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La médiation numérique des savoirs

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2.5 jours d'intervention aux Conservateurs d’Etat en début de formation à l'ENSSIB à Lyon les 12, 13 et 14 mars avec une intervention d'Isabelle Degrange, Coordonnatrice générale de la médiation numérique de Gallica à la BNF, le mercredi 13 mars au matin.

Publicado en: Educación

La médiation numérique des savoirs

  1. 1. LA MÉDIATION NUMÉRIQUE DES SAVOIRS Cosette Spirin - 12, 13 et 14 mars 2018 1
  2. 2.  Concevoir un projet de médiation numérique des savoirs Objectifs de ces 2,5 jours2
  3. 3. Rapide tour de table 3
  4. 4. Sommaire  Lundi après-midi : cas pratiques  Mardi : La médiation numérique des savoirs, des enjeux aux dispositifs  Mercredi matin : Gallica  Isabelle Degrange, coordonnatrice générale de la médiation numérique  Mercredi après-midi : cas pratiques de mise en application 4
  5. 5. Que pensez-vous de ces tweets ? 5
  6. 6. Que pensez-vous de ces tweets ? 6
  7. 7. Que pensez-vous de ces posts ? 7
  8. 8. Que vous a-t-on raconté sur la pol doc ?8
  9. 9. Pourquoi développer une présence en ligne ?9
  10. 10. Pourquoi développer une présence en ligne :10  Améliorer / moderniser l’image de l’institution  Augmenter la visibilité : services, collections, animations…  Démontrer son expertise, sa plus-value  Dialoguer, écouter, fidéliser, impliquer  Prospecter et capter de nouveaux publics
  11. 11. Cas pratique – 2h3011
  12. 12. Cas pratique Benchmarking de présences en ligne d’institutions culturelles Définition :  Technique marketing  Etude & analyse des techniques de gestion, des modes d'organisation de la « concurrence »  « Se comparer pour s’améliorer » 12
  13. 13. Les cas 1. Castorama / Carrefour / Leroy Merlin 2. Innocent 3. Museum Toulouse / Musée de la grande Guerre Meaux 4. BPI 5. BU du Havre  5 Groupes de 3 personnes :  Préparent  restituent 13
  14. 14. La méthodologie 1. Carte heuristique https://framindmap.org/ 14
  15. 15. La méthodologie 1. Tableau SWOT 15
  16. 16. La méthodologie  Quelle est la ligne de curation de contenus ?  Quelle est la charte des bonnes pratiques ?  Nommage des titres & intertitres  Chapeau, nombre de caractères par paragraphe  Multimédia : critères choix, source,  Hyperliens  Interaction : quelle modération sous quels délais ?  Quel est le circuit de production et de validation des contenus ? 16
  17. 17. Pour résumer  Contexte  Collègues / « Concurrents »  E-réputation fondamentale  Parler la même langue, les mêmes codes  Être raccord avec les pratiques numériques actuelles des usagers  Prendre en compte leurs avis (+ ou -) 17
  18. 18. Objectifs atteints de CP : 18  En analysant la présence et la stratégie en ligne d'acteurs dans le domaine de l'information- documentation et de marques commerciales, nous avons observé et identifié des stratégies de présence en ligne déduis la notion d’identité numérique.
  19. 19. Quelques chiffres d’usages 19
  20. 20. Exemples à suivre de BU ? 20  BU Bordeaux : Fb, Twitter, Instagram  BU Angers : Fb, Twi, Insta, Pinterest, Youtube, Flickr
  21. 21. Adapter le contenu selon les RS 21
  22. 22. 22
  23. 23. Cas pratique – 30 min23
  24. 24. A vous de mettre en place un plan de com’ !24  Prévoir un rétroplanning selon le plan de communication  Rédiger un post  Exemple du prog BU Havre :
  25. 25. 25
  26. 26. Introduction  Passage d’un Web de la requête à un Web du flux  Navigation flottante même si…  Lecture pollinisatrice d’internet : bouche-à-oreille / recommandation  Ex : Nouvel algorithme de Facebook 26
  27. 27. Bertrand Calenge  « Je propose d’abandonner la priorité donnée à la mise à disposition de l’information documentaire, pour se centrer plutôt sur le soutien au partage des savoirs ou des connaissances »  Les bibliothèques et la médiation des connaissances, Paris, Éditions du Cercle de la librairie, 2015. 27
  28. 28. Bertrand Calenge  « L’objectif du bibliothécaire devient alors non seulement de traiter l’information (encore qu’il faille maîtriser bien des techniques et du savoir-faire pour accéder à ces morceaux de savoir disséminés), mais aussi, et surtout de faciliter pour le public l’appropriation de ces éléments multiformes, porteurs potentiels de savoirs, pour qu’ils deviennent pour lui connaissances. » 28
  29. 29. Bertrand Calenge  « La bibliothèque aurait ainsi pour fonction d’accroître les connaissances d’une population en fonction de ses besoins, de ses pratiques, de son niveau d’expertise. Et c’est ce que j’appelle médiation des connaissances. Des connaissances vivantes, et non des stocks d’informations. » 29
  30. 30. Bib & communs de la connaissance30
  31. 31. Bibliothèques et communs de la connaissance31
  32. 32. Bibliothèques et communs de la connaissance  « Les bibliothèques ne sont donc ni un bien commun ni un commun du savoir. Elles administrent des ressources qu’elles sortent de la sphère marchande pour en permettre un usage collectif à l’aide d’un certain nombre de règles qui visent à en garantir la pérennité et l’accès équitable à tous. » 32
  33. 33. Bibliothèques et communs de la connaissance  « En dehors des fonds patrimoniaux qui sont dans le domaine public, ces ressources sont la propriété de la puissance publique et de fait, les règles qui les régissent ne sont pas édictées par la communauté des usagers, mais bien par cette puissance publique et ses représentants en la personne des bibliothécaires. »  « C’est en cela que nous ne pouvons considérer les bibs publiques comme des communs du savoir. »  « La bib est un service public qui agit pour le bien commun dont la mission est de garantir un accès ouvert à l’information et aux savoirs. » 33
  34. 34. Licences creative commons 34  Environ 400 millions d’œuvre (fin 2017)  Wikipédia
  35. 35. 20 actions possibles / Lionel Maurel 35  Permettre la libre réutilisation des œuvres du domaine public numérisé.  Ouvrir ses données en données ouvertes.  Accorder la priorité aux logiciels libres.  Proposer des œuvres sous licence libre et participer à leur curation.  Placer sous licence libre les contenus originaux produits par la bibliothèque.
  36. 36. 20 actions possibles / Lionel Maurel 36  Diffuser sous licence libre les captations d’événements, les conférences, les débats.  Éviter de participer au processus d’enclosure de la connaissance.  Donner accès à un Internet non filtré et sans identification préalable.  Protéger les données personnelles de ses usagers et sensibiliser aux enjeux de la protection de la vie privée.  Développer un fonds documentaire sur la question des communs.
  37. 37. 20 actions possibles / Lionel Maurel 37  Participer à la littératie des communs.  Organiser des ateliers de contribution à des communs de la connaissance.  Favoriser la mise en partage des ressources et des savoirs (grainothèques, bookcrossing, troc de presse, bourses des savoirs, bibliothèques vivantes, etc.).  Soutenir les acteurs des communs sur son territoire, notamment par la mise à disposition des lieux et des équipements aux communautés.  Organiser des événements autour de la thématique des communs.
  38. 38. 20 actions possibles / Lionel Maurel 38  Passer à une logique de tiers-lieux en tant qu’espace appropriable par des communautés.  Permettre aux agents de la bib de contribuer sur leur temps de travail à des communs de la connaissance.  Participer au financement des communs culturels.  Développer des liens avec des bibs autogérées.  Ouvrir la gouvernance de l’établissement aux usagers.
  39. 39. Pol doc ≠ = MNS  Les « pol doc » sont un socle fondamental de la démarche de médiation numérique des savoirs, mais ne sauraient s’y résumer.  La médiation numérique des savoirs peut constituer l’architecture de l’ensemble d’une politique publique de l’information. 39
  40. 40. Pour en finir avec le tropisme de la collection dans l’univers numérique 40
  41. 41. Comment définir une ressource numérique ?41
  42. 42. 42
  43. 43. Leur définition : 43  « Une ressource numérique est une pièce d’un puzzle dans une situation d’apprentissage. »
  44. 44. Ressource numérique 44  On se plaint souvent d’une insuffisance de communication, de formation des équipes et de médiation vis-à-vis des usagers.  D’autres complexités viennent s’ajouter…
  45. 45. Complexités liées aux ressources numériques45  Modalités d’usages : sur place/à distance, streaming/téléchargement  Modalités d’identification : accès anonyme sur place, inscription à distance  Modalités d’accès : illimité/restreint  Supports de consultation : ebooks lisibles sur PC, tablette, liseuse. iOs si par Apple Store, Livre audio WMA
  46. 46. Complexités liées aux ressources numériques46  DRM : limitation du nb d’accès à X supports  Contraintes techniques : Windows/Mac/Linux, epub sur Kindle, Flash sur iOs…  Contenus : durée d’archivage titres presse, film
  47. 47. Complexités liées aux ressources numériques47  Bouquet / choix titres à titres : Youboox/PNB  Modalités d’acquisition : Location / abonnement  Type de limitation d’accès : nb d’accès simultané, nb d’usagers max, nb de doc…  Modalités d’identification : délais  Motivation usagers / SAV bibliothécaire
  48. 48. Différence fondamentale 48 1. modèle d’achat 2. modèle d’accès  Le 2nd ne devrait jamais être sacrifié au 1er  Fausse équivalence tissée entre les 2  Pourquoi donc vouloir contrôler la durée d’usage d’un fichier ?  Pourquoi le contrôle de la durée d’usage ne peut-il par porter sur un ensemble ?
  49. 49. Achat titre à titre 49  PNB  Faire payer une à une les vidéo youtube ? + temps limité ?  Spotify, Amazon, Youboox : accès à une base complète.  Modèles d’abonnement illimité  Besoins : réservoirs de contenus sous droits pour faire de la médiation
  50. 50. 50
  51. 51. 51
  52. 52. Achat titre à titre 52  Mimétisme du modèle de la rareté  Le numérique brise la rareté de l’espace disponible dans les bâtiments que sont les bibs  Devoir choisir entre restriction d’usage ou budget prohibitifs
  53. 53. Exemples 53  Ripping  Playlist : exposition à la pub  Mais on le fait bien avec les périodiques !  Hésitations liées au juridique mais CD/jeux vidéo prêtés illégalement  Avancer dans un environnement juridique qui doit s’évaluer
  54. 54. Pol doc actuelle 54  Souvent une gestion raisonnée des collections sans véritablement prendre en compte la médiation de ces collections.  Plutôt : Contenus
  55. 55. Exemple des nouvelles BU USA  PDA : Patron Driven Acquisitions  DDA : Demand Drive Acquisition  Acquisitions orientées par les usagers 55 « Just-in-case » « Just-in-time »
  56. 56. Comment ça fonctionne ? 56 1. Un usager recherche un ebook 2. Le consulte quelques minutes puis fenêtre pop-up 3. Délai : 10 jours / BU débitée 4. Si le même ebook est consulté 4 fois, il est acheté de manière pérenne
  57. 57. « Just-in-time »  Economies  Bib dépossédées 57 Avantages Inconvénients Illusion fondamentale de l’illimité car ce sont les usages sur le web aujourd’hui + algorithmes de recommandation
  58. 58. Résultats 58  2 à 5 fois + utilisé que quand c’est la BU qui constituait  2 à 3 fois + large audience (visiteurs uniques par titres)  Répartition similaire des sujets   dans le cas où les enseignants sont prescripteurs
  59. 59. Qu’est-ce qu’une pol doc dans ces conditions ?59  Fusion des 2 étapes : 1. La construction d’une offre par anticipation du besoin collectif 2. Ajustement par rapport aux statistiques  La vocation d’une collection ? Faire circuler les docs  Modèle d’abonnement = cohérent
  60. 60. Qu’est-ce qu’une pol doc dans ces conditions ?60  C’est un équilibre à trouver entre une présélection par des bibliothécaires enrichie par une « post- sélection » par des usagers nourrie par des dispositifs et des services de médiation.  Cela libère de l’énergie pour sélectionner & propulser des contenus associés à une demande dominante
  61. 61. Définition de la médiation numérique des savoirs Médiation et capacitations des communs 61
  62. 62. Définition  « La médiation numérique est une démarche visant à mettre en œuvre des dispositifs de flux, des dispositifs passerelles et des dispositifs ponctuels pour favoriser l’accès organisé ou fortuit, l’appropriation et la dissémination de contenus à des fins de diffusion des savoirs et des savoir-faire. »  Vise donc à favoriser la rencontre entre des informations et des personnes par des dispositifs. 62
  63. 63. Proche de la déf de Bertrand Calenge 63  « La médiation des connaissances est un dispositif humain, fonctionnel, et continu, activement organisé pour l’accroissement des connaissances d’une population, mobilisé par l’identification des besoins cognitifs des personnes concernées, et s’inscrivant dans leurs pratiques et dans la communauté qu’elles constituent. »
  64. 64. 64
  65. 65. Eurêkoi / BPI & co 65
  66. 66. Eurêkoi 66  Bibliosésame en 2006  Devenu Eurêkoi depuis 2015  4 000 Q / an  35 internautes en moyenne voient les réponses  15% des utilisateurs ne vont pas en bibs  500 bibs partenaires  Posture bienveillante, recommander sans juger avec ouverture à la fin (Si vous avez aimé…, vous aimerez peut-être…)
  67. 67. Je ne sais pas quoi lire / Lorient 67  2013  Tout savoir sur le fonctionnement
  68. 68. Places et mobilité des tuteurs dans un digital learning / ≠ positionnements68 Jacques Rodet
  69. 69. L’apprentissage dans l’ère numérique 69  Le numérique comme un ensemble de pratiques, une disposition d’esprit favorable aux apprentissages.  Transmettre ≠ faciliter  Folksonomie / cerclonomie  Importance de proposer une médiation entre des envies d’apprentissages et le formidable potentiel des réseaux à développer ces apprentissages en communauté.
  70. 70. Déplacement du rôle des prof dans un cadre pédagogique  « Leur rôle consistera à s’assurer que les élèves ont bien compris qu’ils pourront y revenir plus tard. Quand ils en auront réellement besoin. Parce que l’on n’a presque jamais réellement besoin des savoirs qui nous sont transmis, au moment où on nous les transmet. C’est l’une des plus belles opportunités du numérique que de rendre possible une appropriation consentie, une appropriation […] centrée sur un désir et non plus sur un programme. »  Olivier Ertzscheid 70
  71. 71. Suite de la définition MNS  La médiation numérique se distingue donc fondamentalement d’une médiation culturelle par le numérique  L’ajout du terme numérique à celui de médiation se justifie par l’influence décisive de la révolution des « supports de mémoire » 71
  72. 72. La médiation numérique des savoirs n’est pas du marketing 72
  73. 73. Marketing ? 73  Stratégie opérationnelle qui vise à ajuster l’offre aux besoins  Ensemble des actions ayant pour objectifs d’étudier et d’influencer les besoins et comportements des consommateurs
  74. 74. Les 4P : complexe à utiliser au quotidien74  Le marketing des bibs publiques, repose sur la combinaison cohérente des 4 P (marketing mix) :  Le produit : l’offre documentaire et de services ;  Le prix d’accès à cette offre : abonnement, gratuité, etc. ;  La place ou la distribution : les formes et les modalités de sa mise à disposition ;  La promotion et la communication : la publicité de masse, les relations publiques, les actions promotionnelles qui visent les usagers actuels et les usagers ponctuels.
  75. 75. Evolution vers les 7P 75  Process : caractérisé par l’interaction avec le client (p. ex., accueil, conseil, horaires d’ouverture, etc.) ;  People : capacités de la force de vente (p. ex., présentation, formation, etc.) ;  Physical evidence ou physical support : composantes matérielles du magasin (p. ex., vitrine, organisation des rayons, etc.), du service (p. ex., rapport annuel pour un expert-comptable, relevé de compte, carnet de chèques ou carte bancaire pour une banque), ou identifiant le personnel, qui fait partie intégrante de la production pour un service (p. ex., uniforme ou tenue du personnel)
  76. 76. Sur les organigrammes 76  Pas de service marketing en bib  Mais service de services au public ou de médiation
  77. 77. Le marketing est mal vu 77  On peut largement appliquer certains principes du (e-)commerce aux BM/BU :  Cherchent à réinventer les magasins (lieux physiques)  À toucher du public pour augmenter le chiffre d’affaires  Marketing multicanal  On parle bien aussi de « marketing documentaire »
  78. 78. Management du changement 78  Motiver les professionnels en incarnant cette politique de médiation dans des dispositifs qui valorisent les compétences des professionnels
  79. 79. Charte ABF 79
  80. 80. Angle mort du marketing classique 80  La segmentation adoptée est souvent calquée sur  les tranches d’âge  et les besoins,  là où nous avons constaté qu’une approche  par thématique  et par besoin documentaire  est plus efficace
  81. 81. « Médiateurs numériques des savoirs » 81  « Cette dénomination permet de donner l’image d’un métier nouveau et qui favorise le décentrement des collections pour les partenaires internes à l’organisation. »  Service communication  Service informatique (ex : accès bridé à internet…)  « Affirmation dans le discours professionnel d’une fonction propre de médiation des savoirs qui passe par le numérique »
  82. 82. Différences et complémentarités 82
  83. 83. MNS & marketing 83  Ainsi, la médiation numérique des savoirs tout comme le marketing public sont au service de la stratégie générale de la bib et n’ont de sens qu’au regard des objectifs politiques et stratégiques du service public.  = démarche stratégique   Percevoir le métier de bibliothécaire non seulement dans la conception de collections, mais avant tout dans la conception de services de médiation des savoirs.
  84. 84. En finir avec la recherche d’une autonomie de l’individu 84
  85. 85. Ecarter une notion portée comme un idéal à atteindre85  « Dans l’approche de la médiation numérique des savoirs, l’individu n’est pas indépendant, mais se construit en relation dans une dynamique constante d’apprentissages.  Assigner à la médiation numérique la finalité de l’autonomie du sujet par l’acquisition d’habiletés revient à la réduire à l’apprentissage d’une culture technique,  là où il s’agit d’une activité relationnelle et cognitive bien plus large. »
  86. 86. Inclusion numérique 86  Conseil National du Numérique (CNNUM) en France définit ainsi la notion d’inclusion numérique ou e-inclusion :  « l’inclusion sociale dans une société et une économie où le numérique joue un rôle essentiel ».  L’inclusion numérique ne se résume plus à l’utilisation des outils du numérique, avec lesquels une part importante de la population se débrouille à défaut de parfaitement les maîtriser :  elle désigne la capacité à fonctionner comme un citoyen actif et autonome dans la société telle qu’elle est. Il n’y a pas une « e‐inclusion » d’un côté et une « inclusion » de l’autre : les deux se confondent.
  87. 87. C’est une démarche relationnelle 87  Ce serait réduire la MNS à l’apprentissage d’une culture numérique.  Là où il s’agit d’une activité relationnelle + large  Sinon, la MNS serait ponctuelle/résiduelle.  Or : va dans l’avenir avoir de + en + besoin de médiations humaines avec les usagers.
  88. 88. C’est une démarche relationnelle 88  Construction de liens entre les besoins et les usages de l’information  Transformation de l’information en connaissance  La question qui nous est posée n’est donc pas comment rendre autonome, mais comment développer des dispositifs de médiation orientés vers le développement de ce qu’on peut nommer en première approche des compétences numériques, ou encore la littératie numérique.
  89. 89. MNS = n’est pas de la médiation au numérique 89
  90. 90. Nouveau modèle de translittératie cybériste90  Divina Frau-Meigs  Définit l’information comme :  code,  document  actualité
  91. 91. Comment les bib abordent-elles aujourd’hui les formations aux numériques ? 91  Objectifs des BU  faire réussir les étudiants  Library literacy : comment bien utiliser les ressources des bib  Scientific literacy : comment être un bon scientifique  Information literacy : aider des publics à se repérer dans la galaxie des offres
  92. 92. ADBU : référentiel des compétences informationnelles92  Rien sur  l’identité numérique,  la sécurisation des données,  culture ouverte,  Data mining
  93. 93. Littératie numérique : déf 93  Pas qu’un savoir technologique  Panoplie de pratiques éthiques & sociales réfléchies au quotidien  Pas un simple amalgame de compétences,  mais comme un cadre qui s’alimente à plusieurs littératies & compétences tout en les enrichissant à leur tour.  (Vases communicants)
  94. 94. EPN ou EMIS ? 94 CNNUM propose de renommer les :  EPN : espace public numérique  En EMIS : espaces de médiation et d’innovation sociale  Ouvrir + largement ce label
  95. 95. Suite de définition  « La médiation numérique des savoirs se distingue donc de la médiation des savoirs numériques.  Le rôle des bibs n’est pas de former exclusivement aux usages raisonnés de l’information, mais aussi de contribuer à la diffusion des connaissances, au-delà des méthodes et usages permettant de la développer. » 95
  96. 96. 96
  97. 97. 97
  98. 98. 98
  99. 99. Bibliothèques & innovation sociale99
  100. 100. L’innovation sociale ?  Réponses nouvelles à des besoins sociaux nouveaux en impliquant les acteurs concernés  Elle s’inscrit dans la médiation numérique des savoirs  Ainsi, l’utilité sociale des bibs pourrait se formuler comme la facilitation du développement des droits culturels par la contribution aux développements des capabilités et des communs de la connaissance. 100
  101. 101. Bib & innovation sociale 101  Expérimentation  Gestion de projet « agiles et scrum »  Exemple :  Méd. De Lezoux : centre de gravité  la dimension contributive du citoyen.
  102. 102. Biblioremix 102  Dispositif d’expérimentation, d’invention et de création participatives, autour des services en bib.  Réunir des participants aux compétences diverses (bibliothécaires, lecteurs, bidouilleurs, designers, architectes, usagers ou non des bibs…), et de leur proposer d’esquisser leur vision de la bib idéale, à travers des questions, des problèmes concrets et des projets à réaliser.  BU Paris 8, BU Strasbourg  Article ENSSIB
  103. 103. Design thinking 103  Années 80, Rolf Faste sur la base des travaux de Robert McKim.  Exemple de Doug Dietz, ingénieur de l’IRM  Adapte son service pour les enfants  C’est une méthode inspirée du design permettant de concevoir/tester des expériences/services centrés sur les usagers  « Echouer vite pour avancer + rapidement »  Télécharger le kit complet en creative commons.
  104. 104. Design thinking : 3 étapes 104
  105. 105. Design thinking : 3 étapes 105  La phase d’inspiration consiste à comprendre les besoins de vos usagers en les observant, en dialoguant avec eux & en vous renseignant sur ce qui se fait ailleurs.  La phase d’idéation consiste à reformuler vos constats, à élaborer un concept et à lui donner une forme concrète en réalisant un prototype rapide.  La phase d’itération consiste à tester votre prototype avec vos usagers afin que vos expérimentations successives soient de plus en plus proches du résultat final que vous souhaitez atteindre.
  106. 106. Un programme modèle 107
  107. 107. Et le projet Bayeux ? 108
  108. 108. Design thinking : de nos jours 109  Encore trop ponctuel  Enjeu : que cela fasse partie de nos habitudes professionnelles
  109. 109. SQY – Learning Lab 110  Le blog
  110. 110. Lille - LILLIAD 111  Vidéo de présentation
  111. 111. Le carrefour numérique 112  Wiki  Vidéo de visite
  112. 112. Les BU innovent 113  Dans les bibs de la North Carolina State University (NCSU), des « makerspaces » proposent des travaux pratiques dans différents domaines :  électronique, impression et scan en relief, découpage et usinage, création de dispositifs portables et connexion d’appareils à l’internet des objets.  Les étudiants ont par ailleurs accès à des laboratoires de média numériques, des studios de production, des salles de musique, des espaces de visualisation et des salles de conférences, entre autres.
  113. 113. Tendances Fablab 114  Hybridation FabLab / bibs = points communs entre notre charte de l’UNESCO et celle des fablab  Maker Space = bidouille sans charte  Culture des makers : “Contre culture” en réaction avec la culture officielle et mercantile.  Les méd. des Ulis possède un FabLab  Lab en bib : fablab & makerspace en bib  Ce n’est pas qu’une mode  Thèse ; slideshare ; billets ENSSIB
  114. 114. Bib = 3e lieu 115  Ce n’est pas juste « un endroit confortable »  Espace de connexion entre des communautés d’intérêts & de pratiques identifiées sur un territoire géographie et numérique  Donc pas de communautés sans un lieu où se réunir !  Thèse d’Antoine Burret  Les bibs sont plutôt du côté des facilitateurs du développement de communs de la connaissance qui lui préexistent, qu’elles suscitent ou qu’elles développent.
  115. 115. Les BU innovent 116  Grand Valley State University, un « marché du savoir » permet aux étudiants de faire appel au réseau de l’université – camarades, enseignants – afin de bénéficier de conseils relatifs à la recherche, la rédaction, l’expression en public, le graphisme et l’analyse de données quantitatives.  L’un des espaces spécialisés est la bib, qui fournit des locaux pour préparer des documents, établir des collaborations numériques et s’entraîner aux présentations.
  116. 116. Les BU innovent 117  Le système de Research Commons de l’Ohio State University propose non seulement un centre d’aide à la rédaction mais aussi des consultations pour discuter du droit d’auteur, des projets de gestion de données, et des sources de financement et de recherches en sciences humaines.  Ses espaces spécialisés incluent des salles de classe, de conférence, de réalisation de projet, de visualisation numérique, de brainstorming et de colloque.
  117. 117. De l’accès à l’information à la « mise en capacité » 118
  118. 118. Changement de paradigme 119  Déclaration de Lyon proposée lors du Congrès de l’IFLA 2014 :   Accès à l’information et les compétences nécessaires à son usage sont essentiels au développement durable  L’approche en matière de capabilités met l’accent sur les possibilités qu’ont les êtres humains de décider et de choisir effectivement.
  119. 119. Changement de paradigme 120  Déclaration de Fribourg  L’homme = empowerment, un « renforcement des capacités liées » ou une « capacitation »
  120. 120. Qu’appelle-t-on un dispositif de médiation numérique des savoirs ? Mettre en œuvre un projet de médiation numérique des savoirs 121
  121. 121. Les dispositifs  Un dispositif n’existe que 122
  122. 122. Les dispositifs  On mesurera aussi l’inutilité d’opérations de valorisation au moyen de supports imprimés promotionnels titrés « nos ressources numériques ».  La démarche devrait plutôt être celle de situer les contenus de ces ressources dans des dispositifs de médiation orientés vers des besoins documentaires 123
  123. 123. 3 types de dispositifs : 1e type  Flux : le développement d’une identité numérique constituant une présence en ligne pérenne et attractive.  Vise à capter l’attention par le positionnement, la forme et le contenu proposé.  en s’insérant dans le flux des médias sociaux et en tissant un lien de confiance avec des communautés d’intérêts.  Dépasser une stratégie de communication qui viserait uniquement à promouvoir l’établissement en disséminant une information factuelle sur le fonctionnement de la bib et événementiel. 124
  124. 124. Exemples de dispositifs de flux  Gallica  E-music box : valorisation scène locale limousine  Crowdsourcing  2008 bib Congrès The Commons : plateforme de partage collections iconographiques sur Flickr  sensibiliser + ajout tags  Toulouse : 4 500 clichés issus du fonds de plaques photographiques d’Eugène Trutat (2008-2013)  (Muséum Toulouse « Sur les traces d’Eugène Trutat ») 125
  125. 125. 2e type de dispositif : ponctuel  Ponctuel : mise en forme d’informations de manière attractive et qui vise à capter l’attention des utilisateurs.  Peut s’insérer dans un dispositif de flux.  Enjeu = choisir l’outil en phase avec les usages & les besoins de sa cible  et surtout de diffuser le dispositif au bon moment 126
  126. 126. Dispositif ponctuel : exemples  Scénographies numériques adaptées à une consultation en ligne.  Guides de voyages > carte géolocalisée > au moment de la préparation des vacances  Sélection grands conflits XXe siècle > frise chronologique > au moment des examens  Sélection musique > playlist > fête de la musique ou festivals…  Faciles à intégrer sur le site web/blog 127
  127. 127. 3e type de dispositif : passerelle  Propose une interface entre un milieu tangible et un milieu numérique.  Hybridation : sphère numérique et tangible ne sont pas clos ni hermétique.  En parallèle des dispositifs de médiation en ligne, il est nécessaire de développer des dispositifs pour valoriser ce travail de médiation au sein même des espaces physiques de la bib afin que l’ensemble des usagers fréquentant ces structures puissent les découvrir. 128
  128. 128. Dispositif passerelle  « Ponctuel » au moment où le besoin est perçu mais s’insère dans le « flux » des réseaux sociaux donc à la rencontre des communautés. 129
  129. 129. Dispositif passerelle : exemples  Ces dispositifs passerelles permettent de documenter des objets culturels.  Doc  extraits musicaux  bande-annonce  discographie/filmographie  Essai  conférence en ligne de l’auteur  blog  Livres ou journaux  leurs versions numériques  Renvoyer vers la bibliographie publiée par la bib dans laquelle figure le livre que j’ai entre les mains > QR codes ou liens courts (mouais, succès mitigé…) 130
  130. 130. Exemple de dispositif passerelle  Réseau BM Val d’Europe agglomération (2008)  Etiquettes collées sur les ouvrages : 131
  131. 131. Exemple de dispositif passerelle  Rematérialisation d’une ressource numérique en objet manipulable 132
  132. 132. Exemple de dispositif passerelle 133
  133. 133. Projet manivelle BU UBO fin 2017 134  Explication du projet  Mémoire d’étude Enssib de Frédéric Souchon - Faire vivre les ressources numériques dans la bibliothèque physique
  134. 134. Mais aussi des « fantômes » BUBDXM 135
  135. 135. Entre 2011 et 2013 Retour d’expérience de la BU de Caen de prêt de tablettes 136
  136. 136. BU de Caen 137  2011 durant 2 ans  25 tablettes (iPad 2, Archos, Acer Iconia  préférence iPad)  Prêt d’une semaine.  Gratuit, sans caution, signer contrat de responsabilité + être inscrit à la BU (étudiants & enseignants)  But : Dvt lecture numérique & nouveaux supports pour la formation
  137. 137. BU de Caen 138  en parallèle avec déploiement nouveau portail docu  moyen de valorisation !  Wifi pour accès 11 000 revues, articles, ouvrages en fonction du domaine d’étude de l’emprunteur mais aussi téléchargement/installation libre.  Questionnaire final.
  138. 138. BU de Caen 139  Réinitialisation au retour.  250 emprunteurs : Réservations possibles sur le SIGB.  Succès.  Volonté d’étendre ce service à tous les sites BU distants (Cherbourg & Alençon) de sept. 2012 à juin 2013  + en 2012 proposer du contenu car contenu restreint à l’époque.  50 000€ de subvention de CR Basse-Normandie.
  139. 139. Bilan BU de Caen 140  Expérience non-reconduite car tablettes prêtées aux paramètres d’usines sans contenus documentaires.  De plus, si dvt de ce service = extension du parc et pas de financement spécifique…  Comm :  Phénix-Info  Mail à toute la communauté  Affiches  Page Facebook  A suscité nouvelles inscriptions + collègues pour formations et des éditeurs.  Presse locale et régionale  ENSSIB
  140. 140. Bilan BU de Caen 141  iPad grand gagnant. Essoufflement générale la 2ème année.  Taux de rotation de 15,3 sur 5 mois ½  1 mois ½ d’attente !  Com’ la + efficace : e-mail / affiches  Surtout des étudiants, utilisation entre 3 & 10h au domicile surtout pour internet/messagerie prof/perso.
  141. 141. Bilan BU de Caen 142  1/3 emprunteurs seulement ont téléchargé des applis (bureautique, actu, skype/facebook) par réticence créer compte & données perso sur matériel public.  Problème de contenus encore rare à l’époque…  Le public est de + en + équipé maintenant  Bilan complet.
  142. 142. Bilan / récurrences 143  Prêt ou mise à disposition de liseuse/tablette pour :  Étendre l’offre de service de la BU,  Mettre en lumière les ressources numériques de la bib  Et donc attirer/fidéliser de nouveaux publics,  Moderniser l’image des bibs,  Lutter contre la fracture numérique,  Créer du lien social,  Jouer le rôle de lieu de découverte / diffusion de la culture grâce à la valorisation de ressources numériques inconnues du grand public.
  143. 143. Pour conclure sur les dispositifs144
  144. 144. Pour résumer les 3 types de dispositifs Type de dispositif Objectifs Exemple de dispositifs Dispositif de flux – Créer des habitudes de lecture en s’insérant dans le flux des médias sociaux. – Tisser un lien de confiance avec les communautés d’intérêts. Portail, blog, page Facebook, profil Twitter ou autre réseau social, chaîne YouTube… Dispositif ponctuel – Proposer une mise en forme d’informations attractive et adaptée à une consultation en ligne. – Capter l’attention des usagers. Frise chronologique, géolocalisation de ressources, liste de lecture, PDF feuilletable, dossier multimédia dynamique, sélection de ressources Web éditorialisées… Dispositif passerelle Rendre tangibles des ressources numériques dans les espaces physiques de la bibliothèque. Documenter des objets culturels : code QR, adresse URL raccourcie, étiquettes éditorialisées. Rematérialiser des ressources numériques : livre/DVD fantôme, CD gravé, borne de téléchargement, Bibliobox… 145
  145. 145. 146
  146. 146. Des dispositifs de médiation participatifs & inclusifs 147
  147. 147. Un nouvel internaute usager s’affirme  « Bibliothécarisation du monde » (Patrick Bazin)  « Le bibliothécaire a en face de lui des usagers qui en savent plus que lui dans leur domaine d’intérêt.  Ces amateurs = capacité de création & d’innovation car contrairement aux bibs, pas pris dans une routine.  « L’expertise est partagée, voire collective.  La frontière entre le consommateur et le producteur d’informations s’est brouillée »  Wikipédia 148
  148. 148. Un nouvel internaute usager s’affirme  « La mutation numérique en bib n’est donc en rien technique, mais culturelle & intellectuelle ;  Le bibliothécaire ne peut être spécialiste de tous les domaines ;  De ce fait, la médiation s’horizontalise et s’ouvre à la diversité des savoirs et des savoir-faire ;  Permettre à tous les usagers qui le souhaitent de participer à l’animation, à la création ou encore à l’organisation d’un dispositif de médiation » 149
  149. 149. Un nouvel internaute usager s’affirme  Citoyen/usager = richesse potentielle  Modèle prédictif ≠ modèle participatif  « La médiation en fonction des besoins et des usages de la communauté cible  et non plus par rapport à ce qu’une bib se doit d’offrir dans l’absolu » 150
  150. 150. Un nouvel internaute usager s’affirme  Une bib vs l’immensité du web  médiation et la capacité à animer des communautés  révéler leurs savoirs et savoir-faire  Une bib abrite bien + que des collections  la communauté des usagers 151
  151. 151. Un nouvel internaute usager s’affirme  R. David Lankes :  « Les mauvaises bibliothèques construisent des collections,  les bonnes bibliothèques construisent des services,  les grandes bibliothèques construisent des communautés. »   Mais avec des « filtres » 152
  152. 152. Exemples 153  BM Louise Michel Paris 20e  NYPL - « What’s on the menu? »  NYPL - « Old NYC »  Méd. Valence Romans Agglo – Everitouthèque (depuis 2006) : usagers laissent des critiques aux côtés des bibs
  153. 153. Identités numériques en bibliothèques 154
  154. 154. Définition 155  Olivier Ertzscheid, Qu’est-ce que l’identité numérique ? : Enjeux, outils, méthodologies, OpenEdition Press, 2013  Synthèse de traces d’un individu ou une organisation laisse sur la toile.  Profilaires  Navigationnelles  Inscriptibles / déclaratives  Tout médiateur doit encourager la production de son identité.
  155. 155. Quelles identités numériques pour une bib ?  Evidente, la + largement adoptée. 156
  156. 156. Quelles identités numériques pour une bib ?  Permet une grande lisibilité du service et de l’utilité sociale des bibliothécaires. 157
  157. 157. Quelles identités numériques pour une bib ?  Permet une grande lisibilité du service et de l’utilité sociale des bibliothécaires. 158
  158. 158. Identités thématiques des méd. de Levallois-Perret Blog thématique Contenus Cibles B.R.E.F De l’information et des ressources dédiées à l’emploi, la formation l’entreprise et l’orientation. Des actualités sur le monde du travail, l’orientation scolaire et professionnelle, la formation. Accent mis sur l’actualité qui concerne les Hauts-de-Seine. Les usagers des bibliothèques. Les lycéens, étudiants et adultes en insertion professionnelle des Hauts-de- Seine. Cin’Eiffel Mettre en lumière la programmation annuelle de films projetés par le Cin’Eiffel à proximité de la bibliothèque Eiffel. Des articles thématiques (réalisateurs, genres cinématographiques et histoire du cinéma). Des actualités cinéma (critiques de films à l’affiche, festivals, cérémonies, etc.). Valorisation les films disponibles à la vidéothèque ainsi qu’à la VOD en lien avec la programmation. Usagers de la bibliothèque. Les habituées du cinéma Eiffel de Levallois-Perret. Les amateurs de cinéma sur le territoire et en ligne. Déclic Musique Des articles pour favoriser la découverte de différents genres musicaux et mettre en valeur la programmation musicale de la bibliothèque pour élargir le public. Des revues de concert, l’actualité musicale, des suggestions d’écoute et des listes de lecture thématiques avec intégration de ressources libres de droits. Usagers de la bibliothèque. Les amateurs de musiques sur le territoire et en ligne. Liseur Chroniques et conseils de lectures tout support et tout public, Liseur vous fait partager ses coups de cœur, envies et redécouvertes de lectures, tant en matière de best-sellers que de leurs autres possibilités. Des actualités littéraires (salons, naissances et décès, potins et parutions, prix) et culturelles en rapport avec l’écrit (rencontres expositions, théâtre). Développer les centres d’intérêt propulsés en lien avec la programmation : l’animation « Variations littéraires » et salon du roman historique. Usagers des bibliothèques. Les amateurs de littérature sur le territoire en ligne. Les visiteurs du salon du roman historique. 159
  159. 159. Quelles identités numériques pour une bib ? 160  Repérées comme des contacts de confiance  Impliqués dans leur communauté avant d’être perçus comme bibliothécaires.
  160. 160. Quel positionnement stratégique adopter ?161
  161. 161. Démarche à dominante « relation à l’usager »  Rareté  Temporalité  Localité  Simultanéité  Achronie  Atopie 162 Médiathèque physique Médiathèque numérique  Le numérique : levier d’un service territorialisé
  162. 162. Démarche à dominante « connaissance »163  participer au nom de la bib à une communauté d’intérêts sur un thème proposé ;  Public visé pas forcément celui qui vient ;  Qualité du contenu ;  à partir de besoins documentaires repérés ou supposés de susciter la curiosité et d’engager le visiteur dans la découverte de nouvelles ressources et l’exploration d’un sujet
  163. 163. Une médiation globale 164
  164. 164. Articulation entre médiation numérique des savoirs et communication institutionnelle 165
  165. 165. Pour récapituler166
  166. 166. Guide pratique des dispositifs 167
  167. 167. Comment organiser un projet de médiation numérique des savoirs ? 168
  168. 168. La pyramide d’un projet de médiation numérique des savoirs169  Tenir informé les services internes partenaires + élu(e)/N+1  Projet MNS sera perçu comme une bizarrerie, bien éloignée de l’image qu’on a d’un service de lecture publique/SCD et de notre métier.  Etat des lieux des ressources humaines, matérielles, financières + compétences
  169. 169. Matrice de la médiation numérique des savoirs 170
  170. 170. Comment organiser le cadre éditorial de la médiation numérique des savoirs ? Organiser la chaîne éditoriale171
  171. 171. Organiser une chaîne éditoriale 172  Ce projet éditorial s’organise autour de trois dispositifs indissociables :  une ligne de curation de contenus,  une charte des bonnes pratiques  et un circuit de production et de validation des contenus.
  172. 172. 5 étapes à la ligne de curation de contenus Plan d’un cahier des charges : 1. Faire l’inventaire de l’existant et définir les objectifs 2. Identifiez la cible 3. Définir sa ligne éditoriale 4. Etablir un planning pour promouvoir les contenus 5. Effectuer un suivi et mesurer les actions 173
  173. 173. Charte de bonnes pratiques 174  Nommage des titres, intertitres  Chapeau, nombre de caractères par paragraphe  Multimédia : critères choix, source,  Hyperliens  Interaction : quelles modérations sous quels délais ?
  174. 174. Circuit de production/validation des contenus175  Choix des thèmes à traiter inspiré de la ligne éditoriale ;  Identification des personnes-ressources (« ambassadeurs ») dans l’équipe. Volontariat ou obligation ?  Collecte des informations pour rédiger l’article ;  La production du contenu par le bibliothécaire rédacteur via l’outil de publication, en portant attention aux règles d’écriture Web ;
  175. 175. Circuit de production/validation des contenus176  Le choix des illustrations multimédia ;  Le contrôle du respect de la charte des bonnes pratiques rédactionnelle et validation du fond, de la forme, des aspects juridiques par le responsable de la publication ;  La mise en ligne du contenu par ce dernier ou directement par le rédacteur après validation ?
  176. 176. Circuit de production/validation des contenus177  Coordination d’un responsable de publication ;  Gestion des contenus et des droits des contributeurs et assurera un contrôle de la conformité de ce qui est publié avec la charte ;  ne fera pas « à la place de ».
  177. 177. Regarder « autour de soi » 178  Tutelles, partenaires, laboratoires, associations étudiantes, diplômes spécifiques, grands événements récurrents, services de la tutelle, filiales, incubateurs…  Toutes ces entités ont leurs actualités qui sont autant d'occasions de nourrir une ligne éditoriale ou d'initier des actions de médiation numérique.
  178. 178. Plusieurs leviers fondamentaux peuvent être actionnés Accompagner ce projet au sein d’un équipement 179
  179. 179. Des compétences au service de l’expertise en contenu180  De nouveaux savoirs et savoir-faire viennent se greffer aux compétences traditionnelles du bibliothécaire.  Véronique Mesguish « Construire la médiation numérique par les publics : les portails thématiques de l’Infothèque », in Xavier Galaup (dir.), Développer la médiation documentaire numérique, Villeurbanne, Presses de l’Enssib, 2012, collection Boîte à outils; 25, 228 p.
  180. 180. Des compétences au service de l’expertise en contenu181 Quelles compétences ?  Techniques  Rédactionnelles  Relationnelles  Juridiques  Informationnelles  Stratégiques  Fiches de poste
  181. 181. Des compétences au service de l’expertise en contenu182  Eviter la « parenthèse enchantée » que sont les formations ;  Pratiquer ce qu’on appris est important ;  Les connaissances doivent se transformer en compétences.
  182. 182. Un indispensable accompagnement vers une culture numérique pro183  Acculturation disparate ;  Eviter le clivage ;  Une culture numérique perso ne se traduit pas forcément dans le pro  vision commune.
  183. 183. Les composantes d’une compétence 184
  184. 184. Comme propulseur de projet et de l’expertise interne La formation interne185
  185. 185. La formation interne 186  Prendre de la hauteur  Aplanir les réticences  Car sentiment de « perte de contrôle »  Diabolisation, cristallisation  Avoir un vocabulaire commun  Éveiller la curiosité  Dialogue, moment privilégié  Valorise l’agent : son domaine d’expertise / sa volonté de transmettre
  186. 186. La formation interne 187  Intéressant de faire venir quelqu’un de l’extérieur  Observateur  Vision + large
  187. 187. Encourager une veille collaborative188
  188. 188. La veille collaborative 189   fiches de poste  Crucial puisque production de contenus intermédiaires  Mettre en place une veille partagée via un outil  Facilite l’émergence d’idées et les agents seront + impliqués  Esprit d’initiative : Laisser les équipes proposer des projets (facteur de motivation)  C’est aussi les réponses à l’obstacle de manque de temps
  189. 189. La veille collaborative 190  Xavier Galaup expliquait dans un article :  Répartir les tâches  avec obligation de restitution  Par signalement ou courte présentation  La rendre accessible à toute la communauté de bibliothécaires.  Blog  Facebook / twitter  Scoop.it  Storify  Diigo  Delicious  Pearltrees
  190. 190. Encourager la pollinisation des savoirs 191  Quand le savoir acquis par un agent est diffusé par lui-même,  Intérêt (parfois) de recruter un (des) profil atypique et de bien lui trouver sa place  Le savoir ne vient pas « d’en-haut »,  Exemple d’un « bibcamp » organisé en 2011 dans les Médiathèques du Pays de Romans.
  191. 191. Exemple interne de la méd. musicale - Paris 192
  192. 192. Comment se positionner en tant que chef de service ? 193
  193. 193. 194
  194. 194. 195
  195. 195. 196
  196. 196. 197
  197. 197. 198
  198. 198. Décloisonnement 199
  199. 199. Mettre en œuvre une organisation apprenante 200
  200. 200. Profils atypiques : un œil neuf 201  Dans le cas d’une équipe « difficile à bouger »  Soutenir, accompagner, valoriser  Moteur de projets innovants  Initier un travail transversal si celui-ci n’existe pas  « Chief digital officer »  Bienveillance, droit à l’erreur
  201. 201. Exemples d’organigrammes BU 202  BU Lyon 1  BU Nanterre  BU Toulouse  BU Rennes 2
  202. 202. Exemples d’organigrammes BM 203  BM Lyon  BM Grenoble  BM Louise Michel Paris 20ème  BM Les 7 lieux Bayeux
  203. 203. Pour résumer 204  Formation « classique » / formation interne  Organisation de travail transversal décloisonnée  Séances régulières de partages de compétences entre pairs  Veille collaborative  Recrutement de profils diversifiés
  204. 204. Conclusion205
  205. 205. Pour conclure 206  Les enjeux du métier de bibliothécaire se déplacent de la constitution et de la gestion de collections  la conception de dispositifs de médiation.  la « valorisation » des collections se transforme au point de devenir une activité centrale  Les démarches de médiation numérique des savoirs supposent un temps humain de coordination et de facilitation indispensable.  Lire un livre ou naviguer sur le Web c’est nécessairement oublier ce qu’on a lu…
  206. 206. Pour conclure 207  Faire des BM/BU, des espaces dans lequel comprendre le monde de demain.
  207. 207. Echangeons !208
  208. 208. Cas pratique – 1h209
  209. 209. Médiation au service public 210  Renseignement d’un étudiant/prof dans la BU  5 groupes de 3 personnes :  1 ou 2 jouent le rôle du « bibliothécaire »  Le 3ème joue l’usager  Inventez un scénario et soyez concis & convaincants.  Préparation : 30 min  Restitution : 30 min
  210. 210. Cas pratique – 3h211
  211. 211. Vous arrivez à la tête d’un établissement et vous constatez un dysfonctionnement 212 1. Les ebooks sont sous-utilisés 2. Les « pépites libres » sont méconnues des étudiants mais pas des prof 3. Un fonds patrimonial est dormant 4. Le public n’est pas au rendez-vous 5. Vous souhaitez faire un temps fort sur la semaine de la science 6. Il y a une grande équipe, aux compétences et centres d’intérêts divers, qui ne se parle pas 7. Petite équipe, aucune appétence pour le numérique  Comment s’y prendre ? Quelles conséquences ?  Exemple des Méd. Du Pays Romans
  212. 212. Vous arrivez à la tête d’un établissement et vous constatez un dysfonctionnement 213  7 groupes de 2 (dont un de 3 personnes)  1h de préparation à partir des outils qu’on a vu (pyramide, matrice…) en BM ou BU  1h15 de restitution  Face à votre N+1 (BM/BU) réticent
  213. 213. Bibliographie, webographie sélective 214
  214. 214. Quelques blogs à suivre  Silvère Mercier : http://www.bibliobsession.net/  Lionel Dujol : https://labibapprivoisee.wordpress.com/  Nicolas Beudon : http://lrf-blog.com/  Marie D. Martel : https://bibliomancienne.com/  Floriane Marielle : http://florianemariellejob.fr/  Olivier Le Deuff : http://www.guidedesegares.info/  Olivier Ertzscheid : http://affordance.typepad.com/  Lionel Maurel : https://scinfolex.com/ 215
  215. 215. Bibliographie  La médiation numérique des savoirs, Asted, 2017  Développer la médiation documentaire numérique, ENSSIB, 2012.  Le web 2.0 en bib. Quels services ? Quels usages ?, Editions du cercle de la libraire, 2009  Les collections électroniques, une nouvelle politique documentaire, Editions du cercle de la libraire, 2009  Bibliothèque 2.0 à l’heure des médias sociaux, Editions du cercle de la libraire, 2012 216
  216. 216. Bibliographie  Bibliothèques universitaires : nouveaux horizons, Editions du cercle de la libraire, 2015  Des tweets et des likes en bibliothèque, BPI, 2017  Bibliothèque 3ème lieu, ABF, 2015  Stratégie marketing des services d’information, Editions du cercle de la libraire, 2001  Jeux vidéo en bib, ABF, 2014  Jouer en bibliothèque, La boite à idées, 2016 217
  217. 217. 218 Cosette Spirin cosette.spirin@landes.fr 05 58 75 76 06 Vous êtes libres ! ;) Merci pour votre attention !

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