation défectueuse ‣ un ton péremptoire 65
  65. 65. Le contexte ‣ une ambiance et un environnement défectueux ‣ les bruits parasites au cours du face à face ‣ les interférences 66
  66. 66. 4.Obstacles liés à la personne 67
  67. 67. ‣ la préparation insuffisante de l’émetteur ‣ les a priori et les préjugés ‣ la distraction, le retrait sur soi ‣ l’agressivité, le stress, l’angoisse ‣ la crainte du changement ‣ l’appréhension, la timidité et la méfiance 68
  68. 68. Mais surtout, l’écoute... 69
  69. 69. Nous pensons que... ‣ que nos paroles sont comprises et mémorisées instantanément... ‣ qu’entendre signifie écouter 70
  70. 70. Or Entendre est un processus naturel Ecouter révèle d’une volonté, c’est un processus cognitif dont nous avons le contrôle 71
  71. 71. -Anonyme « Entendre ne veut pas dire écouter, car l’ouïe est un sens et l’écoute est un art »
  72. 72. Pourquoi alors décidons-nous souvent de bloquer l’écoute ? 73
  73. 73. Parce que... ‣ Nous pensons beaucoup plus vite que nous parlons ‣ Notre cerveau pense à grande vitesse : 800 mots à la minute ‣ Un discours moyen contient 125 mots à la minute 74
  74. 74. Ainsi peut-on distinguer ... 75
  75. 75. L’écoute superficielle ou fortuite ‣ Refus d’apprendre ou de comprendre ‣ Ecoute distraite d’un cours tout en passant à ce qu’on va faire76
  76. 76. L’écoute attentive ‣ Implication directe à ce qui est dit : Annonce d’une catastrophe, d’un changement d’emploi du temps par exemple. ‣ Ecoute axée sur le contenu = écoute intelligente 77
  77. 77. L’écoute active ou emphatique ‣ Attitude de vie, relation fondamentale dans les relations interpersonnelles ‣ Implique le respect de l’interlocuteur auquel nous accordons notre attention, notre temps, notre énergie. 78
  78. 78. Pour une bonne écoute active
  79. 79. Se mettre à la place de l’autre, se projeter en subodorant ses émotions et ses opinions. 80
  80. 80. 1.La bonne réception 81
  81. 81. Pour vivre pleinement le moment présent EN Ecoutant sans penser à notre réponse S’abstenant de juger avant d’avoir bien écouté Se taisant tout simplement en évitant le «moi aussi, je...» Faisant abstraction des bruits Intérieurs Extérieurs Afin de se concentrer uniquement sur le message et l’écouter à 3 niveaux Verbal para-verbal Non-verbal 82
  82. 82. La compréhensionLa compréhension 83
  83. 83. Dans ce processus ‣ On sollicite le QI : le quotient intellectuel ‣On sollicite le QE : le quotient émotionnel 84
  84. 84. Utiliser son QI en ... ‣ Faisant des connexions entre les anciennes et nouvelles informations. ‣ Précédant la pensée de son interlocuteur. ‣ Posant des questions pour mieux comprendre. ‣ Reformulant les dires de l’interlocuteur pour contrôler la bonne compréhension. 85
  85. 85. Utiliser son QE en... ‣ En essayant de se mettre à la place de l’interlocuteur. ‣ L’encourageant à exprimer ses idées, ses sentiments, ses opinions. 86
  86. 86. 2.L’évaluation 87
  87. 87. Qu’évalue-t-on? Que juge-t-on? Le contenu général du message après l’avoir bien compris. L’intention, avouée ou cachée avec laquelle il a été exprimé. Les faits qu’il met en évidence. Les partis pris, les stéréotypes, les motivations personnelles ou collectives qui se dégagent. 88
  88. 88. Comment devrait-on juger ? En faisant la différence ENTRE ☛ Les faits ☛ Les opinions ☛ La réalité objective ET ☛ Nos déductions ☛ Nos interprétations ☛ Notre subjectivité 89
  89. 89. La réponse... Fin d’un processus et début d’un autre... 90
  90. 90. 3. La rétroaction 91 3. La rétroaction
  91. 91. Les méta-messages ‣ Ils facilitent le processus de rétroaction : le conditionnel, l’interrogation ou l’impératif par exemple. Car attaquer un sujet sans aucun préambule induit un sentiment d’inconfort cognitif 92
  92. 92. Le feed-back ‣ Evoquer uniquement les comportements ‣ Utiliser des adverbes ‣ Eviter les adjectifs liés aux défauts 93
  93. 93. Ainsi ... ‣ Ne dites pas : « Mais, voilà ! Tu es trop prudent ! » ‣ Dites : «Tu n’as pas voulu prendre de risques et tu es passé à côté.Tu as peut- être agi trop prudemment» 94
  94. 94. Ici & maintenant ! ‣ Se concentrer sur ce qui est actuel et concret ‣ Evite les inférences 95
  95. 95. Décrire plutôt que juger ‣ La description est neutre, objective et concrète. ‣ Elle induit un feed-back positif. 96
  96. 96. Discuter plutôt que conseiller ‣ La discussion place les deux interlocuteurs sur un plan d’égalité. Chacun apporte sa contribution. ‣ Eviter leYAKA...Aider à s’exprimer, reformuler, échanger. 97
  97. 97. IDCWYT✳ ✳ I Don’t Care WhatYou Think ‣ Evaluer la qualité de feed-back que chacun peut donner ou recevoir. ‣ Pour une communication efficace, ne pas trop parler pour ne pas annuler l’effet suscité. 98
  98. 98. Conclusion
  99. 99. ‣ Il y a autant de communications qu’il existe d’êtres humains ‣ Autant de problèmes liés à celle-ci qu’il existe de problèmes d’êtres humains. ‣ La seule chose envisageable c’est l’amélioration de celle-ci par la compréhension de ses mécanismes et l’acceptation de l’autre en tant qu’individu différent de soi. 100
  100. 100. Introduction à la communication L’enjeu des messages
  101. 101. -Max PLANCK  « On ne triomphe pas de ses adversaires en essayant de les convaincre.
 Il faut simplement attendre qu’ils meurent. »
  102. 102. 1. La réception du message
  103. 103. Une relation entre émetteur et récepteur selon Shannon.
  104. 104. Les risques & l’observation de l’information
  105. 105. •L’information peut être fausse, absente, complexe. •L’information même parfaitement valable risque de passer inaperçue, influencée par des habitudes ou déformée par une perception subjective. •Le récepteur doit faire un effort pour aller au-delà des apparences. Savoir ce que l’émetteur voulait dire ou prendre conscience du sens subjectif que lui, récepteur, attribue au message. •La communication est également rendue ardue par les erreurs volontaires : le récepteur ne veut pas d’informations, il refuse de voir les faits, complice, en cela, de l’émetteur qui ne dispense pas les renseignements nécessaires, qui ne veut pas dévoiler la réalité.
  106. 106. Situation courante «Dites un nombre entre 0 et 10». «7». «Je dis 8; vous avez perdu, vous me devez un café. »  
  107. 107. Le traitement de l’information
  108. 108. • Pour éviter les pièges, le récepteur de bonne volonté doit apprendre à se déconditionner, sortir de son cadre habituel, traiter les données reçues, mettre en œuvre toute son ingéniosité • Nous passons une partie de notre temps à communiquer. Des expériences pénibles le prouvent : l’individu complètement isolé dans une chambre noire, un caisson, ne recevant aucun message (et ne pouvant plus en émettre) perd tous ses moyens. • On admet ainsi que la liberté devienne nécessaire.
  109. 109. 2. La création des messages
  110. 110. • Les types de communication • La communication attrayante • Le renouveau • Les sciences cognitives
  111. 111. Exercices
  112. 112. Un jardin est composé de 4 rangées de 3 arbres. Une tempête abat les arbres. Pour des raisons d’économie, le jardinier ne veut acheter que 6 arbres. Comment peut-il les planter pour avoir de nouveau 4 rangées de 3 arbres ? 


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