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Tourisme durable : Double Sens se démarque du greenwashing | Capital Magazine

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Capital Magazine explique les enjeux du tourisme durable & classe
Double Sens parmi les bons élèves.

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Tourisme durable : Double Sens se démarque du greenwashing | Capital Magazine

  1. 1. CAPITAL HORS SERIE Date : AVRIL/MAI 18Pays : France P�riodicit� : Parution Irr�guli�re Journaliste : Fr�d�ric Brillet Page 1/2 VOYAGEURS 2694704500508Tous droits r�serv�s � l'�diteur SP�CIAL �COLOGIE SE DEPLACER SANS POLLUER TOURISMEDURABLE: ATTENTION AUX Les adeptes du tourisme responsadle doivent apprendre � s�parer le bon grain de l'ivraie. La faute augreenwashingqui perdure dans e secteur. ous avez la fibre en- vironncmcntalistc ? �a tombe bien, un voyagiste mauri- den organise des �vacances d'�co- tourisme�dans�unparcprot�g�o� �cerfsdeJava,biches, singesetsan- glieis �voluent en libell�. On seiait pr�t�signerlesyeuxferm�spourd�- couvrir ce paradis des amoureux de lanaturesi,qu�lqueslignesplusloin, lesactivit�ssugg�r�es(chasse�laca- rabine, randonn�e en quad et en 4X4...) ne venaient semer le doute. Le sort des plus d�munisvousinter- pelle? Au N�pal ou au Cambodge, des agences sp�cialis�es sur le �vo- lontourisme� ou le tourisme huma- nitaiie vous proposent de tiavaillei b�n�volement aupr�s des enfants abandonn�s ou orphelins plac�s dans des institutions, ou de leui rendre visite. Saufqu'en r�alit�, ces petits pensionnaires ont bien sou- vent une famille qui les y a envoy�s contre la promesse d'une meilleure �ducation. Ils selvent en fait � tirer aux Occidentaux dcs larmes ct dcs dollars, dont leurs parents et eux- m�mes voient rarement la couleur. Pollution, p�nurie d'eau, des- truction d'�cosyst�mes fragiles, constructions anarchiques, embou- teillages, suifi�quentation et d�gia- dations de sites, d�culturation des populations locales... De Venise noy�eparlescroisi�ristesd�barqu�s de paquebots g�ants aux bassins de PamukkaleenTurquie ass�ch�spar les pr�l�vements des h�tels avoisi- nants, la liste est longue des m�faits caus�sparletourisme. Heureusement, depuisqu�lquesan- n�es �merge un tourisme respon- sable,durable,solidaiie,paiticipatif, �quitable. Selon l'association Agir pouruntourisme responsable (ATR), qui d�ceine le label du m�me nom, �ils'agitdclimiterlesaspectsn�gatifs et de maximiser les retomb�es posi- tives pourlepays d'accueil et sesha- bitants�. Peu ouprou, tous lestour- op�rateurs et offices du tourisme s'emparentdu sujet qui d�borde lar- gementlecercledesconsommateurs militants:en2016, dansuneenqu�te r�alis�e aupr�s des clients de voya- gistesmembresdel'AiR,59%desr�- pondants consid�raient que les pro- fessionnels devaient int�grer cette dimension � leur offre. Affirmant une qu�te de sens, le consommateur en- tendvivredesexp�iiencesetdeslen- contres authentiques, en commu- nion avec la nature, quand il ne manifestepassasolidaireavecleslo- caux en allant jusqu'� vivre parmi eux.�Nousouvronslaporte�untou- risme participatif, pour une exp�- rience qui anime celui qui explore
  2. 2. CAPITAL HORS SERIE Date : AVRIL/MAI 18Pays : France P�riodicit� : Parution Irr�guli�re Journaliste : Fr�d�ric Brillet Page 2/2 VOYAGEURS 2694704500508Tous droits r�serv�s � l'�diteur commeceluiquiaccueille�,explique ainsi Aurelien Scux, fondateur du voyagisteDoubleSens. Cet engouement pour le tou- risme durablesetraduitenchiffres op�rant sur quinze destinations, sa soci�t� a multipli� pai deux son chiffre d'affaires entre 2015 et 2017 pour atteindre 2 millions d'euros, �soit I DOOvoyageurspourunpanier moyende2000euros�. Lesg�n�ra- listes labellis�s ne sontpas enieste le groupe Voyageurs du monde (+8,5% � 152,9 millions d'euros de CA sur le premier semestre 2017) s'est engag� depuis le d�but de l'an- n�e � compenser int�gialement (et nonplusseulement�20%) les �mis- sionscarboneg�n�r�esparsespres- tations a�riennes et terrestres. ��a repr�sente 1,2milliond'eurospai an. Nous n'en faisons pas un argu- ment marketing pour attirer des clients, ma�s esp�rons que d'autres professionnelsvontnoussuivie�,af- firme I lonel Habasque, directeur g�n�ral d�l�gu� du groupe. L'enfer �tant pav� debonnesm tentions et les choses plus compli- qu�es qu'il n'y para�t, des pratiques aprioripositives peuvent cependant se r�v�ler contre-productives. Ainsi, le classement d'Angkor au Patrimoine mondial de l'Unesco a suscit� un effet de curiosit� peut- �tre aussi dommageable que l'oubli dans lequel ce site �tait tombe jusquedanslesann�es1980:l'afflux devisiteurs (5millions en2017) ci�e aujourd'hui dcs nuisances (pollu- tion, d�gradation des temples...) quele Cambodgepeine � surmon- ter. De m�me, le saupoudrage des �colodges, quand bien m�me ils sont en bois ct ne d�passent pas la canop�e, peut faiie davantage de d�g�ts qu'un gros club devacances en dur qui va circonscrire son im- pact a une petite portion du littoral Inversement, ces clubs hors-sol qui fonctionnent en cilcuit feim� et o� tout est import� ne profitent gu�re aux commercants loeaux... Autre contradiction� surmonter en Afrique, la protection de l'environ- nement dans les parcs nationaux pouryattirer des touristes occiden- taux am�ne � interdire aux autoch- tones d�munis d'y chasser, cultiver, voire � les en expulser. Des experts font m�me valoii qu'il est simpliste d'opposertourisme de masse et du- rable. �Il est des sites o� un visiteur paran, c'estd�j�trop, etd'autres qui peuvent en supporter 1000 parjour sans inconv�nient, lout d�pend de la mani�re dont on g�re les flux et des caract�ristiques despopulations autochtones- sont-elles isol�es? Pr�par�es ou pas � l'accueil?�, remarqueJulienliuot, d'A�R Contestables, les pratiques de �gieenvvashing� ou du �social- washmg� (on badigeonne d'un ver- nis environnemental ou social une prestation qui ne l'est gu�re) per- durent sur Internet. En Europe, les autorit�s interviennent pour emp�- chci ces d�rives. La France a ainsi vot� une loi en 2014 qui d�finit les principesdutourisme�quitable et solidaire(rencontreaveclespopula- tions,recoursma)oritaire�despres- tations locales pour maximiser les letomb�es �conomiques, applica- tion des principes du commerce �quitable, notammentenmati�re de r�mun�ration des prestataires lo- caux, contribution au d�veloppe- ment local pai le financement de projets...). Il �tait temps : de plus en plusdetouristesrefusentd�sormais d'�tre �l'idiot duvoyage� point� par lesociologueDidierUrbain... Q Fr�d�ric Brillet

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