Quelques gouttes de nectar                        Srila Bhakti Ballabha Tirtha Maharaj                                    ...
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2)            LA FAUTE EST DANS NOTRE PRATIQUEUn dévot soumis obtiendra : 1) la réalisation de Dieu, 2) la bhakti et 3) un...
4                       Notre refuge uniqueLes divertissements de Sri Krishna sont décrits dans le dixième chant du Srimad...
6      N’ENGAGER QUE LES ORGANES DES SENS N’EST PAS LA BHAKTILe faux ego doit disparaître complètement, ou alors c’est le ...
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Chaitanya Mahaprabhu n’écouta pas seulement une fois l’histoire de Dhruva etde Prahlada, mais désira l’entendre cent fois....
un boxeur. C’est à cela que ressemble notre bhakti, un obstacle : « tiens,prends ça ! » La force des coups enfonça le ling...
11                 Le service ne peut être évitéLe travail effectué en vue d’en retirer un bénéfice est appelé KARMA et l’...
est ma relation avec eux ? » Jamais elle n’avait pensé à cela. Pourtant, on doitposséder sambhanda, une compréhension de n...
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idéal, il a même réussi à adoucir un dur à cuire comme moi. Savez-vouspourquoi Gurudev a fait de moi un acarya ?Il pensa :...
Je suis moi-même bardé de mauvais penchants et pour me délivrer, il me plaçaau milieu des vaishnavas pour qu’ils m’empêche...
Quel intérêt y a-t-il donc à fréquenter le temple et entendre de la bouche desdévots, les gloires de Dieu ? 8 millions d’e...
pense : ils sont occupés par tous ces jouets, Je n’ai pas à me soucier, pendantce temps Je me réjouis dans Mon royaume tra...
Dhruva, pénétré de cette tolérance, se dévoua entièrement, mais tout engardant le désir d’acquérir un royaume plus grand q...
Cette forme humaine s’avère précieuse et rare, plus encore est le fait d’obtenirla compagnie d’un sadhu. Le sadhu pratique...
plus de pouce, pour un archer, c’est la fin ! ». Et le ministre de dire : « Ce quevous pouvez subir maintenant n’est que l...
23               Baratter de l’eau pour obtenir du beurreLes jivas sont les serviteurs de Sri Krishna, la cause de notre s...
24            Le souvenir de guru, vaishnava, BhagavanSe souvenir de guru, vaishnava, Bhagavan, écarte tous les obstacles ...
Vedavyasa muni nous a prévenus de ne pas aller directement au 10e chant.Nous devons étudier du premier au neuvième sous la...
suffit pas pour développer son amour de Dieu, les chèvres aussi le sont. Il fautdésirer cet amour du plus profond de son c...
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Le livre (corrigé) de poche de quelques gouttes de nectar

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Le livre (corrigé) de poche de quelques gouttes de nectar

  1. 1. Quelques gouttes de nectar Srila Bhakti Ballabha Tirtha Maharaj VOL 1 INTRODUCTIONCe petit livre fut inspiré d’une série de courriers électroniques envoyés à partirdu groupe Yahoo sreecgmath. Ce sont de cours articles écrits ou parlés par SrilaBhakti Ballabha Tirtha Maharaj, acharya-président de la Sri Chaitanya GaudiyaMath et fondateur de GOKUL (Global Organisation pour Krishnachaitanya’sUniversal Love).Pour plus d’informations sur le sujet, veuillez, s’il vous plait, contacter lesadresses suivantes :WWW. sreecgmath.org gokul.org.uk bhaktiyoga.org.uk gosai.com /chaitanya krishna.com mandala.org gopinathmath.com/main.html guardian-of-devotion.de.vu purebhakti.com (en français)
  2. 2. 1) TITIKSAVAH (tolérance) une des vertus d’un sadhuNarada Gosvami donna à Dhruva quelques conseils et Suniti, la mère de Dhruvale mit en garde ainsi : si tu maintiens une mentalité hostile envers ta belle-mère, tu n’obtiendras rien de ton adoration du Seigneur. Tu ne recevras pas Sagrâce. Elle n’est pas la cause de tes souffrances, tu en es la cause. Cela terevient au vu de quelques actes accomplis dans une vie précédente, quiportent maintenant leurs fruits amers.Namamgalam tata paresu mamsthaBhunkte jano yat para-duhkadas tat S B 4.8 17Ne blâme pas les autres pour tes problèmes, tu reçois en fait le résultat de ceque tu as fait subir aux autres. Dieu est omniscient, il ne peut commettred’erreur dans Son jugement, il te faut donc le tolérer.Les sadhus pensent ainsi, ils ne se rebellent pas contre l’oppression, la bontéest leur dû. Ils ne font de mal à personne, car cela est absent de leur caractère.Ainsi en est-il de Prahlada Maharaj qui supporta la méchanceté de son père etHaridasa Thakura à l’époque de Sri Chaitanya qui rencontra de nombreusesdifficultés.Si la canne à sucre est coupée en morceau, dira_t_elle ? « Oh ! vous me faitesmal, je vais cesser d’être douce et deviendrai amère » non, sa nature est d’êtresucrée et cela ne changera pas. Si vous chauffez l’or, il restera étincelant « oh jesuis brûlé, je vais devenir noir » ; en fait la chaleur augmente sa brillance. Demême, si vous oppressez un sadhu, son aura se manifestera de manière encoreplus significative. Il est incapable de faire du mal à quiconque et c’est ainsi quel’on peut comprendre qu’il est un sadhu.
  3. 3. 2) LA FAUTE EST DANS NOTRE PRATIQUEUn dévot soumis obtiendra : 1) la réalisation de Dieu, 2) la bhakti et 3) undétachement de ce monde. Ces trois choses apparaîtront, et il perdra sonintérêt pour tout ce qui n’est pas favorable à Krishna, c’est ce qu’on appelleVairagya, le renoncement.Nous suivons le Vraja-mandala parikrama, chantons et écoutons, nous faisonstout parfaitement, mais aucun amour pour Dieu n’apparaît. C’est certainementque notre dévouement n’est pas inconditionnel. En effet, autant de bhakti nouspossédons, autant de détachement nous acquérons. Si notre attachementpersiste, c’est qu’il y a un compromis dans notre abandon.En premier, je ne pratique pas assez et le peu que je fais n’est pas en accordavec les règles prescrites, ainsi donc je n’obtiens pas le résultat désiré. Lesécritures ne donnent pas d’enseignements erronés, Vedavyasa ne nous trichepas. La faute se trouve dans le suivi de notre pratique. 3) Le bhâgavata dharma demande un abandon totalCelui qui suit la voie du bhagavata-dharma n’a aucune peur de chuter, leSeigneur Lui-même est son sauveur et son soutien « na skalet patet iha ».Même en marchant les yeux fermés, il ne tombera pas, mais cela demande ducourage de suivre cette voie.Tout ce dont nous parlons, tout ce que nous pensons et tout ce que nousfaisons doit être en relation avec le Seigneur. « Narayana iti samarpayet » : toutce que nous faisons doit être accompli pour Narayana.Le bhagavata-dharma requiert un abandon entier ; si nous n’offrons pas notremental, nos sens et les objets des sens à la vérité suprême Sri Krishna, nous enoublierons notre propre bénéfice. Nous deviendrons alors de plus en plusconfus en ce monde temporaire.
  4. 4. 4 Notre refuge uniqueLes divertissements de Sri Krishna sont décrits dans le dixième chant du SrimadBhagavatam. Les vaches et les garçons vachers se trouvent prisonniers d’un feude forêt. Lorsque les flammes les menacent de trop près, ils appellent ausecours leur ami Krishna. Il leur demande à tous de fermer les yeux et une foisclos, Il ouvre Sa bouche et avale le feu.Notre seul refuge face au feu brûlant de cette existence matérielle reste leSeigneur Suprême Sri Krishna. Nous sommes illusionnés de penser que nouspouvons être saufs sans Lui. Simplement en plaçant leur confiance en Luicomme que cela fut démontré par les vachers en fermant leurs yeux devant ledanger, Ses dévots sont libérés des flammes de ce monde.5 Le Seigneur descend afin de satisfaire Ses dévotsIl n’est pas approprié pour un vaishnava de penser en termes matériels et deconsidérer : celui-ci est mon ami, celui-là est mon ennemi. Le motif de l’actionest bien différent pour un suddha-bkakta comme Kashyapa muni qui, agissantcomme le guru de sa femme, lui donna un vœu strict à suivre pendant un an. Lerésultat en fut l’apparition du Seigneur Vamanadeva. Le sadhu désire le bien detous et recherche la tendresse de son Seigneur bien-aimé. L’exotérique raisonde l’avènement de Vamanadeva fut de détruire les démons qui troublaient lesDevas, mais l’ésotérique raison fut de satisfaire le désir de son pur dévot.Lorsqu’on cuisine, le bois, par conséquent, est brûlé. Dû à l’intense sentimentde séparation, le Seigneur apparut et le reste fut accomplit naturellement.Nous devons purifier le cœur afin que Krishna puisse s’y établir.
  5. 5. 6 N’ENGAGER QUE LES ORGANES DES SENS N’EST PAS LA BHAKTILe faux ego doit disparaître complètement, ou alors c’est le karma quiprédominera et non la bhakti. Si nous faisons quoi que ce soit par vanité, lebénéfice n’en sera que temporaire et nous deviendrons de plus en plusattachés à ce monde. Ce monde n’étant que matière, notre esprit sera demême, sans plus de connexion avec le domaine spirituel. En agissant ainsi, nousnous retrouverons dans la même position où nous étions au départ. Nous nepouvons obtenir la bhakti en nous activant constamment d’un endroit à unautre, comme un karmi. Sans les organes et les objets des sens, on ne peutmême pas se déplacer, mais simplement les utiliser n’est pas la bhakti si l’egon’est pas ajusté. Accomplir la bhakti en gardant des concepts égoïstesn’entrainera que des bénéfices matériels. Nous devons penser : « Je suis àKrishna, j’appartiens aux vaishnavas et à Gurudev », en engageant alors tousnos sens, cela deviendra de la dévotion.Par les fruits obtenus, nous pouvons comprendre à quel point nous sommes encontact avec Krishna ; si votre pratique vient vraiment du cœur, vousn’abandonnerez pas votre foi. Lorsque vous expérimenterez un instant decontact spontané avec Krishna, une sensation d’extase vous envahira et vousne pourrez plus jamais oublier cela. Toutes les facettes de la dévotiondévoileront alors leur beauté. L’opposé de cela signifie que vous n’avez jamaisgoûté aux qualités transcendantales de Bhagavan.
  6. 6. 7 Servir les sâdhus nettoie la poussière du cœurPourquoi les sadhus montrent-ils qu’ils sont parfois dans une situationinconfortable ? C’est en fait pour nous donner l’opportunité de les servir, unechance en or d’obtenir la libération et la purification du cœur.Dans le Chaitanya-Bhagavata 9.240, il est écrit que tout ce qui parait manquerdans le comportement d’un vaishnava est en fait une expression de leur félicitéinterne.Il apparaît que les purs dévots sont confrontés à diverses tribulations, mais enréalité, ils ne les ressentent pas du fait que leur esprit est en Moi (SB, 3.25.23).Nous ne pouvons que prier leur clémence, qu’ils nous accordent leur service.Ce monde est plein de difficultés avec ses hauts et ses bas et personne ne peutl’éviter. Le Seigneur Chaitanya Mahaprabhu nous enseigna : « Ce monde est telun feu de forêt et seul le maha-mantra Hare Krishna pourra l’éteindre. » Par lagrâce du Seigneur, une âme réalisée peut tolérer toutes les tribulations decette existence, alors que l’âme conditionnée ne le peut. Un être dansl’obscurité de l’ignorance ne peut résoudre aucun problème, mais quand lalumière arrive, la noirceur disparaît. Srila Bhaktivedanta Swami Prabhupada citala Bhagavad-gita dans un de ses sermons : « Le savoir est comme la lumière dusoleil qui détruit l’obscurité de l’ignorance ». Le Seigneur suprême est la félicitéen personne et Il apparaît à une âme entièrement soumise.Par exemple, Prahlad Maharaj était apparemment dans une situation desouffrance extrême causée par la torture de son propre père. Cependant, ilresta toujours paisible et équilibré grâce à son abandon au Seigneur Sri Krishna.Notre révéré Gurudev nous avisait ainsi : un homme prend une décisionmûrement réfléchie pour son bénéfice, mais il commet une erreur et le résultatest l’inverse. Mais si nous prenons refuge de Guru, Vaishnava et Bhagavan,alors par leurs grâces, la lumière du savoir transcendant descendra en noscœurs et résoudra tous les obstacles. J’en ai fait l’expérience pratique dans mapropre vie.
  7. 7. 8 On obtient un guru par la grâce de Sri HariTulasi das dit « binu hari kripa milahin nahin santa bina santa kripa milahin nahin hari » Par la grâce du Seigneur, on trouve un sadhu et par celle du sadhu, on obtientle Seigneur Suprême, les deux sont reliés. La mère de Dhruva lui demanda dechanter les saints noms avec foi, bien qu’elle ne fût pas une sainte. Elle étaitcomme la personne qui montre le chemin, pas comme un vrai guru, et quel enfut le résultat ? Dhruva commença à appeler le Seigneur avec foi et il rencontraNarada Gosvami qui lui enseigna la voie du bhajan. Peu de temps après Dhruvaatteignit le Suprême.La conclusion est donc qu’en premier, c’est par la miséricorde de Sri Hari qu’onrentre en contact avec le pur dévot et qu’ensuite on comprend Dieu par lamansuétude de Sri Guru.9 Les sujets spirituels ne deviennent jamais mornesLes dévots répètent les mêmes choses tous les jours, matin et soir, il y al’aratika, rien de nouveau. Ils ont déjà tout entendu ! Mais Gurudev pourtantnous enjoint d’entendre les mêmes choses encore et encore. Les gloires desvaisnavas, du guru et Krishna-nama restent identiques.Narada Gosvami prononce le nom de Krishna depuis des temps immémoriauxet cependant il n’en goûte pas entièrement la suavité. Sri ChaitanyaMahaprabhu dit : « prati-padam purnamrita svadanam ». A chaque pas, vousressentez une ambroisie complète et nouvelle, sans lassitude aucune. Dieu estinfini et transcendantal, ainsi de son serviteur. Si vous dites : « ça y est, j’en aiterminé, je suis blasé, trouvez quelque nouveauté pour moi ! », c’est que vousn’avez rien compris à quoi que ce soit.
  8. 8. Chaitanya Mahaprabhu n’écouta pas seulement une fois l’histoire de Dhruva etde Prahlada, mais désira l’entendre cent fois. « Encore » disait-il, « nousn’avons pas entièrement compris ». Si, en entendant, vous souhaitez encore ensavoir plus, alors vous êtes entrés dans le royaume de la dévotion, autrement,c’est que vous n’avez encore rien réalisé de la vie spirituelle.Uddhava demanda à Krishna : « Quels sont ces grands saints qui suivent lesVédas, mais qui donnent divers conseils pour atteindre le but ultime ? »Il répondit « Ne connais-tu pas mes enseignements, ce que Je recommande ? »Uddhava dit : « Si ,bien sûr, dans la Gita, Tu préconises le service de dévotion. »Mais pas seulement cela, Krishna veut une dévotion sans partage. Maispratiquons-nous sans motif ultérieur? Non, on va servir pendant un certaintemps, s’il n’y pas d’obstacle et s’il y a des résultats probants. Mais aussitôtqu’apparait un dérangement, bah ! on laisse tomber, on tue son guru s’il lefaut, un peu comme Ravana.Les Devas harassaient Ravana à Sri Lanka, il imagina alors : si Mahadev, le plusgrand des Devas résidait à Lanka, ils me laisseraient tranquille. Il commençadonc d’adorer Shiva en accomplissant de sévères austérités sur le mont Kailash.Après quelque temps, Shiva satisfait l’approcha et lui offrit une bénédiction.«Non, non, je ne veux rien de matériel, je veux seulement que tu vienneshabiter à Lanka que je puisse t’adorer et te servir ».Alors Shiva dit : « Très bien, prends ce Lingam non différent de moi, mais si tule poses à terre sur le chemin du retour, je resterai là. » Les Devas craignaientpour le futur et à un moment donné, Varuna, le Deva des océans entrasubtilement en Ravana qui ressentait maintenant une pressante envie d’uriner.Il se souvint pourtant des instructions de Shiva et essaya donc de résister, maiscela devenait intolérable. Il rencontra un brahmana et le convainquit de porterle lingam pendant qu’il allait se soulager. Le problème est qu’il n’y avait pas defin à son envie et que cela durait, et durait encore. Pour le brahmana, la murtidevint trop lourde à porter et il dut se résoudre à la poser. Varuna sortit deRavana qui enfin se sentit délivré de cette pression. En voyant que le lingamavait été posé, il se prosterna maintes et maintes fois, offrit des prièresincessantes, mais rien n’y fit; il essaya alors de le soulever, sans succès. Il se mitalors en colère : « Ah tu ne veux pas venir, prends ça ! » et il le frappa comme
  9. 9. un boxeur. C’est à cela que ressemble notre bhakti, un obstacle : « tiens,prends ça ! » La force des coups enfonça le lingam dans le sol et il peut être vuainsi de nos jours à Baidyanath dans l’état du Bihar. 10 En prenant refuge en Lui, ne sera-t-on pas protégé ?Quelles sont les vertus du sadhu, du saint homme ? Il a une dévotion exclusiveenvers le Seigneur et il laisse de côté le varnashrama-dharma et les relationsmondaines. Si vous faites ceci, vous êtes un bienfaiteur pour tous. Le sadhuaime aussi parler de Krishna, car sans Sa présence directe, comment survivra-t-il ? Voici donc le cœur même du sadhu, il chante et écoute les gloires duSeigneur, sans cela, il serait comme un poisson hors de l’eau. Cette qualité doitse voir clairement en lui : a-t-il le goût pour entendre et parler de Krishna ?C’est sa vie même. Il ne discourt pas pour de l’argent ou d’autres motifs, car cene serait alors pas Hari-katha. Certains abandonnent tout pour prendre refuge,mais sans foi ! Le Seigneur maintient tout l’univers, même ceux qui Lui sontantagonistes et Il ne protégerait pas Son dévot ? Pourquoi quémander enparlant de Lui ?« Mais comment allons-nous vivre sans argent ? »« Alors, plutôt mourir ! Si personne ne nous donne à manger pour notreservice, eh bien laissez-nous mourir ! Quelle sorte de foi est-ce là ? Dieumaintient le monde, mais pas moi ? Si une personne travaille sans salaire pourun maître, ne va-t-il cependant pas le nourrir ? Dieu est tout-puissant etcontrôle un nombre infini d’univers et Il ne pourrait pas subvenir au besoin deSon dévot ? Pourquoi donc accepter de l’argent pour Le glorifier ? L’orateur nepense en fait qu’à son but, c’est-à-dire à l’argent récolté.
  10. 10. 11 Le service ne peut être évitéLe travail effectué en vue d’en retirer un bénéfice est appelé KARMA et l’actionofferte à Dieu sans désir de profit pour soi-même est nommée BHAKTI. Lesactes méritoires ne paraissent pas suffisants pour engranger la réalisationspirituelle, à moins qu’ils ne soient accomplis pour le service de Dieu. De lamême façon, jnana, le savoir empirique, ne révèlera pas Dieu, sauf s’il tend à labhakti. Si l’on se dit hindou, musulman ou chrétien, on peut se convertir, ilsuffit de changer d’habit, de rituel, de langage et un musulman peut devenir unchrétien, etc. Cependant, l’élément essentiel à la racine de la foi demeure ladévotion, chacun se reconnaît serviteur de Dieu et cela ne peut être modifié.En sanskrit on utilise dans ce contexte le mot sanatana-dharma, le devoirintrinsèque et permanent, comme la chaleur fait partie du feu. Ce n’est pas unequestion de choix, parce que chacun a ce don de servir : son employeur, sesparents, ses enfants, sa femme, ses animaux domestiques et même savoiture. De la naissance à la mort, le service s’avère présent, mais on peutchoisir qui sera la raison d’être de notre service. Krishna est le but ultime de cedon de soi, car Il est éternel et nous aussi, ce qui fait que la bhakti est le lienentre nous et Lui. L’amour de Dieu reste indépendant de toutes castes, races etcouleurs de peau, la sincérité étant la seule chose requise.12 SAMBHANDA, LA RELATIONUne fois notre Gurudev prêchait au punjab, dans un temple de Sita-Rama. Unefemme participait à tous les programmes et un jour, elle posa cettequestion : « Voici cinquante ans que je viens dans ce temple en suivant toutesles fonctions et j’écoute les paroles des sadhus. Mais je ne vois toujours pas derésultat, et à l’inverse, mon attachement pour les membres de ma familles’accroît, pourquoi ? »Devant tous ceux qui étaient présents, ilrépondit : « C’est une excellente question et je voudrais que tout le mondeentende la réponse. » En premier, il lui demanda « Lorsqu’un sadhu est là, luias-tu demandé quelle est ma position éternelle, qui sont Sita-Rama et quelle
  11. 11. est ma relation avec eux ? » Jamais elle n’avait pensé à cela. Pourtant, on doitposséder sambhanda, une compréhension de notre relation avec cet univers etavec le Seigneur. Ensuite vient abhideya, la mise en pratique spirituelle, puisprayojana, l’atteinte du but ultime.Si tout le rituel est accompli, qu’on écoute les saints, mais que l’on pense fairepartie de ce monde, alors cela augmentera simplement notre ego. « Je suis leserviteur éternel de Krishna » : nous devons nous souvenir de Lui constammentet ne jamais L’oublier. Du matin au soir, chantez Son nom et engagez tout votreêtre à Son service, voici la vraie disposition du mental.13 Tout quitter pour le service de KrishnaEn Inde, les humains sont encouragés à suivre le varnashrama dharma, car tousne sont pas de même caractère et sont influencés par divers gunas. Chacundoit trouver sa place dans les Varnas comme dans les ashrams. En rejetant untel arrangement, on commet une faute en enfreignant l’ordre védique. Mais sion l’écarte pour le service de Krishna, ce sera parfait à tous égards.Dans la Gita, Krishna dit à Arjuna : « Accomplis ton devoir suivant tescompétences et ne fais pas celui d’un autre qui est d’une nature différente. »Ultimement, Il dit : « Sarva-dharmam parityaja (18.66) abandonne tout devoiret prend refuge exclusif de moi, car c’est ainsi que tu obtiendras ton bien-êtreéternel et que tu serviras l’humanité ». Bien qu’aucune faute ne soit commiseainsi, il faut bien remarquer les mots mat-krite, « pour moi », car manquer àson devoir de célibat ou de chef de famille parce que c’est trop contraignantest un péché. Un sadhu généralement est celui qui renonce à son foyer, mais siun homme marié n’arrive pas à maintenir femme et enfant, et part sur la routeen imitant les sadhus, alors il commet un grave péché. Par contre, un grihasthaqui sert Krishna fait bénéficier toute sa famille.
  12. 12. 14 FOI ET REFUGEL’important est d’avoir la foi, alors seulement homme, femme, enfant pourronten l’implorant, comprendre Dieu. Dhruva avait une foi inflexible que leSeigneur apparaîtrait et il eut cette miséricorde ; il n’était qu’un enfant et lecœur du Seigneur fondit en entendant son appel. Il ne connaissait pasd’hymnes védiques, mais en six mois de sévères austérités, le défavorable setransforma en favorable et il fut capable de voir la forme divine de Vishnu quitenait une conque, un disque, une masse et une fleur de lotus.Si vous cherchez l’obscurité, la lumière est absente, mais si elle arrive,comment la noirceur peut-elle rester ? Les deux ne peuvent existersimultanément. Personne ne peut empêcher que la nature éternelle de l’âmesoit la pure dévotion envers Dieu. La voie de l’abandon est infinie et Krishnadescendra suivant notre degré d’abandon, car Il est également infini.Krishna est le plus proche et le plus cher; tout ce que vous pensez, Il le voit enpremier et ensuite vous le voyez. Sans Sa grâce, vous ne verriez rien.15 S’adapter à l’environnement Nous restons paisibles si tout va bien en toutes circonstances. Nous nepouvons cependant pas adapter l’environnement à nous-mêmes, mais plutôtnous devons nous adapter. L’âme conditionnée subit le contrecoup de sesactes bons ou mauvais et il n’est donc pas très sage d’agir selon sa propreinitiative. On doit prier et dépendre de la grâce de guru, vaishnava, Nityanandaet Gauranga Mahaprabhu et ils feront ce qui est de plus bénéfique pour notrebien-être éternel, car Ils sont miséricordieux et tout-puissants. Moi-même enjoignant l’institution comme un ascète, j’ai prié mon Gurudev afin qu’il meprodigue ses conseils, et pour lui, saranagati, l’abandon, était la panacée àtout problème.
  13. 13. 16 Pendant la cérémonie du Guru pujaLors de ma première rencontre avec mon maître spirituel, je lui ai dit : « Jeressens de l’indifférence envers ce monde depuis déjà longtemps et je sais qu’iln’est pas éternel et tous, y compris ma famille, devront disparaître. Cela merend triste et m’incite au renoncement, mais d’un autre côté, j’ai beaucoup dedésirs et renoncer m’effraie. De plus, si j’échoue, tous mes amis se moquerontamplement de moi. Pouvez-vous me guider et me dire si je dois renoncer ounon ? » Avec grande affection, Gurudev me répondit : « Tu peux être enmanque de quelque chose, mais pas le Seigneur, Il est infini et Sa miséricorden’a pas de limite. »« Mais Gurudev, maintenant que je peux gagner de l’argent ne serait-il pasnormal de servir mon vieux père ? si je le quitte, n’encourrai-je pas le péché ? »Il me récita alors un verset de la Bhagavad-Gita : « sarva dharmamparityaja….18.66 , si tu viens ici en laissant toutes tes responsabilités, Krishnalui-même te délivrera de toutes fautes, ne doute pas et ne crains rien. Je peuxrajouter que ce sera un fier service rendu à ton père. »Sa réponse et son affection me convainquirent. « Mais comment devrai-jequitter la maison ? lui demandai-je. Si je prends mes couvertures, il s’enapercevra. »« - Tu as raison, ne prends que quelques vêtements. »Je retournai donc à la maison et m’apprêtai à partir avec un petit sac quandmon père s’enquit : « Où vas-tu avec tes habits ? »« Oh je vais voir un ami, il a quelque chose à m’apporter, ce sera tout bénéficepour nous. » Ainsi mon père me permit-il de partir sans avoir compris que seulle sadhu est d’un vrai bénéfice. Après avoir joint la math, je vis que le jourd’apparition de Gurudev, tous offraient leur adoration et Gurudev faisait ausside même avec son guru Srila Bhaktisiddhanta Prabhupada qui avait de sontemps ébranlé le monde entier. Tous deux n’étaient pas des êtres ordinaires.Notre Gurudev servait le Seigneur 24 heures par jour et avait un caractère
  14. 14. idéal, il a même réussi à adoucir un dur à cuire comme moi. Savez-vouspourquoi Gurudev a fait de moi un acarya ?Il pensa : « Il a tellement de fautes, il ne peut être sauvé que s’il sert lesvaisnavas, s’il devient l’acarya, il devra prendre soin de tous les dévots. »Acarya chez nous ne veut pas dire que l’on devient le maître, une personne quetous doivent adorer, mais plutôt le serviteur des serviteurs de Gurudev, sinonc’est la porte ouverte à l’enfer.Aujourd’hui, c’est le jour d’apparition de Sri Ramacandra et je vais parler d’unde Ses divertissements. Après qu’Il soit revenu de son exil, Il fut couronné engrande pompe roi d’Ayodya. Avant de prendre leur repas, Il envoyaitLakshmana afin de voir s’il n’y avait pas quelqu’un affamé à leur porte. Un jourqu’il avait fait cela, Ramacandra lui demanda de réessayer, Lakshmana cettefois-ci ne vit personne sauf un chien qui avait l’air très malheureux. Ramas’approcha du chien et lui demanda la cause de son malheur. « Un brahmanam’a frappé avec son bâton » répondit-il. Rama alla voir ce brahmana et s’enquitdu pourquoi. « Oh ! ce chien était allongé sur mon chemin sans bouger, j’aidonc dû le frapper. »Il y avait certes une faute de comportement, mais quepeut-on dire à un prêtre ? Rama s’adressa alors au chien : « Que veux-tu que jefasse ? »« Mon Seigneur, faites qu’il devienne un président de temple » En entendant cela, Rama sourit et s’enquit du bien-fondé de cette requête. Lechien expliqua qu’il avait été un président de temple sa vie passée et que dû ades erreurs, il avait revêtu cette forme et recevait maintenant tous les coups dumonde. Donc si lui aussi est président, il deviendra un chien et se fera battre àson tour. Il y a donc grand danger à se voir responsable d’un ashram. Mais mon Gurudevpouvait exécuter des tâches considérées comme impossibles avec la plusgrande facilité, comme acquérir la maison de naissance de SrilaBhaktisiddhanta à Puri. Il se rendit chez le gouverneur de l’Orissa, mais celui-cis’apprêtait à partir en voiture. Pourtant, simplement en le voyant, legouverneur s’arrêta, sortit et offrit ses hommages en s’enquérant de sa venueet en discutant de ce point. Il était si attirant.
  15. 15. Je suis moi-même bardé de mauvais penchants et pour me délivrer, il me plaçaau milieu des vaishnavas pour qu’ils m’empêchent de tomber. Et maintenant,je vais à l’étranger, pourtant je ne suis pas émancipé, comment vais-je aider lesautres ? Ici en Inde, il y a des lieux saints, Vrindavana , Mayapura et aussi lesvaishnavas pour ma survie. Srila Bhakti promode Puri Maharaj dans sa bontém’écrivit une lettre où il me demande d’aller prêcher hors de l’Inde et si jen’obéis pas je commettrais certes une offense. Et si je chute en pensant àquelque chose d’autre que le Seigneur, alors qu’arrivera-t-il ? N’aie crainterépondit il, c’est notre responsabilité, va. Suivant l’ordre des Vaishnavas, je suisparti prêcher ailleurs. 17 Souvenir des vaishnavas. Le Chaitanya Caritamrita explique que par le souvenir de guru et vaishnavas,tous les obstacles sur la voie de la pure dévotion seront écartés. Ce sontégalement les paroles transcendantales de Narottama das thakur dans seschants. Il est un compagnon de Sri Caitanya et nous montre l’exemple « sriguru vaishnave rati na hoilo amar » : « Je suis des plus déchus, je n’ai pas foien eux, comment obtiendrai-je de servir mon Seigneur ? » Krishna accorde Sonservice par l’intermédiaire de Son pur dévot ; peut-on voir le soleil sans l’aidede sa lumière ? Srila Narottama dit aussi : « Sans adorer Radha, le culte àKrishna ne mènera nulle part. » Soleil veut dire chaleur et lumière et enKrishna se trouve incluse son expansion Srimati Radhika.Si je n’ai pas foi en guru et vaishnava, je reste infortuné, prisonnier de maya etprivé du fait de ressentir ne serait-ce que du respect pour eux, ma situation estalors irrattrapable.18 La vérité spirituelle ne peut se percevoir qu’à travers les oreillesSi on voit où est le bénéfice, on participe. Personne, par exemple, n’a besoind’apprendre qu’il faut gagner de l’argent, que ce soit à Singapour ou à NewYork, on sait que pour vivre, il faut de l’argent.
  16. 16. Quel intérêt y a-t-il donc à fréquenter le temple et entendre de la bouche desdévots, les gloires de Dieu ? 8 millions d’espèces doivent être traversées avantd’atteindre la forme humaine, elle est donc rare et précieuse. Nous ne devonspas la gâcher, car aucune autre espèce ne pratique le chant des saints noms,même parmi les Deva du ciel.Comment allez-vous comprendre qui est Krishna ? Ce n’est qu’à travers lesoreilles et non les yeux que l’on pourra voir la vraie forme du Seigneur et dessadhus. En réalisant pourquoi il faut L’adorer, alors on prendra le temps d’allerau temple. Maharaj Parikshit écouta Sukadeva Gosvami pendant sept jourscontinuellement, sans manger, ni boire, ni dormir, et il atteignit le but ultimede l’existence. Mais nous n’avons pas le temps d’écouter, sauf lorsqu’il s’agitd’acquérir quelques nouvelles technologies. Néanmoins, cette opportunité enor qu’est la forme humaine peut être perdue à n’importe quel moment.Le roi Bharatha ayant rejeté son royaume, s’en alla dans la forêt, absorbé dansla méditation. Mais par inadvertance, il s’attacha à une biche, tant et si bienqu’il pensa à elle à l’instant de la mort et devint une biche dans sa vie suivante.Anta kale ca mam eva smaran muktva kalevaram : Tu atteins ce à quoi tupenses au moment de la mort.19 L’ardeur de voir le SeigneurUn homme était employé dans un bureau, et ce matin-là il devait se rendreplus tôt à son travail. Il demanda donc à sa femme qu’elle lui prépare à l’avanceson petit déjeuner. Ils avaient deux enfants et l’épouse avant de commencer,mit le bébé à dormir. Mais à chaque fois qu’elle partait dans la cuisine, le bébépleurait. Elle demanda donc à sa fille de sept ans d’aller lui chercher un jouetbien rutilant et produisant des jolis sons et grâce à cela, l’enfant effectivementjoua pendant un bon moment, puis il ressentit la faim qui le tenaillait et se mità pleurer. Elle ne céda pas et l’enfant se remit à jouer, mais très vite la faim lepoussa à hurler et à gesticuler en tous sens. La mère ne put tolérer pluslongtemps et accourut l’embrasser et lui donner à téter.De la même façon, le Seigneur nous donne des jouets, le jouet de l’épouse oudu mari et de l’enfant, une belle maison, radio, vidéo, ordinateur. Krishna
  17. 17. pense : ils sont occupés par tous ces jouets, Je n’ai pas à me soucier, pendantce temps Je me réjouis dans Mon royaume transcendant. De toute façon, ils neveulent pas cela, ils préfèrent ceci : allez ! prenez cet ordinateur (de poche enplus), allez une vidéo, prenez, prenez !Par le réveil du soi, un être veut cette douce affection qui l’unit au Seigneur et ilimplore : « Rien n’apporte la joie réelle en ce monde, tout est temporaire, jesuis comme dans un brûlot stupide, je t’ai oublié, s’Il te plait viens, viens ! »Mais Krishna ne vient pas : « Je suis engagé dans mes divertissements ».Pendant quelques années, l’homme se replonge dans les affaires de famille etoublie, mais le temps passe et il se remet à pleurer. « Où es-tu, où es-tu ? »Mais Krishna ne bouge toujours pas. Ultimement, il hurle : « Je ne veux pasd’une maison, je ne veux rien du tout, personne ne m’appartient, Tu es à moi,mon bien-aimé, viens, viens ! » Une vague de perturbation d’une grandeintensité doit secouer le cœur et là Krishna dit « oh ! » et apparaît. Encompagnie des suddha-bhaktas qui pleurent pour Krishna, la nature profondede l’âme sera réveillée. L’amour de Dieu existe de toute éternité en nous, maisil est recouvert par l’illusion et nous sommes devenu antagonistes, et endiverses espèces nos esprits se sont emglués en maints désirs abjects.20 Pratiquer votre dévotion sans hostilité envers quiconqueSuniti dit à son fils Dhruva : « Ne blâme personne pour tes propres afflictions,nous souffrons maintenant les choses similaires que nous avons infligées auxautres. Tu ne connais pas ton histoire passée, des milliers de naissances sanssouvenirs, mais Krishna Lui se les rappelle. Tu as dû agir de même pour que celate revienne par l’intermédiaire de ta belle-mère, elle n’en est pas la cause. Si tune peux le tolérer, mais désires la vengeance, tu encourras le péché, quientraînera à son tour une suite de souffrance. En endurant cette situation, toutse terminera très rapidement, alors qu’en maintenant une quelconque hostilitédans ton bhajan, tu n’obtiendras aucune réalisation. Si tu veux Dieu, tu doisbrûler cet esprit obtus et alors seulement le succès sera assuré. »
  18. 18. Dhruva, pénétré de cette tolérance, se dévoua entièrement, mais tout engardant le désir d’acquérir un royaume plus grand que son père. Tout enchantant les saints noms, il vit un lion dans la jungle ; pensant que c’était Hari, ilalla l’embrasser et le lion ne fit rien, la même chose se produisit avec unpython. Si Dieu protège quelqu’un, rien ne peut lui arriver. En remarquantcette détermination de l’enfant, Krishna , compatissant, envoya Son pur dévotNarada muni. Il peut apparaître soit Lui-même, soit dépêcher un de Sescompagnons personnels. Lorsque Narada vit l’enfant tout faible et maigrelet,prononcer incessamment le nom de Hari, il en fut stupéfait. « Pourquoi es-tuvenu ici ? ne sais-tu pas que de nombreuses bêtes féroces habitent la forêt etqu’ils vont sûrement te dévorer ? Pourquoi ne retournes-tu pas chez toi servirtes parents et ton royaume et plus tard te marier ? Non, répondit Dhruva,d’abord je trouve le Seigneur, ensuite je reviens, sinon je préfère mourir ici,après tout, mourir plus tôt ou plus tard, ça ne change pas grand-chose. Peux-tum’aider à découvrir Dieu ? » Narada, comblé, lui enseigna la voie à suivre. C’estgrâce au chant des saints noms que le Seigneur, satisfait, envoie Sonreprésentant.On doit donc accomplir Hari bhajan avec une dévotion exclusive et toutescirconstances qui paraissent antagonistes s’effaceront naturellement sansmême le demander. Il n’y a besoin de blâmer personne, ni proche ni inconnu eton ne sera plus dérangé. Dhruva pratiqua des austérités si sévères en retenantsa respiration, que l’univers entier commença à suffoquer. Les Devas, avec àleur tête Brahma, s’en allèrent voir Vishnou afin de régler ce problème et enréponse, Vishnou apparut dans le cœur de l’enfant, puis devant lui. Dhruva, enadmirant le Seigneur, pleura d’extase et voulut offrir des prières, mais il n’avaitque cinq ans, comment le pouvait-il ? Vishnou alors le toucha de Sa conque ettout lui fut révélé, ses prières étaient maintenant si profondes que mêmelesgrands sages avaient du mal à les comprendre et le Seigneur en fut trèssatisfait.21 Un vrai sadhu ne vous donnera pas de chose matérielle
  19. 19. Cette forme humaine s’avère précieuse et rare, plus encore est le fait d’obtenirla compagnie d’un sadhu. Le sadhu pratique ce qu’il prêche, tout son être estengagé dans le service de Radha-Krishna et il montre la voie par son exemple.Malheureusement, les gens du commun vont voir les saints ou se rendent autemple pour des bénéfices matériels. Ils veulent des richesses, un fils, uneépouse. Cependant, un vrai sadhu ne peut tricher et n’accordera pas sesbénédictions pour une chose temporaire que vous regretterez plus tard. Unsage authentique aime glorifier le Seigneur, mais pas comme un professionnel,qui veut être grassement payé avant de commencer son discours. On ne doitpas dépendre de l’argent, mais bien de Krishna, et si vous ne possédez pascette foi, à quoi bon accomplir votre bhajan ? Si vous prenez refuge du Soutiende l’univers, certes, Il vous protègera.22 En toutes circonstances, Dieu nous accorde Ses grâcesUn roi avait comme premier ministre, un grand dévot du Seigneur qui nesouhaitait que le bien-être de tous. Il rassurait les personnes de cettefaçon: « Ce que vous pouvez subir maintenant n’est que le fruit de vos actespassés et vous ne savez ce que sera demain, n’en soyez pas dérangés. Celaaurait pu être pire, mais par la grâce de Krishna, les conséquences s’en sonttrouvées grandement réduites, ainsi tout va pour le mieux et ne soyez pasdécouragés. »Une fois, le roi et le premier ministre allèrent chasser dans la forêt et tout àcoup, le roi vit un animal féroce. Tout excité, il décocha une flèche, mais parerreur elle trancha son pouce en partant. Le sang giclait et le roi hurlait enexprimant son désespoir : « Comment vais-je combattre maintenant que je n’ai
  20. 20. plus de pouce, pour un archer, c’est la fin ! ». Et le ministre de dire : « Ce quevous pouvez subir maintenant n’est que le fruit de vos actes passés, n’en soyezpas dérangés et vous ne savez pas ce que sera demain. Cela aurait pu être pire,mais par la grâce de Krishna, les conséquences s’en sont trouvées grandementréduites, tout va donc pour le mieux, n’en soyez pas découragé. » Le roi se mitgrandement en colère : « Comment ? Je me coupe le doigt, et tu dis que c’esttout bon, et si cela t’arrive et que je te dis la même chose, comment réagiras-tu ? »« Oh, c’est applicable à tous, Krishna prend soin de nous et une plus grandeperte a été évitée. » Le roi pensa : « Je vais donner une leçon à ce moraliste depacotille. » En continuant de marcher dans la forêt, il vit un puits recouvertd’herbe, il s’approcha avec son ministre et lorsqu’ils furent très proches, le roile poussa dedans. « Alors maintenant, tout ce qui est accompli par le Seigneurest pour ton bien ? »« Oh oui bien sûr, c’est Sa volonté, sinon tu n’aurais pas pu me pousser dans cepuits, tout est pour le mieux ! »Le roi, toujours en colère, répliqua : « Et bien où est ton Dieu ? Qu’Il vienne derechercher, moi je pars et tu n’as qu’à mourir ici, on verra bien s’Il te protège! »Dans cette jungle, il y avait des brigands qui, pour remercier la déesse Kali de saprotection, voulaient lui offrir un sacrifice humain. Ils tombèrent sur le roierrant et l’emmenèrent dans leur repère. Ils voulurent le laver afin qu’il soitdigne de Kali, et là ils virent qu’il avait un doigt coupé. Le prêtre leur dit : « Sison corps n’est pas intact, il ne peut être offert, car le résultat sera alors inverseà ce que nous désirons, relâchez-le ! »Le roi réalisa que s’il avait eu son doigt, il serait mort maintenant. Comprenantl’offense qu’il avait commise envers son ministre, il courut jusqu’au puits et vitqu’il chantait paisiblement les saints noms du Seigneur. En s’excusant de millefaçons, et en racontant son histoire, il le sortit de là. Mais le ministre luidit : « Vois-tu, la volonté de Dieu, si j’avais été avec toi, c’est moi qu’ils auraientsacrifié ! » On ne perçoit ni le passé, ni le futur, mais tout est le bienfait de Dieu. Envoyant Sa grâce en toutes circonstances, on sera proche de Lui, ne soyez pasdérangé par le karma, ne blâmez personne pour votre infortune, ce que l’onsème, on le récolte.
  21. 21. 23 Baratter de l’eau pour obtenir du beurreLes jivas sont les serviteurs de Sri Krishna, la cause de notre souffrance estl’oubli de notre relation avec Lui. Mais comment pouvons-nous nous souvenirde Celui qui est tout savoir, toute existence et toute joie, alors que le mondeest juste l’opposé ? Cette existence est l’ombre de Son énergie spirituelle.L’ombre d’un arbre n’a pas la substance de l’arbre, et lorsque nous devenonsantagonistes envers Krishna, nous ne voyons que l’ignorance, la temporalité etla tristesse. Brahma dit dans le SB 10.14.22 : « L’entière manifestation estpérissable, comme un rêve. » Dans un rêve, tout paraît vrai, mais quand nousnous réveillons, nous réalisons que tout était illusoire. De la même façon, cesrelations que nous avons créées et maintes situations auxquelles nous sommesconfrontés sont tels des rêves (ou des cauchemars). Brahma explique quel’intellect qui est voué aux progrès matériels se perd lui-même, bien que lesautres pensent qu’il est sage. Cette personne recherche le bonheur, mais il neconnaîtra que la souffrance, il court après un mirage, pensant que cette choseet celle-ci apporteront la satisfaction, mais tout s’avère l’opposé. Obtiendrons-nous du beurre si nous barattons de l’eau, même pendant des milliersd’années ? Ce monde est dénué de substance réelle, de vrai savoir et de joietangible.Ce n’est qu’avec du yaourt ou de la crème que l’on fait du beurre ; en adorantKrishna par Son saint nom, nous acquerrons tous les bénéfices, même dans cetâge sombre. Sri Chaitanya est venu pour nous enseigner : Harer nama, harer nama harer namaiva kevalam Kalau nasty eva nasty eva nasty eva gatir anyatha ( brihan-naradiya purana)Trois fois il est dit : « Harer nama », chantez les saints noms, pour bien fairecomprendre que c’est cela que l’on doit accomplir. Si quelqu’un veut laméditation, non : Harinam ! Le pranayama, non : Harinam ! Les oblations, non :Harinam ! Trois fois également il est dit : il n’y a pas d’autre moyen dans cetâge de kali.
  22. 22. 24 Le souvenir de guru, vaishnava, BhagavanSe souvenir de guru, vaishnava, Bhagavan, écarte tous les obstacles et combletous les désirs dévotionnels. Le problème est que l’âme conditionnée ne peutpar l’intellect ni se souvenir, ni chanter leurs gloires, ni même prier sans leurmiséricorde sans cause. Ils ne sont accessibles qu’aux âmes entièrementsoumises et non aux ignorants. On ne peut comprendre avec un esprit de défi,la réalisation étant proportionnelle au degré de soumission. Aucun sage nepeut prétendre que sa réalisation soit parfaite et complète, même Brahma dit :« Certains pensent tout savoir sur Vos gloires, mais en ce qui me concerne, jeles trouve inaccessibles ». Comment narrer les qualités de notre Guru-parampara quand on est une âme conditionnée, dotée d’un savoir limité etd’un abandon partiel ? Mais en dépit de notre insuffisance, si nous restonshumbles, ils pardonneront nos offenses et nous accepteront comme leursserviteurs. L’arrogance et la fierté rendent nos efforts futiles, Krishna ne nousregarde même pas. C’est l’ordre cependant de nos révérés maîtres de répéterce que nous avons entendu de guru et vaishnavas afin de purifier notre mentalet d’acquérir la dévotion envers Sri Krishna.25 Pourquoi le 11 et le 12e chant existent-ils ?Question : Vyasadeva écrivit les divertissements de Krishna dans le dixièmechant du Srimad-Bhagavatam. Quelle est donc la nécessité du 11 et du 12echant ?Vedavyasa muni n’a pas écrit inutilement ces deux derniers volumes, il racontales divertissements les plus intimes de Krishna et des gopis dans le 10e chant.Ce qui n’est pas évident à comprendre, car nous avons l’habitude d’imiter :« Krishna peut bien être Dieu et avoir 16108 épouses, pourquoi donc ne pas enavoir au moins deux ou trois ? Qu’Il soit tout puissant, certes, mais ne pouvons-nous en profiter cinq pour cent ? »
  23. 23. Vedavyasa muni nous a prévenus de ne pas aller directement au 10e chant.Nous devons étudier du premier au neuvième sous la direction d’un sadhuauthentique. À partir de là, nous deviendrons compétents pour comprendre lessubtilités du 10e chant. Sukadeva Goswami procéda par étape en décrivantl’histoire de Druva, de Prahlada et ainsi de suite. Dans le 11e chant MaharajNimi posa cette question : « Nous sommes des êtres enveloppés par l’énergieillusoire, quelle est donc la plus simple façon de nous extraire du cycle desmorts et des naissances ? »Prabhuda Muni répondit : « Tout le monde agit en ce monde pour effacer lessouffrances et obtenir le bonheur et si quelqu’un ne peut y arriver seul, il semarie et alors conjointement ils cherchent cette joie, mais l’inverse prédomine.Ils pensent donc qu’il leur manque un fils et ils le conçoivent, mais le problèmeaugmente. Puis, ils ont aussi une fille et ensuite trois, quatre, cinq enfants,ensemble ils recherchent les joies de la famille, mais les difficultés s’accroissentde plus belle. C’est le dilemme de l’imitation. »Krishna a divers échanges d’affections, que ce soit de maître à serviteur, d’amià ami, d’enfant à parent ou un échange conjugal et même dans le rapport horsmariage avec les gopis. Bien que ce dernier soit décrit comme la plus hauteexpression d’amour, cela devient une des choses les plus détestables de cemonde. Toutes sortes de relations existent ici-bas, mais Il est le maître et nousne le sommes pas. Autant nous l’imiterons, autant nous souffrirons, c’estpourquoi, dans ce 11e chant, l’auteur nous prévient une dernière fois.26 LES QUALITES INHERENTES D’UN SADHULa qualité essentielle d’un sadhu est de posséder une dévotion exclusive pourKrishna et par là même de servir l’humanité. Si vous versez de l’eau sur laracine, tout l’arbre en profite, si vous alimentez l’estomac, tout le corps estnourri, en servant Krishna, vous servez tout le monde. Devenir végétarien ne
  24. 24. suffit pas pour développer son amour de Dieu, les chèvres aussi le sont. Il fautdésirer cet amour du plus profond de son cœur, d’une manière unique, sansmême adorer les Devas, autrement, nous chanterons Son Nom, et nousobtiendrons quelque chose de différent. Les Devas sont en fait très satisfaits dela dévotion du pur bhakta.Les sadhus ne peuvent exister sans parler et entendre à propos de Krishna,comme un poisson ne peut vivre hors de l’eau. Mais ils n’ont pas besoin de lefaire d’une façon lucrative, ils savent qu’ils sont protégés et que rien ne peutleur arriver, ainsi demeurent-ils calmes et sereins.27 Les qualités apparentes du sadhuLes sadhus possèdent une tolérance naturelle, faite de pardon et debienveillance, car ils n’ont aucun autre désir que de plaire à Krishna.Lorsqu’existe par contre une aspiration différente et qu’elle est obstruée,immédiatement on se met en colère. Eux servent sans vouloir d’argent, nireconnaissance, ni honneur, aussi, ne se fâchent-ils jamais. Personne ne peutles contrarier, du fait de la compassion qu’ils éprouvent pour tous les jivassouffrant en ce monde. Les êtres ont tous une relation avec Krishna, étant filset filles du même père, pourquoi donc nous affliger? C’est que nous ne prenonspas refuge en Lui, et pour cette raison les purs bhaktas vont d’un endroit à unautre pour nous aider à nous faire réaliser que ce monde ressemble à unmirage dans le désert.Les sadhus sont chers à Krishna, parce qu’ils ne chérissent aucune notiond’amis ou d’ennemis, ayant compris que toutes les âmes émanent de Lui. Ilsvoient en leur mental leur propre ennemi, tous les autres servant Krishna d’unemanière positive ou négative. Hiranyakashipu servait négativement et Prahladafavorablement, mais les sadhus se sentent infortunés, car ils pensent qu’ilsn’offrent aucun service. Ils ne sont pas envieux, ils sont calmes et sereins,n’ayant pour désirs que ceux de Krishna, ils suivent les Écritures saintes et sontsimples de cœur, sans duplicité aucune.
  25. 25. 28 Joies et peines sont des rêvesNous sommes forcés de tolérer des maux qui n’ont pas de remèdes. Celui quinaît, meurt, et celui qui meurt reprend naissance. Krishna nous demande de nepas nous lamenter devant l’inévitable. Lorsque le karma s’arrête pour cette vie,nous devons mourir, que ce soit par maladie, accident ou autre. Les jivas necontrôlent pas leur destinée, ils vont et viennent par la volonté de Krishna,mais par ignorance, ils s’attachent à d’autres jivas et en souffrent. L’énergieillusoire les enveloppe et leur cause ces calamités. Ce corps n’est pas moi etpersonne ne nous appartient, nous sommes plutôt à Krishna et Il est à nous. Lefaux ego de l’intérêt séparé nous a précipités dans la prison de ce monde etnous endurons maintenant les punitions de l’oubli de cette relation éternelle.Néanmoins, cette souffrance s’apparente à un rêve, un être réalisé lui sesouvient constamment de Krishna et il vit hors de ce rêve. Le flot continu desdevoirs secondaires ne se terminera jamais et nous demeurerons frustrés sinous voulons les accomplir sans adorer Krishna en premier.29 Dieu est apparu dans Son NomToutes les puissances sont investies en Son nom afin de délivrer les âmesdéchues du kali-yuga. Il nous faut écouter les instructions de ChaitanyaMahaprabhu, l’avatar de Krishna, sur les gloires de ce saint nom qui nous aide àdévelopper l’amour de Dieu. A la différence des autres âges, trois sortes dedharmas, de vertus, ont disparu : l’austérité, la propreté et la compassion. Il nereste plus que la véracité, ce qui veut dire le saint nom, et c’est ainsi queKrishna a béni les êtres de ce kali-yuga en leur donnant la plus simple despratiques.

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